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Rien ne semble avoir changé ou va changer dans la fonction publique. C’est ce qu’on a pu conclure suite à la réunion de la commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces armées tenue, ce mercredi 15 novembre 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Les députés n’ont pas apprécié le budget alloué à la présidence du gouvernement, en hausse, tout de même. Ce budget est jugé toujours médiocre et en deçà des attentes et objectifs fixés par le gouvernement, et visant en priorité l’achèvement des grandes réformes liées à la masse salariale qui atteint aujourd’hui des proportions importantes dans le budget de l’État, dépassant les 15% du PIB. En effet, selon Iyad Dahmani, ministre chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, le budget de la présidence du gouvernement pour l’exercice 2018 devrait augmenter de seulement 13%, pour atteindre 168 MDT contre 148 MDT en 2017. Pire : cette hausse est liée à la récente décision du gouvernement de supprimer le ministère de la Fonction Publique et de la Gouvernance et d’attribuer ses structures et établissements qui lui sont affiliés à la présidence du gouvernement. Une décision qui a nécessite des dépenses supplémentaires de 25,5 MDT, selon le ministre.

Ajmi Lourimi a indiqué que le budget alloué à la présidence du gouvernement au titre de l’année 2018 est un budget d’austérité qui ne reflète aucun engagement de la part du gouvernement à aller vers la réforme, évoquant les difficultés dans lesquelles baignent les agents et fonctionnaires de la présidence du gouvernement. “Certains bureaux à la Kasbah n’ont pas internet et des téléphones“, a-t-il affirmé.

Il a en outre indiqué que les conditions dans lesquelles exercent les fonctionnaires sont très défavorables et ont un gros impact sur la rentabilité de cet établissement public, soulignant que le budget alloué à la télévision tunisienne ne reflète aucune stratégie ou orientation vers la réforme.

Un avis pleinement partagé par le député Mabrouk Hrizi, qui a indiqué que le budget alloué à la présidence du gouvernement n’est pas suffisant et en contradiction avec les programmes élaborés par le gouvernement pour la période prochaine. “Jusqu’à quand la présidence du gouvernement en tant qu’établissement public fonctionnera sans contrats d’objectifs“,s’est-il exclamé.

Dans sa réponse aux députés, le ministre a reconnu que le budget alloué à la présidence du gouvernant est très faible, avant d’assurer que cette situation est liée aux difficultés du pays. ” On est conscient de la situation, mais la priorité aujourd’hui n’est autre que le redressement de nos finances publiques“, a assuré le ministre, invitant les députés à effectuer une visite à la Kasbah et voir de près conditions rudes dans lesquelles travaillent les agents et fonctionnaires de la présidence du gouvernement, selon ses dires.

Le siège de la présidence du gouvernement n’est plus fonctionnel : On n’a pas de bureaux à la Kasbah (…) Certains conseillers travaillent à la zone urbaine nord ou encore à cité El Khadhra pour manque de bureaux“, a souligné le ministre, avant d’ajouter : “Bien que la présidence du gouvernement détienne la part la plus importante du pouvoir exécutif, elle détient le plus faible budget“.

Le ministre a sous un autre angle indiqué que la situation des bénéficiaires des deux mécanismes 16 et 20 sera réglée d’ici la fin de l’année 2017. “Nous tenons à résoudre le problème des mécanismes 16 et 20, d’ici la fin de cette année“, a-t-il indiqué.

Outre la régularisation de la situation des bénéficiaires des mécanismes 16 et 20, le ministre a annoncé la suspension de l’achat de voitures de fonction aux fins de réduire les dépenses de la fonction publique et redresser la situation des finances publiques.

S’agissant des déclarations du député Houcine El Jazira qui a appelé ses collègues à cesser leurs interventions en faveur de certains chômeurs pour avoir un emploi à la Kasbah, Iyad Dahmani a démenti de tels faits : “On ne peut pas accepter de tels comportements.. Tous les recrutements ont été faits sur la base d’un concours et en concertation avec toutes les parties concernées“, a assuré le ministre, appelant toute personne détenant des preuves à les présenter.

Évoquant la réforme de la RTT, Iyad Dahmani a annoncé qu’un programme portant sur la radio et la télévision tunisienne a été déjà mis en place et que le travail d’audit dans les comptes publics est devenu un travail du quotidien.

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Les salaires des ministres et des secrétaires d’État seront révisés à la baisse. Une décision qui devrait être officiellement annoncée dans les prochains jours. C’est Youssef Chahed qui devrait faire l’annonce. La réduction est estimée à 25%. Une mesure qui est qualifiée par beaucoup d’experts de “symbolique” et “non significative”,  bien qu’elle soit appréciée par la majorité des Tunisiens dans la mesure où l’austérité doit commencer en haut. Les experts sont d’avis que cette mesure est populiste et loin des attentes des Tunisiens, qui espèrent des décisions importantes et urgentes capables de résoudre les problème épineux du chômage, des disparités régionales, de la détérioration du niveau de vie et de la cherté de la vie.

L’universitaire et expert en économie Moez Labidi a affirmé dans une déclaration ce mercredi 7 septembre 2016 à Africanmanager que la remise en cause du régime spécifique de retraite dont bénéficient les ministres, les secrétaires d’État, les gouverneurs et les députés aurait un impact positif chez les Tunisiens et serait mieux appréciée que la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État.
« L’annonce d’une telle mesure pourrait renforcer le capital de confiance dont Youssef Chahed a besoin », a assuré Labidi. Il a expliqué par ailleurs que le Tunisien attend aujourd’hui une bonne réforme fiscale qui élargit l’assiette et réduit la pression fiscale, principalement pour les ménages.

En outre, Labidi a indiqué que la réussite de l’action gouvernementale dépend de la capacité du nouveau chef du gouvernement, Youssef Chahed, à générer un choc positif. « Certes, la décision de Chahed de revoir à la baisse les salaires des membres de son gouvernement s’inscrit dans cette logique mais elle n’aura d’impact que lorsqu’elle sera inscrite dans un package de mesures d’austérité », a-t-il dit.

Il a, dans le même contexte, assuré que la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État est une mesure parmi d’autres qui n’aura de sens que lorsqu’elle sera accompagnée de mesures touchant le train de vie de l’État (ministres, secrétaires d’État, gouverneurs…).

De son coté, l’expert en économie et finance Ezzedine Saidane nous a fait savoir que la décision du chef du gouvernement d’union nationale, Youssef Chahed, de réduire les salaires des membres de son gouvernement est purement symbolique. Il a toutefois indiqué que cette décision relative à la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État pourrait préparer l’opinion publique à une politique d’austérité, comme annoncé dans son discours prononcé lors de la passation de pouvoir avec l’ancien chef du gouvernement, Habib Essid, tout en espérant que ce ne sera pas le cas.

Ezzedine Saidane a déploré par ailleurs une politique d’austérité basée sur une rationalisation publique s’inscrivant dans le cadre d’une stratégie de sauvetage de l’économie tunisienne.

L’expert en économie Wajdi Ben Rejab a quant à lui fait remarquer que le gouvernement va se trouver devant plusieurs dossiers urgents et sera en même temps appelé à lutter contre le terrorisme, la corruption, créer de la croissance et de l’emploi, ajuster les équilibres financiers et résoudre les problèmes de l’environnement.

Ben Rejab a dans le même cadre indiqué que le gouvernement de Youssef Chahed doit honorer ses engagements durant les 100 premiers jours de son mandat, sinon ce sera considéré comme un échec.

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L’annonce faite par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, portant sur une éventuelle politique d’austérité n’a cessé de soulever des critiques. L’économiste et financier, Ezzedine Saidane n’a pas manqué de donner son point de vue sur le sujet. Dans un statut posté sur sa page officielle, il a écrit : “La crise économique et financière en Tunisie est profonde. Rares sont ceux qui osent encore le nier. Ceux qui l’avaient nié par le passé n’ont même pas le courage de reconnaître leur tort aujourd’hui, et encore moins de s’en excuser. Ils nous ont fait perdre un temps précieux et des opportunités de sauvetage de notre économie avec moins de douleur et de sacrifices”.

Saidane a sous un autre angle indiqué que les déficits s’accumulent et la croissance est toujours absente, expliquant cela par le fait que la Tunisie ne crée pas de richesses additionnelles et d’emplois, sauf les emplois qui sont pour la plupart fictifs au niveau de la fonction publique et certaines entreprises publiques.

Il a dans le même contexte indiqué que le FMI, qui ne nous impose rien du tout, contrairement à ce qui se dit, refuse de débloquer les tranches du crédit accordé. “La Tunisie n’a en effet pas honoré les engagements qu’elle avait pris elle-même dans le cadre de la demande de financement présentée (par la Tunisie) au FMI”, a affirmé Saidane, soulignant que le budget 2016 n’est toujours pas bouclé faute de ressources. “Les dépenses sont en effet là, et elles sont pour l’essentiel inévitables. Mai un gap important subsiste au niveau des ressources. Une loi de finances complémentaire est donc inévitable. Mais cette pratique des lois de finances complémentaire chaque année depuis 2011 réduit de beaucoup la crédibilité de la loi de finances et du budget de l’État qui est supposé refléter la politique de l’État, et qui représente 30 % de l’économie tunisienne. La dette publique augmente à une vitesse vertigineuse alors que l’économie ne génère quasiment plus de croissance”, a-t-il expliqué.

S’agissant de la politique d’austérité évoquée par Youssef Chahed, Saidane a assuré que si l’on entend par austérité la rationalisation des dépenses publiques qui consiste à mettre fin à la mauvaise gestion et au gaspillage des ressources de l’État, cette austérité est demandée à tout moment, c’est-à-dire en temps de crise et en temps normal. Mais si l’on entend par austérité “la réduction des dépenses de santé publique, les licenciements par milliers, la réduction des investissements dans l’infrastructure au niveau des régions, l’augmentation des taux d’imposition”, là elle est impossible, selon ses dires. “Ce type d’austérité n’a jamais permis de sortir un pays d’une situation de crise économique et financière. Cela a souvent abouti à approfondir la crise, et la transformer parfois en crise sociale”, a indiqué l’économiste, avant d’expliquer que l’économie tunisienne souffre entre autres d’une insuffisance de la demande (les deux moteurs de la consommation et des exportations sont en panne). “Une politique d’austérité, telle que proposée, aboutirait inévitablement à une réduction de la demande et à une aggravation de la crise économique et de la crise des finances publiques”, a-t-il dit.

A la lumière de ce contexte, Saidane a proposé un ensemble de solutions. Il s’agit en premier lieu de concevoir et appliquer d’urgence une stratégie globale de sauvetage de l’économie, à l’image du plan d’ajustement structurel (PAS) de 1986, appelant toutefois à reconnaître que notre situation aujourd’hui est bien plus grave que celle de 1986. Il s’agit en effet d’arrêter l’hémorragie avant de traiter.
Il a également appelé à engager d’urgence les réformes profondes et douloureuses qui ont été identifiées depuis longtemps, mais qu’aucun gouvernement n’a eu le courage de mettre en place, faute
d’audace, de patriotisme et de compétence.

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