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La Quatrième Commission (questions politiques spéciales et décolonisation) a entendu, aujourd’hui, une trentaine de pétitionnaires intervenant au titre de la question du Sahara occidental, l’occasion pour les délégations de prendre note des divergences d’opinion marquées sur la voie à suivre pour assurer l’avenir du territoire, notamment en ce qui concerne l’exploitation de ses ressources naturelles.

Ainsi, le Royaume du Maroc a été pris à partie à plusieurs reprises, accusé, tour à tour, par certains pétitionnaires, d’exploiter à outrance les ressources naturelles du Sahara occidental, en particulier de phosphate, de poissons et de produits agricoles d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, privant ainsi les Sahraouis de leurs moyens de subsistance. On a également reproché à cet État d’encourager des entreprises étrangères à mettre en place des projets dans le domaine de l’énergie.

« Il y a une monarchie qui a envahi de façon illégale le Sahara occidental et qui exploite ses richesses, qui emprisonne et torture la population sahraouie qui s’y trouve encore », a notamment décrié un pétitionnaire qui a exigé que le référendum d’autodétermination des Sahraouis se fasse de toute urgence et que la question du Sahara occidental soit transposée du Chapitre VI au Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

Mais pour d’autres, le Maroc participerait au contraire à l’effort de développement du Sahara occidental et de nombreux pétitionnaires ont fermement appuyé l’Initiative marocaine d’autonomie, y voyant le cadre idoine pour l’avenir du territoire.

Chiffres à l’appui, un militant de la société civile a notamment affirmé que le revenu moyen de la région de Laayoune/Sakia Lhamra dépasserait de 80% la moyenne nationale marocaine, y voyant le reflet des efforts déployés par le Maroc.

Les récents arrêts rendus, cette année, par la Cour de justice européenne au sujet des accords commerciaux conclus entre le Maroc et l’Union européenne, ont également été l’objet de plusieurs commentaires, d’aucun se félicitant du fait que ceux-ci reconnaîtraient de facto le Royaume du Maroc comme l’interlocuteur légitime pour consulter la population sahraouie.

Mais pour d’autres, en concluant en juillet dernier un accord de pêche avec le Royaume du Maroc s’étendant aux eaux du Sahara occidental, l’Union Européenne aurait ignoré ses obligations au regard de cette même Cour qui, ont-ils argué, aurait jugé que le Royaume du Maroc n’exerce aucune souveraineté sur le Sahara occidental et qui aurait interdit l’exploitation des pêcheries du territoire sans le libre consentement du peuple sahraoui, « via son représentant légitime, le Front Polisario ».

D’autres pétitionnaires se sont plutôt préoccupés du problème sécuritaire et de la nécessité de combattre le terrorisme et de répondre aux défis transfrontaliers induits par l’immensité du Sahara et ont estimé que le Royaume du Maroc a opté pour une « approche pragmatique » de partenariat dans la zone sahélo-saharienne basée sur un concept sécuritaire très large qui combine les composantes humanitaires, celles de politique sécuritaire et de développement socioéconomique.

Le développement de vastes réseaux de trafic de drogues, d’armes et d’êtres humains dans la zone sahélo-saharienne a également été la source de nombreuses préoccupations de la part de certains pétitionnaires qui ont dénoncé l’inefficacité du Front Polisario à lutter contre les nouvelles formes de criminalité.

Comme au cours des années précédentes, la situation dans les camps de Tindouf a été longuement commentée, de nombreuses voix jugeant urgent de trouver une solution pour les Sahraouis qui y vivent, à commencer par les jeunes.  Les pétitionnaires ont en effet été nombreux à relever que, faute d’espoir dans l’avenir, ces derniers sont nombreux à sombrer dans la toxicomanie ou à rejoindre des réseaux terroristes ou des groupes criminels qui cherchent à déstabiliser la région.

Selon un ancien agent spécial de la Drug Enforcement Administration des États-Unis, certains pays utiliseraient même le Hezbollah pour soutenir le Front Polisario en vue de déstabiliser la région du Maghreb. À ses yeux, l’infiltration du Hezbollah dans le camp de Tindouf justifie d’appuyer l’Initiative marocaine d’autonomie.

Les Nations Unies ont, elles aussi, été critiquées à plusieurs reprises, notamment en raison de l’échec, selon certains, de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) à honorer son mandat.

« Les Nations Unies ne sont plus source d’espoir pour le peuple sahraoui, mais une source de déception.  La vérité gênante, a accusé un pétitionnaire c’est que l’ONU ne fait rien. »

En début de séance, la Quatrième Commission a décidé de repousser, une nouvelle fois, à la demande du Cameroun, l’examen de la demande de deux pétitionnaires: M. Samuel Ikome Sako (Africa Solidarity for Sahrawi) et de M. Martin Ayong Ayim (Living stories and Memories).

Horst Köhler, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, serait en passe de réaliser une véritable prouesse : Réunir autour de la même table les émissaires de Rabat et du Front Polisario, pour des «négociations directes” et ce, “avant la fin de l’année», d’après des sources proches du dossier, citées par AlgérieMondeInfos. «Le médiateur onusien a informé mercredi le Conseil de sécurité, lors d’un briefing tenu à New York, de sa démarche d’envoyer dans les prochaines semaines des invitations au Front Polisario et au Maroc pour reprendre les négociations directes, à l’arrêt depuis 2012», confient ces sources, qui indiquent que «Horst Köhler compte organiser ce nouveau round de négociations avant la fin de l’année, probablement vers la fin d’octobre ou début novembre».

Le Front Polisario a manifesté, dans un communiqué émis le 8 août 2018, «sa volonté de à coopérer avec M. Köhler dans le cadre de l’opération politique de l’ONU et d’engager des négociations conformément à la résolution du Conseil de sécurité». Toutefois il invite «les Nations unies, notamment les membres du Conseil de sécurité, à s’acquitter de leurs responsabilités de manière à se conformer aux principes de la charte des Nations Unies et à respecter le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance», ce qui signifie que cette rencontre ne sera pas une partie de plaisir pour Köhler et qu’il va falloir y aller avec doigté pour ne faire chou blanc…

L’Algérie, soutien indéfectible du Polisario et sans laquelle une solution politique est très improbable, a montré de bonnes dispositions pour cette affaire et affirme son «soutien aux efforts de l’Onu et à M. Köhler, en sa qualité d’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental». On verra la suite…

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L’Espagne risque très gros pour sa gestion de la crise catalane. En effet elle a été épinglée par le rapport d’un centre de réflexion britannique très respecté et pourrait être cataloguée “démocratie imparfaite” pour avoir tenté “d’empêcher par la force le référendum illégal sur l’indépendance de la Catalogne le 1er octobre et son traitement répressif des personnalités politiques indépendantistes“, d’après l’AFP. Pourtant il y a quelques jours au Forum économique mondial de Davos, le roi Felipe VI vantait le modèle démocratique espagnol en citant justement le classement “The Economist Intelligence Unit” (EIU). Mais le fait est que la note de son pays est passée de 8,30 à 8,08.

L’Espagne a sauvé in extremis sa place dans la catégorie des “démocraties pleines“, ou figurent les nations qui ont décroché une note supérieure à 8, mais elle pourrait dès 2018 basculer dans le rang des “démocraties imparfaites” (note entre 6 et 8), avertit Joan Hoey, éditrice de la publication.

L’Espagne traverse en ce moment sa pire crise politique depuis 40 ans, en fait depuis que le pays est reconnu comme une démocratie. Le gouvernement central a été durement éprouvé par les leaders indépendantistes de la Catalogne, qui ont bravé une interdiction de la justice en organisant un référendum d’autodétermination. Il y a eu des interventions policières musclées relayées par les télés du monde entier, des actes qu’on n’a pas l’habitude de voir dans une grande démocratie. Le Premier ministre Mariano Rajoy, un conservateur, s’est toujours drapé avec le respect de la loi et de la Constitution pour justifier la main de fer, mais ça risque de lui couter cher. Ce “légalisme exacerbé pour répondre à ce qui est essentiellement une question démocratique ou pour refuser un vote démocratique” n’est “pas vraiment la marque d’un gouvernement qui chérit pour de bon la démocratie et veut l’étendre“, a déclaré Joan Hoey.

Le rapport pointe également les inculpations pour “rébellion” et “sédition” des dirigeants indépendantistes dont quatre ont été placés en détention provisoire.
À notre époque, dans une démocratie moderne, voir des élus être poursuivis pour des chefs d’accusation qui semblent pour le moins archaïques (…) ne semble pas aller dans le sens de classer l’Espagne comme démocratie pleine“, indique Joan Hoey.

A noter que l’indice se base sur cinq facteurs : “processus électoraux et pluralisme, libertés civiles, fonctionnement de l’État, participation politique, et culture politique“.
Le classement des pays, dans les catégories “démocratie pleine“, “démocratie imparfaite“, “régime hybride” ou “régime autoritaire“, est déterminé par leurs notes dans ces cinq domaines.
Enfin sachez que la Norvège est le leader mondial et la Corée du Nord bonne dernière…

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Décidément les référendums pour l’indépendance sont à la mode un peu partout dans le monde. Après le Kurdistan irakien, qui d’ailleurs le paie très cher et la Catalogne, en Espagne, c’est au tour de l’Ecosse d’afficher ses prétentions. Le numéro deux du Parti national écossais (SNP, indépendantiste), Angus Roberston, l’a annoncé ce mardi, mais sans indiquer la date. Une annonce qui était du reste attendue vu que la Grande-Bretagne a fait le choix de quitter l’Union européenne, alors que l’Ecosse tient à y rester…

Les Ecossais n’avaient pas voulu de cette consultation en 2014, mais à l’époque il n’était pas question que le Royaume-Uni sorte de l’UE, les choses ont bien changé depuis.

Ce qu’on sait c’est que les citoyens écossais pourraient se prononcer sur cette indépendance avant le prochain renouvellement en 2021 du Parlement régional, où le SNP détient la majorité…

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