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Douze communes situées dans 4 gouvernorats frontaliers de l’intérieur du pays, à savoir Tataouine, Gafsa, Kasserine et Jendouba bénéficieront du Plan de développement intégré (PDLI). Un mécanisme d’appui et d’accompagnement financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par le Bureau International du Travail.
Pour ce faire, l’équipe en charge du projet organise entre les mois d’octobre et décembre 2018, une série d’ateliers de préparation pour le suivi de l’exécution des plans de développement locaux et des programmes annuels d’investissement au profit des communes concernées. Le premier atelier a démarré le 28 octobre 2018 à Balta dans le gouvernorat de Jendouba.
Objectif : soutenir les équipes communales dans le repérage des avantages compétitifs de leurs territoires et formuler une vision concertée et identifier des leviers de développement de la commune Il s’agit, également, de la formulation d’un plan de développement local pour la période 2018-2021 devant permettre, dans une seconde étape aux équipes communales d’élaborer leurs programmes d’investissement.

La majeure partie du financement est consacrée aux infrastructures et équipements répondant aux besoins de base des communes concernées. L’intervention portera, pour l’essentiel, sur la concertation au niveau local autour de la maitrise d’ouvrages communaux, de la mise en œuvre rapide d’actions concrètes et pertinentes, et de l’intégration de mesures d’accompagnement liées à la valorisation des ressources locales.
Les modes de mise en œuvre du présent projet garderont donc une certaine autonomie, tout en impliquant très étroitement les partenaires locaux et régionaux, et les infrastructures réalisées seront d’avantage considérées comme un moyen d’introduire de nouveaux concepts d’une fin en soi“, peut-on lire dans un communiqué de presse.

Le PDLI est financé par l’UE pour un montant de 60 millions euros, dont 9 millions sont attribués au BIT en gestion déléguée pour assurer l’appui technique aux communes.
Les communes bénéficiaires de ce programme d’appui sont, en plus de Balta, les localités de Khmayria et Galaa dans le gouvernorat de Jendouba, Bir Lahmar, Tataouine nord et Smar dans le gouvernorat de Tataouine, Bouzgem et Chrayaa à Kasserine et Sidi Aich, Sidi Boubaket, Snad et Zannouch dans la région de Gafsa.

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Le projet “Emplois décents pour les jeunes et les femmes” a été lancé, mercredi à Tunis, au profit de quatre gouvernorats, à savoir Kairouan, Zaghouan, Tunis et La Manouba.

Le bureau international du travail en Tunisie veillera sur la mise en œuvre de ce projet financé par le royaume de Norvège moyennant une enveloppe de trois millions de dollars, a fait savoir le conseiller technique principal du projet, David Andrevon lors d’une conférence organisée par le ministère de la formation professionnelle et de l’emploi en partenariat avec l’organisation internationale du travail (OIT), l’union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et l’union générale tunisienne du travail (UGTT).

Ce projet qui s’étale de 2018 à 2020 repose sur quatre volets essentiels à savoir l’appui aux institutions du marché du travail et aux partenaires sociaux dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale dans le domaine de l’emploi à travers la mise en place d’un plan d’action dans les gouvernorats ciblés.
Il s’agit, en outre, d’aider quatre bureaux d’emploi dans ces gouvernorats à promouvoir leur rendement en vue d’améliorer l’employabilité des jeunes et des femmes.
Le troisième volet consiste à renforcer la création de postes d’emploi au profit des femmes et des jeunes alors que le quatrième vise à appuyer la formation professionnelle pour promouvoir l’employabilité des jeunes.

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Fawzi Abderrahmène, a souligné que le taux de chômage en Tunisie s’élève à 15,4%, un taux certes élevé et inacceptable mais qui est resté stable depuis 2013, a-t-il dit.
Le chômage touche, selon le ministre, 40% des diplômés du supérieur contre 11% parmi les non titulaires de diplômes universitaires, faisant savoir que les deux tiers des diplômés sans emploi sont des filles.

Pour sa part, le directeur de l’OIT pour le Maghreb arabe, Mohamed Ali Dayahi, a mis l’accent sur l’engagement de l’organisation à soutenir les efforts du gouvernement tunisien et de ses partenaires pour fournir un travail décent à la jeunesse tunisienne, soulignant l’importance du projet “Emplois décents pour les jeunes et les femmes” dans l’amélioration des aptitudes des jeunes dans les gouvernorats ciblés.

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L’UTICA (Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat) organise, avec l’appui du BIT (Bureau International du Travail) une conférence sur le thème “L’autonomisation économique de la femme artisane en milieu rural“. La rencontre, qui aura lieu demain mercredi 06 décembre 2017, sera axée sur les sujets relatifs à l’insertion de «la femme artisane dans le milieu rural». Les participants vont analyser exhaustivement les problématiques, débattre des enjeux et opportunités de l’artisanat pour la femme rurale, et in fine élaborer des plans d’action adaptés aux besoins et spécificités de cette niche, véritable levier pour le développement local.

Le secteur de l’Artisanat pèse lourd dans l’économie tunisienne. Près de 300 000 personnes, majoritairement des femmes, vivent de cette activité. L’artisanat, un savoir-faire distinctif, intemporel, héritier de la tradition, reflète l’image du pays, des savoirs et des métiers d’art vieux de plus de 3000 ans. Les emplois dans le secteur sont occupés à 70%  par les femmes, notamment en milieu rural. Mais voilà, le secteur est confronté à plusieurs difficultés structurelles qui sont autant de freins à l’exploitation optimale de ses opportunités :

➢        Un déficit flagrant au niveau de la mise en valeur des produits de l’artisanat (design et esthétique, fonctionnalités, valeur symbolique et mémorative, qualité des matériaux utilisés, packaging et présentation, marketing…).

        Une rupture avec les marchés dans une économie mondialisée et absence de veille sur les évolutions, les tendances de consommation permettant d’adapter constamment les produits de l’artisanat aux goûts des consommateurs et à leurs exigences en matière de qualité et de fonctionnalité, tout en préservant l’authenticité.

➢        Une grande majorité des artisanes ont de faibles moyens et exercent dans le secteur informel. Les politiques et dispositifs d’appui n’apportent pas le soutien nécessaire à cette économie et aux artisans créateurs. Ce qui les empêche de développer leurs activités.

Tous ces sujets, et d’autres, seront passés à la loupe pour en déterminer les solutions et établir une feuille de route.

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L’UTICA, en collaboration avec le BIT, organise le 6 décembre 2017 une conférence sur “L’autonomisation économique de la femme artisane en milieu rural“.

Il s’agit de présenter la situation actuelle de la femme rurale en Tunisie et de débattre des moyens à mettre en œuvre afin d’améliorer cette situation et de mettre en place des programmes concrets à même de permettre aux femmes d’acquérir une certaine aisance économique.

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