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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le ministre des Domaines de l’État et des affaires faoncières, Mabrouk Korchid, a déclaré que l’application de la loi et le travail sont les seules et les meilleures solutions permettant de relancer la machine économique.

Il a, en outre, affirmé que la lutte contre la corruption, la numérisation de l’administration tunisienne, le développement figurent parmi les grandes priorités de son département. Interview :

  1. Que pensez-vous de la situation économique du pays ?

A l’heure actuelle, il n’est pas possible d’établir un diagnostic concernant la situation économique du pays. Nous avons encore des choses à faire et nous avons aussi besoin d’un processus complet pour faire l’évaluation.

C’est vrai que la finance publique est fatiguée, la masse salariale est énorme, les exportations et les importations, surtout avec la Libye, sont devenues faibles, vu la situation de ce pays, mais nous continuons à travailler d’arrache-pied et à fournir tous les efforts nécessaires afin de sauver la Tunisie. Malgré ces contraintes, il y a des indices très positifs et c’est la preuve que nous sommes sur le bon chemin de la reprise.

Je suis certain qu’avec les moyens que nous possédons aujourd’hui, nous allons réaliser une croissance économique à court terme. Je tiens à signaler que la reprise est fortement tributaire de la volonté commune de toutes les parties prenantes, à savoir le gouvernement, les citoyens, la société civile, les partis, les organisations….

Je considère également que l’administration tunisienne est appelée à intégrer le processus de collaboration commune. Nous sommes capables de réussir un bon résultat économique.

  1. L’heure est à la fermeté, du moins dans les déclarations. C’est le cas avec les protestataires de la CPG, avec les enseignants du secondaire… La fermeté et l’application de la loi, est-ce, selon vous, un début de solution aux ennuis de la Tunisie ?

Je suis convaincu que les deux solutions pour sortir de l’ornière sont le travail et l’application de la loi.

  1. Soit la Tunisie, soit la corruption ?

Le gouvernement d’union nationale avait lancé sa guerre contre la corruption et poursuivra ce combat de longue haleine. En ce qui concerne mon département, je viens récemment de suspendre quatre hauts responsables de leurs activités pour des suspicions de corruption signalées au sein du ministère et dans des bureaux régionaux. Ils ont été traduits devant le conseil de discipline. J’ai transféré des dossiers de corruption à la justice. Il y a des avancements           dans ce dossier, mais je préfère travailler en silence. Malgré ça, je félicite l’administration qui a réitéré son engagement d’avancer, toutefois  je reproche à certains fonctionnaires de ne pas vouloir avancer.

  1. Quels sont les nouveaux projets lancés par votre département ?

Le ministère des Domaines de l’État et des Affaires Foncières est une grande institution axée sur le développement et l’accélération du rythme de la croissance. Depuis que j’ai pris mes fonctions à la tête de ce grand département, nous avons réduit les délais de l’enregistrement foncier de 65 à 10 jours.

Nous avons, en outre, récupéré plusieurs terrains domaniaux dans de nombreuses régions de la République. Notre objectif est de remettre ces terres à la moyenne et faible classe sociale ainsi que soutenir les hommes d’affaires opérant dans le secteur des investissements agricoles, et c’est très important pour notre ministère.

Je rappelle aussi la numérisation de l’administration tunisienne qui est notre préoccupation afin de faciliter les procédures aux citoyens, de Médenine à Bizerte. Des certificats de propriété sont délivrés sans passer par le conservateur de la propriété foncière.

Cette décision intervient dans le cadre de la réforme qui vise à alléger les procédures administratives et à améliorer la qualité du service rendu au citoyen, un projet stratégique porté par l’administration foncière centrale.

Pour m’assurer des travaux des administrations concernées, j’ai effectué une visite de prospection inopinée à Jendouba pour sortir un certificat de propriété (ma maison sise à Médenine) et j’ai constaté que cette mesure est appliquée dans les meilleures conditions.

A partir du 1er avril 2018, il est aussi possible  d’accéder aux documents à distance via l’administration électronique de la propriété foncière.

C’est vrai que nous sommes un peu en retard par rapport à plusieurs pays européens, mais nous sommes sur la bonne voie.

  1. Vous avez gagné le procès contre Salim Ben Hmidane. Un commentaire ?

Il a porté plainte et il a perdu le procès… Moi je n’ai rien fait.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS), Hassen Chebbi a appelé les autorités  à exécuter  les jugements prononcés, depuis 5 ans, au profit de la société, afin qu’elle puisse récupérer les logements illégalement occupés par des citoyens dans la foulée de la révolution de janvier 2011.

Pour lui, c’est une démarche cruciale pour la préservation des équilibres financiers de la société. Interview :

Pouvez-vous nous dresser la situation financière actuelle ?

Les équilibres financiers sont considérés comme bons. D’après les derniers chiffres, 395 logements ont été vendus au cours de 2015 pour une valeur estimée à 33 millions de dinars. C’est une année exceptionnelle en termes de ventes surtout que le chiffre s’est amélioré par rapport à 2010, considéré comme une année de référence où la vente des logements a atteint 13 millions de dinars.

S’agissant des investissements relatifs à la promotion immobilière, ils se sont élevés à 24 millions de dinars..

En dépit de ces chiffres, il persiste un problème majeur relatif au parc de logements. Pouvez-vous nous en donner plus des détails ?

Les impayés de la Cnss et de la Cnam relatifs au parc de logements se sont élevés à 25 millions de dinars à fin décembre 2015. Quelque 8 millions de dinars des  25 millions de dinars sont dus au titre de 827 logements construits dans 4 cités qui sont actuellement en cours de cession à savoir Al Manar, Menzah 8, Rommana et la Marsa.

Ces logements font partie d’un lot de 9985 qui ont été déjà cédés. Il est à noter que les impayés auprès de ces deux caisses se sont améliorés passant de 33 millions de dinars au premier trimestre 2015 à 25 millions de dinars à fin décembre 2015.

Mais comment faire pour mieux préserver l’équilibre de la SPROLS ?

Aujourd’hui, on n’a pas mille solutions. Nous sommes donc obliger de vendre les logements squattés depuis 2011 dont le nombre s’élève à 141, situés essentiellement à Douar Hicher (88 logements et 4 locaux commerciaux d’une valeur de 4 millions de dinars) et à Monastir (49 pour une valeur estimée à 2,9 millions de dinars).

Avez-vous enregistré des dégâts depuis l’occupation illégale de ces logements ?

Certainement. En effet, le retard affiché dans l’application des décisions de restitution des logements nus nous coûte des frais relatifs au procès et à la réparation des dégâts occasionnés suite à l’évacuation des occupants.

Cette réparation coûte environ un million de dinars sachant que les investissements alloués à ces logements squattés se sont élevés à 7 millions de dinars.

Mais comment expliquer le retard au niveau gouvernemental afin de récupérer ces logements ?

La Sprols a gagné ses procès depuis 2014, mais jusqu’à ce jour,  on n’arrive toujours pas à récupérer ces logements situés à Douar Hicher (Manouba), Raoued (Ariana) et Monastir.

C’est pour cette raison qu’on appelle les autorités concernées à exécuter les jugements prononcés, depuis 5 ans, au profit de la société, afin qu’elle puisse récupérer les logements illégalement occupés par des citoyens au lendemain de la révolution de janvier 2011, les restaurer et en remettre les clefs à leurs propriétaires légaux.

 On appelle à une mobilisation rapide des autorités pour récupérer ces logements..

Avez-vous confronté d’autres problèmes ?

Notre société ne détient pas un stock immobilier. D’ ailleurs, on continue à acheter des terrains de la part de l’AFH ou du secteur privé pour mieux réaliser les projets prévus. C’est pour cette raison qu’un rôle déterminant incombe à l’Etat qui doit mettre à la disposition de la SPROLS, des terrains à bon prix pour qu’elle produise des logements à la portée de tous les citoyens.

Il est  important que la SPROLS revienne à sa vocation originale de construction de logements sociaux tout en jouant son rôle de régulateur dans la limite du possible. Faut-il noter que la SPROLS vend les logements à des prix variant entre  25 à 30% au moins par rapport à d’autres entreprises.

Quels sont vos projets pour 2016 ?

On compte vendre 487 logements.

Ces logements  seront répartis sur plusieurs régions de la Tunisie dont notamment Nabeul, Sousse, Douar Hicher, Monastir, Ben Arous, Sousse et Nabeul.

Le coût de ces logements est estimé à 40 millions de dinars. A ce jour, 40 logements ont été vendus pour une valeur de 4 millions de dinars.

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