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Le Sénégal pourrait payer très cher sa bravade au Conseil de sécurité de l’ONU, quand il a porté à bout de bras et fait voter la résolution 2334 interdisant à Israël d’étendre les colonies sur les terres palestiniennes. Un texte qui d’ailleurs n’a eu aucun effet puisque l’Etat hébreu a continué à coloniser de plus belle, notamment depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Et même pire : Le Parlement israélien vient de voter une loi qui autorise la confiscation des terres palestiniennes, un seuil jamais franchi. Mais voilà, tout ça n’a pas calmé la colère de Mark Meadows, membre du congrès des États-Unis, qui a soumis à la chambre un projet de loi pour priver le Sénégal de l’aide au développement, pour au moins deux ans.

Dans son texte, déposé le 1er février et dont le site Dakaractu s’est fait l’écho, l’élu américain tente d’éloigner les critiques en avançant qu’il est motivé par le simple fait de donner cette aide à  d’autres nations africaines, notamment le Rwanda et l’Ouganda, dont les orientations et intérêts sont plus proches de ceux des citoyens américains. Mais la presse sénégalaise voit les choses autrement : Meadows, réputé fervent défenseur d’Israël, veut faire mordre la poussière à Dakar pour avoir mis l’Etat hébreu au banc des accusés.

Pour rappel, la résolution, adoptée le 23 décembre 2016, “exige de nouveau d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est”. Ce qui bien entendu n’a pas été fait, au contraire. Pour ce qui est des liens entre Israël et le Sénégal, les choses sont au point mort depuis cet incident. Le Premier ministre israélien avait très mal pris le vote à l’ONU en rappelant immédiatement son ambassadeur à Dakar et en décrétant la suspension de l’aide accordée au Sénégal…

Si le congrès des Etats-Unis vote le texte de Mark Meadows, ce sera rude pour le pays de la “teranga” (hospitalité). En effet entre 2010 et 2015, Washington a injecté 540 millions de dollars au Sénégal, dans le cadre du Millennium Challenge Corporation, un dispositif mis en place pour lutter contre la pauvreté avec le levier de la croissance économique. Le pays avait séduit l’administration américaine en répondant aux trois critères fixés : La bonne gouvernance, un climat d’affaires qui booste l’entrepreneuriat privé et des promesses fermes de l’État pour des investissements importants dans le domaine social. Les engagements du président Macky Sall dans ce sens ont de nouveau convaincu en décembre 2015, l’aide avait donc été renouvelée pour cinq ans. Reste à savoir si l’élu américain parviendra à la torpiller…

Mark Meadows continue d’affuter ses armes en arguant que la dette américaine explose et qu’il est urgent pour le pays de réviser à la baisse le volume de l’aide étrangère. Pour le moment ce texte a été retoqué et est retourné à la case commission des Affaires étrangères, pour une présentation prochainement devant le Sénat et la Chambre des représentants des États-Unis, pour un vote lors d’un congrès. D’ici là on peut être sûr que les lobbies juifs, très actifs et influents dans les couloirs des deux chambres, et ailleurs, feront feu de tout bois pour faire regretter au Sénégal sa croisade à l’ONU….

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Comme il y a des sommets France-Afrique, Turquie-Afrique, Chine-Afrique, USA-Afrique, il y a également un sommet Japon-Afrique. Cet événement aura lieu pour la première fois sur le continent africain, à Nairobi, au Kenya, du 27 au 28 août 2016. Beaucoup ne le savent pas, car les Nippons, discrets de nature, ne le crient pas sur tous les toits, mais ‘le pays du soleil levant’ est un solide partenaire de l’Afrique. En effet il a à son actif des actions tangibles dans le sens de l’aide au développement, et ne se limite pas aux traditionnels échanges commerciaux lesquels le plus souvent ne sont qu’un pillage des matières premières du continent, qui d’ailleurs reviennent en Afrique sous forme de produits finis vendus aux populations locales à prix d’or. Une catastrophe pour les balances commerciales locales car elle dévore les devises étrangères. Le Japon lui est resté fidèle, ces vingt dernières années, à son crédo de vrai partenariat gagnant-gagnant, et le niveau de ses financements en direction de l’Afrique est resté stable au fil des années, malgré tous les soubresauts économiques qu’a connus Tokyo.

Cette philosophie est née de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), dont le premier rendez-vous a été organisé en 1993. Les choses ont tellement évolué depuis que l’Afrique pèse présentement 28% du soutien financier non remboursable, 15% de la coopération technique et 4% des prêts concessionnels accordés par le Japon. Par ailleurs 800 parmi les 2 500 volontaires japonais qui s’activent dans le monde sont en Afrique.

Le Japon, un ami de l’Afrique qui lui veut du bien

En 23 ans d’existence, la TICAD a mené des actions notables pour doper la croissance sur le continent africain. Elle a réussi à coaliser les partenaires au développement pour hausser le niveau de la connectivité interurbaine et transfrontalière pour doper l’intégration régionale. On peut citer des actions telles que l’installation de réseaux sous-régionaux d’énergie. Exemples : La mise en place d’une centrale géothermique au Kenya et un projet de ligne de transmission en Tanzanie. Par ailleurs l’Agence de coopération internationale du Japon (JICA), la Banque africaine de développement (BAD) et d’autres institutions ont subventionné conjointement l’implantation de corridors de développement et de « postes frontières à guichet unique (PFGU) » pour faciliter les procédures de transit au niveau des frontières.

On peut également évoquer les initiatives nippones dans le sens d’une amélioration de la productivité agricole, notamment pour le riz, une denrée très prisée sur le continent, surtout en Afrique subsaharienne. La Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD), qui a vu le jour en 2008, s’est donnée pour objectif de multiplier par deux la production de riz en Afrique d’ici 2018. Les résultats sont déjà là puisque de 14 millions de tonnes de riz produits sur le continent auparavant on est passé à 25 millions de tonnes en 2014, soit une hausse de 74 %. L’objectif pour 2018 est donc à portée de main. Une aubaine pour les pays africains quand on sait ce que pèse le riz dans le volume des importations.

A l’occasion de la cinquième TICAD, en 2013, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, avait déclaré que l’Afrique serait le moteur de la croissance mondiale de ce XXIe siècle. Il n’avait pas tort puisque le continent, en dépit des tempêtes économiques mondiales, affiche un taux de croissance de 3,7 %, un chiffre bien supérieur à la moyenne mondiale. On parle même de 4,5 % en 2017, ce qui fait de l’Afrique le deuxième continent où la croissance est la plus forte, après l’Asie. Le Japon, à n’en pas douter, continuera de prendre toute sa part dans les efforts de développement du continent. Les autres partenaires de l’Afrique – suivez mon regard – devraient en prendre de la graine, au lieu de ne voir en l’Afrique qu’un énorme marché où on achète et vend à tour de bras…

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