Tags Posts tagged with "autorité de l’Etat"

autorité de l’Etat

par -

A la veille d’un nouveau mandat en novembre prochain, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) continue sa contribution à la restauration et à l’extension de l’autorité de l’Etat et au renforcement de l’Etat de droit dans le pays. « La MINUSCA appuie le gouvernement centrafricain à fournir aux populations les services publics et les infrastructures de base sur l’ensemble du territoire … avec pour objectif de doter le pays d’administrations locales modernes, efficaces, éthiques et redevables aux populations. Ces services de base y compris ceux relatifs à l’éducation, la santé, la sécurité, la justice, l’accès à l’eau et l’assainissement, etc.… représentent des dividendes tangibles de la paix pour les communautés affectées par le conflit », a indiqué la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Najat Rochdi, responsable du pilier« Extension de l’autorité de l’Etat et Etat de droit » de la MINUSCA

Outre la restauration de l’autorité de l’Etat, ce pilier couvre les affaires judiciaires et pénitentiaires, les affaires civiles, les affaires humanitaires ainsi que le relèvement et la consolidation de la paix. « Le travail de ce pilier est fondamental car il répond aux préoccupations légitimes des Centrafricains : des services de l’Etat présents et fonctionnels sur l’ensemble du territoire, réduire et contenir les conflits communautaires, améliorer la cohésion sociale et le vivre ensemble, en finir avec l’impunité, la coordination civilo-militaire et amorcer le relèvement économique et le rétablissement du contrat social », a souligné la Représentante spéciale adjointe.

Lors de la conférence de presse, la Représentante spéciale adjointe a rappelé la contribution de la MINUSCA notamment le redéploiement de plus de 750 fonctionnaires et agents de l’Etat, y compris les Préfets, les Sous-Préfets et les enseignants, sur l’ensemble du territoire depuis 2017 ainsi que le renforcement des capacités en gestion des 16 préfets et 71 sous-préfets, en coordination avec le PNUD et le système des Nations Unies. « C’est le cas par exemple des cinq nouveaux préfets des préfectures de la Nana-Mambéré, Nana-Gribizi, Bamingui-Bangoran, Mbomou et de la Basse-Kotto qui prendront part à Sibut du 25 au 28 septembre, à un atelier organisé par le Ministère de l’Administration territoriale avec notre appui », a-t-elle dit.

Selon cette haute responsable, les Nations Unies ont également répondu à l’appel des Centrafricains « en s’engageant au côté du Gouvernement pour le renforcement du système judiciaire, du système pénitentiaire et la mise en place de la Cour pénale spéciale (CPS) » afin de lutter contre l’impunité. « Concernant la CPS, la mise en place de cette Cour a atteint une phase très avancée grâce à l’engagement du Gouvernement et l’appui de la MINUSCA (à travers la section Justice et Affaires Pénitentiaires) et du PNUD. Les magistrats, officiers de police judiciaire, greffiers et autres membres du personnel d’appui sont tous installés et ont entamé le travail. Un projet de stratégie de poursuite est en voie de finalisation par les magistrats de la Cour », a-t-elle expliqué, en ajoutant que les enquêtes proprement dites pourraient démarrer avant la fin de l’année.

Concernant la réforme du secteur de la justice, cette haute responsable a précisé que la MINUSCA concentre son action sur l’indépendance et l’efficacité des institutions judiciaires nationales et sur leur présence effective sur tout le territoire. « La Mission fournit ainsi un appui technique constant aux magistrats, greffiers et personnels judiciaires, organise des activités de renforcement de leurs capacités et soutient la reprise des sessions criminelles à Bangui et à Bouar depuis 2015 », a indiqué la Représentante spéciale adjointe, en rappelant aussi l’appui à la réforme du système pénitentiaire avec le travail entre la MINUSCA, le PNUD et le Gouvernement pour le recrutement et la formation de 300 personnels pénitentiaires civils, dont 150 ont déjà été recrutés

« Le pilier coordonne également les appuis que la Mission apporte au Gouvernement en matière de dialogue et de réconciliation communautaire en faveur des acteurs locaux de paix », a souligné la Représentante spéciale adjointe. « Ce travail a contribué à l’arrêt de violences dans plusieurs localités et à la résolution pacifique de conflits intercommunautaires avec la signature d’accords locaux de paix dans plusieurs villes du pays, parmi lesquelles Bangui, Bouar, Bria, Bangassou, Birao Batangafo, Zemio, Markounda et Kouki. Ces efforts ont abouti à la création d’un vaste réseau d’environ 2.500 civils dans les 16 préfectures du pays qui œuvrent pour la paix avec notre appui et celui des autorités locales ».

Selon cette haute responsable, une grande partie des activités de dialogue communautaire, de réconciliation et de protection des civils se fait grâce à la mobilisation de personnels centrafricains de la MINUSCA, à savoir les assistants de liaison communautaire (de la section des Affaires Civiles) présents dans 12 bureaux de terrain et 35 bases militaires. « Par leur proximité avec les communautés, leur compréhension des dynamiques locales et des dialectes locaux et par leur large présence sur le territoire centrafricain, nos collègues centrafricains contribuent grandement à l’appui de la MINUSCA en matière de dialogue communautaire, de réconciliation et de protection des civils ».

Le Pilier assure aussi la coordination entre les différentes composantes de la Mission (civile, militaire et police) et les agences, fonds et programmes des Nations-Unies en RCA pour veiller à l’efficacité de nos interventions pour construire la paix, sauver des vies et aider les populations à retrouver une vie normale. Notre objectif est de créer les conditions pour que les communautés se sentent en sécurité, génèrent leurs propres revenus, envoient leurs enfants à l’école, se soignent s’ils tombent malades et obtiennent justice s’ils se sentent lésés.

Lors de la conférence de presse, la Représentante spéciale adjointe, qui occupe également les fonctions de Coordonnateur Résident, Coordonnateur Humanitaire et Représentant Résident du PNUD, a rappelé certaines de ses responsabilités notamment comme co-président du pilier « paix,  sécurité et réconciliation nationale » du Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), le cadre national de référence de sortie de crise auquel le gouvernement et les partenaires internationaux se sont engagés.

La Représentante spéciale adjointe a conclu ses propos en remerciant les partenaires techniques et financiers de la RCA et l’ensemble de la Communauté internationale pour leur appui sans faille au Gouvernement centrafricain et aux Nations-Unies.

par -

Sans qu’il y ait lieu de verser dans ce qui pourrait s’apparenter au catastrophisme, la vérité oblige à dire que l’Etat, au premier chef sa branche exécutive, se retrouve six ans après la Révolution dans la posture d’un appareil qui peine de plus en plus à remplir ses missions majeures et essentielles. Et il est fort à parier que ce sera encore pire avec une rentrée sociale dont on sent déjà à des kilomètres à la ronde le prologue d’une vaste agitation. Plus qu’un défi, on y voit une sérieuse menace à l’autorité publique incarnée par l’Etat, lequel, concédons-le, n’a plus grand-chose à faire respecter, sous le coup des bravades infligées au fil des années à ses gouvernements, sans y répondre avec la rigueur qui sied à sa vocation de se faire obéir.

On s’était pris à penser que le gouvernement dit d’union nationale dirigé par Youssef Chahed allait, sitôt investi, prendre le taureau par les cornes, s’attaquer de front et avec détermination aux problèmes qui assaillent la Nation et hypothèquent son redressement. En lieu et place, on a eu droit à quelques « mesurettes », ou pour être précis, des mesures de piètre symbolique pour avoir été essayées par d’autres gouvernements sans produire l’effet recherché. Il est entendu par là notamment la décision de raboter les salaires des ministres. Une gouttelette dans l’océan des dépenses publiques ! Plus encore, le gouvernement, croyant sans doute désamorcer la crise du bassin minier, a en fait, littéralement capitulé face aux récurrentes revendications de jeunes chômeurs plus décidés à s’offrir une rente et une situation confortable qu’à s’assurer un emploi.

Quel gâchis !

Ce faisant, et certainement sans le vouloir, le gouvernement s’est installé dans une logique dont il serait bien en peine de s’affranchir, créant un précédent d’autant plus fâcheux qu’il sera du pain bénit pour d’autres, beaucoup d’autres, qui cherchent à faire aboutir leurs demandes autrement que par d’aléatoires mouvements de protestation. Bonjour les dégâts ! Et pour s’en convaincre, il n’ y a qu’à voir ce qui se passe actuellement à Petrofac, cette entreprise gazière irlandaise qui, assaillie sans relâche ni répit par ses jeunes riverains des îles de Kerkennah, s’est résolue à partir sous d’autres latitudes, et elles sont nombreuses, qui lui offrent la commodité de travailler, de produire et de faire rejaillir sur son environnement le bénéfice de son implantation.

Pareille issue a tout pour être symptomatique des réponses du gouvernement, et pas spécialement l’actuel, à l’essentiel des événements qui composent le menu de l’agitation, qu’elle soit sociale ou politique, d’ailleurs. Garrotté qu’il est par les répercussions que ses mesures pourraient lui valoir en termes de quiétude sociale, il a toujours pris le parti de ne rien faire qui puisse lui attirer les foudres de la population et, dans la foulée, ceux qui les soutiennent, notamment les syndicats et le premier d’entre eux l’UGTT. Et il en coûte à l’Etat de ne pas y répondre comme l’y autorisent les prérogatives régaliennes et autres que lui reconnaissent la Constitution et toutes les lois positives en vigueur dans le pays. L’autorité dont il est l’unique dépositaire s’en est trouvée d’abord ébréchée, puis carrément mise au rebut.

Un Etat raisonnablement fort, juste et transparent

Pour autant pourrait-on parler d’un Etat en voie de dépérissement, comme on commence à le suggérer ? Les ingrédients qui autorisent à le penser existent, même s’ils sont pour l’heure du petit nombre. Précisons qu’il ne s’agit pas du dépérissement dont se gargarisait Engels qui le destinait au capitalisme et aux classes dont l’Etat est le chaperon et l’outil. C’est bien d’autre chose qu’il est question, c’est d’un Etat qui ne sait plus quel discours tenir sur la communauté qu’il dirige, qui ne sait plus et ne peut plus exercer son pouvoir de gérer et d’organiser la société dont il n’arrive pas à recueillir la confiance et l’adhésion. Un Etat pétrifié par la perspective d’utiliser les moyens qui l’habilitent à faire respecter les lois, et l’autorité en est un de majeur. Là où il peut être nui à l’intérêt supérieur et à la sécurité du pays, de quelque nature qu’ils soient, économique, social, politique ou autre, l’Etat est impérativement requis de déployer l’arsenal à sa disposition, sans excès, ni arbitraire et après avoir épuisé tous les biais qui auraient abouti à une issue consensuelle.

La manière forte s’imposerait ainsi comme une exception, un recours obligé et nécessaire pour donner toute l’étendue de l’autorité de l’Etat, et mettre en place l’architecture du développement dans toutes ses composantes, notamment l’emploi, l’investissement et la croissance. Dans cet exercice, il ne peut pas lui être fait grief de tenir son rang, car telle est sa vocation principale, plus est dans un régime démocratique ou qui s’emploie à le devenir à part entière à l’enseigne d’un construit social qui s’installe comme valeurs, principes et normes dans la vie citoyenne où l’individu est appelé à réagir à d’autres individus dans toutes leurs contradictions.

Ce ne sont pas de simples professions de foi, mais d’un agrégat d’obligations réalisables pourvu que les gouvernants sache les expliquer, les communiquer comme peut le faire un décideur politique, particulièrement conscient des enjeux et soucieux de faire partager en parfaite égalité les charges et les prescriptions entre les couches de la population.

par -

On n’arrête pas de nous promettre le rétablissement imminent de l’Autorité de l’Etat, le retour de l’ordre et du respect de la loi, la fin des dépassements, de l’anarchie et du laisser-aller. On n’arrête pas de nous parler d’une “Volonté inébranlable” d’engager toutes les réformes et toutes les actions à même de faire renaitre en nous la confiance en l’avenir et l’espoir de lendemains meilleurs !  Pourtant, ce que nous constatons encore, avec ce nouveau Gouvernement, est plus que désespérant.

Toujours ces mains tremblantes, cette peur d’affronter avec fermeté ce banditisme et ce sabotage de notre économie, cette absence de courage pour décrire la situation désastreuse dans laquelle nous sommes, d’en désigner les vrais responsables et d’annoncer les actions salvatrices, aussi douloureuses soient-elles.

Nos entrepreneurs avaient besoin, en premier lieu, de quelques signaux concrets permettant de les rassurer quant au retour de l’Etat de droit. Ils ont été bien servis ces deniers jours !

Ce qui s’est passé à Kerkennah avec Petrofac est bien le summum de l’irresponsabilité et de l’inconscience d’un Gouvernement, censé ne pas réitérer les mêmes erreurs, la même nonchalance et les mêmes négligences que ses prédécesseurs.

Le signal donné est clair : n’importe quelle Entreprise pourrait demain être prise en otage par une bande de voyous, mise à genoux, devant l’insouciance et l’impuissance d’un Etat censé être protecteur.

Quand on sait, en plus, les desseins des sit-inneurs et lorsqu’on connait ceux qui sont à l’ origine de l’embrasement de l’île, nous ne pouvons que rester sous le choc devant tant d’inaction et d’indifférence.

Et quand on connait les conséquences désastreuses du départ de Petrofac sur notre économie, sur l’économie de l’île, sur l’image du pays (à la veille d’une conférence internationale sur l’investissement d’une grande importance), on ne peut que commencer à douter de la volonté et de la capacité du Gouvernement à affronter les périls  qui menacent la Tunisie.

Les déclarations du ministre des Affaires sociales (qui avait même convenu et promis l’abandon des poursuites judiciaires à l’encontre des vandales et des casseurs !!!!) nous en donnent une preuve supplémentaire.

Pour lui,  le message principal est à adresser aux sit-inneurs de Kerkennah (et d’ailleurs) que «les luttes pacifiques (sic) des jeunes et des chômeurs pour leur droit au travail ne peuvent qu’être couronnées de succès».

Bloquer un site de production pendant 9 mois , faire perdre des centaines de millions de dinars à l’Etat, et détériorer davantage l’image d’un pays qui peine à se redresser est ainsi donc un acte légitime et pacifique qu’on ne peut que comprendre et saluer !

Devant une telle situation et au vu de telles positions, devrions-nous parler encore de code de l’investissement, de loi pour la relance de l’économie et de conférence internationale pour l’investissement ???

Nous ne pouvons rester sans réaction devant ce scandale ! Nous ne pouvons assister sans brancher à l’enlisement et à la descente aux enfers de notre pays. Car tous ces “signaux ” plus qu’inquiétants n’augurent rien de bon.

Il est impératif que toutes les forces vives du pays réagissent de manière très énergique. L’impuissance de l’Etat devant les saboteurs de tout genre  (partout dans le pays certes, mais particulièrement à Kerkennah), ainsi que les positions inconscientes du Gouvernement ne peuvent que dissuader l’investissement et faire fuir les investisseurs !

Nous ne pouvons plus ni l’accepter, ni se borner à “prier” pour que cela change !

Nafaa Ennaifer.

Président de la Commission des Affaires Economiques de l’Utica

FOCUS 🔍

Italcar, concessionnaire et distributeur exclusif de plusieurs marques de voitures et de camions en Tunisie (Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Fiat Professional, Iveco et Jeep), a...

Le meilleur des RS

L'étrangère qui vous dit vos 4 vérités

Elle s’appelle Martine Maçon. Manifestement une étrangère vivant à Tunis. Sur sa page des réseaux sociaux, elle se définit comme «Empêcheuse de tourner en...

INTERVIEW

Le PDG de la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM), Béchir Irmani a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont...

AFRIQUE

Algérie : Évolution record de la production en viande blanche

La production nationale en viande blanche a connu une évolution considérable en 2017, atteignant 5,3 millions de quintaux  (Mqt), contre 2,092 Mqt en 2009,...

Reseaux Sociaux

SPORT