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Le 30 novembre dernier, dernière publication en date de l’ARP sur les absences des députés en plénière, ils étaient 36 à s’absenter et 24 à s’excuser, c’est-à-dire 59 fauteuils vides sur un total de 217 députés. Il faut dire que les députés tunisiens sont d’une assiduité exemplaire et qu’ils travaillent d’arrache-pied, qu’ils sont toujours présents en masse à toutes les AG et toutes les réunions des commissions, dédiés au service du peuple et ne laissant aucun projet de loi traîner dans les tiroirs !

Le 30 mai dernier, l’ARP lançait un appel d’offre pour le choix d’une société de service «chargée de fournir l’assistance technique, aux groupes parlementaires tunisiens, dans le domaine de la gestion des contrats de travail des assistants parlementaires». Première nouvelle donc : Les groupes parlementaires et non les députés de manière individuelle auront des assistants parlementaires. Ces derniers seront au nombre de 24, pour un total de 9 groupes (Ennahdha, Nidaa, Al Hourra, le Front Populaire, le bloc démocratique, l’UPL, Afek & Nidaa TRE et le Bloc National).

Ils devront avoir, au moins, la licence, mais surtout au moins un Master en sciences juridique, politique, économique, économique ou de gestion. Ils fourniront une assistance en conseil, études, administration et documentation. Parmi les conditions requises, ils doivent être de nationalité tunisienne, en complète possession de leurs droits civiques, avec un B3 «qui ne comporte pas d’observations qui aillent à l’encontre de l’exercice de leurs fonctions», un B3 qui peut donc ne pas être vierge, mais d’une bonne condition, physique et mentale et avec les aptitudes demandées.

Le 9 octobre dernier, c’est à la société «Adecco», à l’adresse internet introuvable et au téléphone injoignable, qui remporte le contrat pour la somme de 555.723,360 DT toutes taxes comprises. Pour les assistants, l’ARP a tenu à fixer elle-même les salaires des assistants, pour éviter toute malversation de la part de l’employeur direct que sera Adecco.

En effet, l’assistant parlementaire «catégorie 1» (Master en sciences juridiques, politiques, sociales ou gestion) touchera ainsi 993,089 DT par mois. Celui de la «catégorie 2» (Maitrise ou équivalent), touchera 832,224 DT nets par mois.

Ce budget, représentera en fait les rémunérations des assistants parlementaires, avec une marge de 05,5 % pour Adecco. C’est en effet cette entreprise qui se chargera de la gestion des recrutements des assistants parlementaire, mais sous CDD (contrat à durée déterminée). C’est aussi cette entreprise d’intérim qui jouera le rôle de DRH (Directeur des ressources humaines) pour le compte de l’ARP et des groupes parlementaires en particulier.

Agissant ainsi, l’ARP n’aura en fin de compte pas pu éviter que les députés recrutent des parents, amis ou partisans. Le choix des candidats est en effet resté entre les seules mains des blocs parlementaires, qui en transmettront les listes à Adecco et la décision finale du candidat à retenir sera celle de l’ARP et plus directement des groupes parlementaires. De là à retrouver demain tel député recrutant ses propres enfants ou encore des éléments parmi ceux de son propre parti, c’est presqu’attendu. Et à coté de «ARP voyages», on retrouvera «ARP Jobs» !

En faisant d’Adecco le véritable DRH des groupes parlementaires, l’ARP n’aura réussi qu’à éviter que le possible recrutement de parents, amis ou membres de partis politiques n’aboutisse après chaque mandat parlementaire à l’entassement de personnels qui pourraient être, à chaque nouveau Parlement, remerciés et remplacés par d’autres, pour différentes causes toujours personnelles, car le recrutement aurait été fait sur des bases parentales, partisanes ou amicales.

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A quelque heures de son rendez-vous chez le juge, François Fillon, le candidat de la droite à la présidentielle d’avril 2017, s’enfonce de plus en plus. Cette fois la torpille est venue, involontairement, des deux enfants de Fillon, dont le nom est évoqué dans l’affaire qui vaudra peut-être à l’ancien Premier ministre une mise en examen, demain mercredi 15 mars 2017. Marie et Charles Fillon, qui ont été cooptés par leur papa en tant qu’assistants parlementaires, entre 2005 et 2007, ont reversé à leurs parents une partie de leurs revenus, nous apprend ce mardi le journal Le Parisien.

Ce qui fait que sur les 46.000 euros net encaissés par Marie, d’octobre 2005 à décembre 2006, à peu 33.000 ont atterri dans le compte joint des parents, écrit le quotidien. Contacté par l’AFP, l’avocat de la fille de Fillon, Kiril Bougartchev, a reconnu ce montant, ajoutant que sa cliente avait voulu “payer son mariage, mi-2006”, et c’est pour cette raison qu’elle versé ces sommes à ses parents, qui lui avaient prêté de l’argent…

“Elle fait ce qu’elle veut de l’argent qu’elle gagne! Si elle veut rembourser ses parents, c’est son choix. Elle l’a dit spontanément aux enquêteurs” qui l’ont auditionnée le 9 février dernier, a déclaré Me Bougartchev. D’après lui, le couple Fillon a pu mettre la main, “dix ans après”,  sur 14 factures de ce mariage d’un montant global de 44.000 euros.

L’avocat continue de soutenir que les salaires de Marie Fillon, alors élève avocate, sont tout à fait légaux. “Elle a mené des recherches sur plusieurs thématiques pour son père, sur des sujets institutionnels, européens et sur des questions de société, notamment en vue de la sortie de son livre en 2006”, a-t-il déclaré, faisant état de “plusieurs notes attestant de ce travail” et “dix journées” de fréquentation de la bibliothèque du Sénat.

Quant à Charles Fillon, aux côtés de son père comme assistant parlementaire de janvier à juin 2007, il touchait 4.846 euros brut mensuels. L’avocat de François Fillon, Antonin Lévy, cité par le journal, a “évoqué des virements mensuels pour un pourcentage moindre, de l’ordre de 30% environ de son salaire net”. Ces mouvements seraient justifiés par des remboursements de “son loyer et de son argent de proche”…

François Fillon devra s’expliquer sur tous ces faits demain, devant les juges d’instruction. Il risque très gros : Une mise en examen, surtout pour détournement de fonds publics, une accusation très lourde qui pourrait stopper net sa campagne électorale…

Pour rappel, Fillon se débat depuis des semaines dans une affaire d’emplois fictifs de sa femme, Pénélope Fillon, et ses enfants. Le Canard Enchainé avait jeté un pavé dans la mare fin janvier, en pleine ascension du candidat, en révélant qu’il avait employé sa femme comme assistante parlementaire durant des années, sans que ce poste ne soit jamais mentionné officiellement. Entre 1986 et 2013, Pénélope Fillon a encaissé la coquette somme de 680.380 euros net, soit à peu près 3600 euros mensuels net.

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