AccueilMondeL'hiver, la nouvelle arme des Russes contre les Ukrainiens

L’hiver, la nouvelle arme des Russes contre les Ukrainiens

Les Russes font en sorte que l’hiver devienne en fait une arme contre les Ukrainiens. Cela se constate en banlieue de Kiev, à Butcha, véritable théâtre des bombardements au tout début de la guerre, ville éventrée aujourd’hui. Les gens ont tout perdu, la détresse se lit sur les visages, et surtout l’incertitude des mois à venir au moment où sous la neige, les températures sont déjà négatives.

Certains ont la « chance » de pouvoir se chauffer tant bien que mal avec un poêle , mais pour d’autres, c’est une vie en communauté, dans des préfabriqués où les coupures d’électricité et d’eau interviennent souvent. Des conditions impossibles à vivre.

Les gens envisagent de quitter temporairement le pays, à la fois pour faire des économies d’énergie pour ceux qui sont obligés de rester ici, mais également pour ne pas faire face à des journées entières plongées dans le noir et le froid, pour une durée indéterminée.

Les attaques systématiques et répétées de la Russie contre les infrastructures énergétiques et de chauffage entraînent des coupures de courant régulières dans certaines des plus grandes villes du pays depuis plusieurs semaines. Pour les Ukrainiens, la Russie essaie de compenser ses pertes sur le champ de bataille.

Sur le terrain militaire, depuis des semaines, il semblerait que la stratégie russe n’est plus de gagner davantage de territoire mais simplement s’accrocher à ce qu’elle a. Elle a du mal à réaliser de nouvelles avancées territoriales. Les troupes russes se sont retirées de zones clés à l’Est et au Sud, et plus récemment de la ville de Kherson. Une ville libérée, mais pas encore tout à fait à l’abri.

Les appels à quitter Kherson, par exemple, ce n’est pas seulement parce que l’hiver est là, mais aussi parce que les Ukrainiens rendent leurs feux aux Russes depuis les abords de la ville.

Les autorités ukrainiennes ont dénoncé des « déportations ». Selon les témoignages, il ne s’agit pas de déportations au sens strict. Selon les habitants, ceux qui sont partis n’ont pas été directement forcés de monter dans des bus en direction de la Russie. Mais un travail de sape – la propagande russe – les a convaincus qu’il fallait fuir côté Russie, selon un reportage de RFI.

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