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Taoufik Rajhi est ministre en charge des grandes réformes. Il est aussi en charge du dossier des relations avec le FMI, un des principaux bailleurs de fonds de la Tunisie. Pour Africanmanager, il répond  à ceux qui font circuler que les relations du gouvernement tunisien avec le FMI se seraient détériorées.

Question : Tout d’abord vous venez de rentrer de Beyrouth où vous avez présidé la trentième session ministérielle de la Commission Economique et Sociale des Nations Unies de l’Ouest de l’Asie (ESCWA). Quels ont été les résultats ?

Réponse : C’était le tour de la Tunisie de présider pendant trois années cette commission. La réunion a été fructueuse et s’organise habituellement autour de Trois réunions ministérielles de discussion et des réunions parallèles d’experts. Nous avons débattu de la technologie face aux défis du développement durable. Nous avons adopté la déclaration de Beyrouth sur la technologie pour le développement durable qui serait la plateforme Arable des actions fédératrices dans le domaine permettant d’atteindre les objectifs de développement économique et social établis par les nations Unies.

Question : Et la Tunisie dans tout cela ?

Réponse : Au contraire nous avons fait la promotion de l’expérience tunisienne récente en matière de réformes dans le secteur et en particulier l’adoption du Startup Act qui est révolutionnaire à plusieurs égards. Le plus grand défi du monde Arabe est le chômage des jeunes diplômés et le développement de technologies chez les jeunes ne peut se faire que par l’encouragement de la création des startups.  Nous avons insisté sur le rôle de l’Etat d’investir dans l’infrastructure technologique mais aussi sur la réforme du cadre législatif comme la Startup Act en Tunisie mais aussi un cadre fiscal et financier incitatif en même temps que les structures de financement.

Question : Il y a eu beaucoup de désinformation ces jours-ci, sur la relation gouvernement-FMI, allant jusqu’au bruit sur la rupture, le non décaissement et l’annulation de la visite du Directeur de la région MENA. Qu’en est-il au juste ?

Réponse : J’ai suivi tout cela avec amertume car au moment où nous travaillons d’arrache-pied sur le redressement économique du pays et dans une période cruciale de réalisation des financements prévus par la loi de finance 2018, des contrevérités surgissent et parfois manipulées par des médias «professionnels».
Au contraire de tout ce qui a été dit, la visite du Directeur de la région MENA prévue le lundi 25 a été reportée pour le 26 juillet à cause de la visite du Roi de Jordanie à Washington le 25 juin. Il est inconcevable que le Directeur de la région soit à l’étranger au moment de la visite du plus haut responsable du dossier de son pays, qui est en difficulté.  En plus, la Revue était concluante depuis la visite des experts et même en termes de réalisation des objectifs quantitatifs et repères structurels, elle est de loin la meilleure, puisque c’est la première Revue où on ne demande pas de dérogation. En plus la date du Conseil d’Administration était fixée depuis un mois pour le 6 juillet et a été confirmé vendredi dernier avec ironie par le Chef de communication du FMI lors de la conférence habituelle. Personnellement, je prévois comme dans le conseil d’Administration de la Banque Mondiale le 27 juin une décision unanime d’approbation du rapport du staff qui a mis l’accent sur les progrès réalisés en matière de réformes. D’ailleurs je peux vous annoncer que la prochaine revue sera le 15 aout et elle sera concluante inshallah.

Question : Vos détracteurs vous répondent que le gouvernement ne fait qu’appliquer les dictats du FMI ?

Réponse : Cette assertion populiste est une insulte à la Tunisie et en particulier à l’Administration et me fait personnellement rire.  De grâce a-t-on besoin du FMI pour savoir qu’il faudrait réduire le déficit budgétaire, réformer nos caisses, maîtriser nos dépenses de compensation de l’énergie ou encore maitriser la masse salariale ? A-t-on besoin du FMI pour savoir qu’on doit impérativement réformer nos entreprises publiques, moderniser l’administration fiscale, améliorer la collecte d’impôt ? D’ailleurs nulle part vous trouverez une référence à la réforme des entreprises publiques ou les caisses sociales dans le programme du FMI ou la BM.
Parfois je m’amuse à lire que le FMI a demandé la privatisation des entreprises publiques, alors que cette question n’existe nulle part ni dans nos discussions ni dans les documents échangés. C’est de la désinformation et de la manipulation de l’opinion publique et cela nous fait dévier de l’essentiel qui est la réforme et la modernisation de l’Etat. Le FMI vient discuter cette politique budgétaire avec le gouvernement dans un dialogue constructif et d’égal à égal et nous finissons toujours par le convaincre. Sinon comment vous expliquez le paiement des augmentations salariales par le mécanisme de crédit d’impôt, le montant exorbitant de la compensation de l’hydrocarbure ou même le nouveau package social ?  Nous sommes conscients de nos problèmes et nous trouvons toujours des solutions et c’est comme çà que nous avons gardé le FMI à nos côtés,  alors que d’autres pays sont en rupture et en difficulté et dépêchent leurs hauts responsables à Washington pour convaincre. La politique budgétaire de la Tunisie est conçue par le gouvernement tunisien en toute indépendance et aux détracteurs de présenter l’alternative s’ils en ont.

Question : Il y a une avancée qui est celle de l’amélioration des recettes de l’Etat en traquant les fraudeurs, la corruption !

Réponse : Mais cela ne constitue pas en soi une politique budgétaire alternative. Les gouvernements successifs en sont conscients et ont amélioré l’arsenal juridique et répressif et les résultats sont meilleures, bien qu’il reste beaucoup à faire. En tout cas oui à la lutte contre les fraudeurs fiscaux, l’évasion fiscale, la corruption mais ceux qui pensent que les sommes récoltées vont servir à payer les salaires et la compensation de l’énergie se trompent. L’argent dégagé sera consacré aux pauvres et aux classes moyennes. Nous venons de le faire lorsqu’on a constaté une amélioration des recettes fiscales par un package social dont l’intégration de 35.000 familles nécessiteuses et la prime de 500 dinars pour les nouveaux étudiants des classes moyennes pour atténuer leurs dépenses de rentrée universitaire.

Question : Comment vous justifier alors  la hausse des prix de l’Energie ?

Réponse : La facture énergétique est un casse-tête pour les gouvernements tunisiens depuis la révolution. Cette année nous avons projeté dans la LF 2018  sur la base d’un prix du baril de 54$ un coût global de la compensation de l’Energie (gaz, électricité et hydrocarbure) de 2400 Millions. Le budget devrait supporter 1500 millions de dinars et le reste devrait être recherché par des politiques sectorielles et d’ajustement des prix à hauteur de 900 millions. Nous avons annoncé tout cela en décembre 2017 en indiquant qu’on fera un ajustement trimestriel avec la règle d’ajustement automatique des prix dont le passage à un ajustement mensuel était prévu pour juillet 2017 et reporté depuis à juillet 2018.

Question : Mais le prix du baril est loin des 54$ aujourd’hui.

Réponse : Comme le prix du Baril a augmenté dès le début de l’année, le Gouvernement a mis en place en février un task force que je préside qui est consacré au « Suivi des risques budgétaires de la hausse du prix du pétrole ». Nous avons fait une première révision en février sur la base d’un prix moyen de 62$ et nous avons estimé à ce moment le cout total à 3000 MDT et augmenté le poids supporté par le budget de 1500 MD à 2100 MDT pour ne pas affecter davantage le poids des ajustements sur les ménages. Malheureusement en mai et sur la base d’un prix moyen de 70$ la facture est montée à 4035 MD, ce qui est le double de ce qui est prévu par la LF2018. Encore une fois, nous avons décidé d’augmenter la part supportée par le Budget de 1500 et 2100 à 2700 MD soit 1100 supplémentaires supportés par le budget de l’Etat et non prévus par la LF2018 et qui sera financée indirectement par le contribuable tunisien.

Question : Qui va supporter l’augmentation du prix du baril de pétrole ?

Réponse : Le budget ne peut pas supporter plus et nous sommes résolus à ne pas aller au-delà de ce montant de 2700 MD en 2018 quel que soit le prix du baril et de monitorer de près le prix du baril mensuellement et faire les ajustements mensuels nécessaires avec la règle d’ajustement automatique. Notre prochaine évaluation de la situation est en octobre prochain pour voir quelles sont les décisions nécessaires pour rester dans l’enveloppe de 2700 MD. D’ailleurs, le Parlement nous a autorisé uniquement 1500 MD et nous sommes à 2700 DM et nous devons y aller à l’ARP pour une loi de finance complémentaire rien que pour ça. Personne n’accepte que tous les contribuables tunisiens paient 80% de la compensation de l’hydrocarbure au 20% des plus riches. On ne veut pas s’endetter pour payer la compensation de l’hydrocarbure mais pour les écoles, les universités, les hôpitaux, l’infrastructure…. OK.

Question :  Vous n’avez pas d’autres solutions pour résorber la facture énergétique ?

Réponse : Bien sûr que oui. Les énergies non renouvelables tout d’abord et nous avons commencé la rationalisation de la consommation énergétique, surtout pendant l’été y compris par l’administration. Les nouveaux produits non polluants comme le premium car il est inconcevable qu’on continue en Tunisie de consommer le gazoil alors qu’il est banni dans les pays européens et on peine à le trouver sur le marché international. Il faudrait aussi qu’on ait une politique énergétique qui respecte l’environnement et à mon avis il faudrait bannir progressivement le gazoil ordinaire en Tunisie et le remplacer par un produit moins polluant. En plus, le transport commun public et non public y compris les taxis doivent penser à la voiture électrique ou à gaz. Cela nécessite sûrement de l’infrastructure et des incitations mais l’Etat est prêt à le faire pour le bien du pays. Au lieu de négocier des tarifs, négocions stratégie de transport urbain conjointement avec une stratégie d’Energie propre. Ce sont les vraies questions à débattre dans le pays. Nous devons aussi développer des techniques financières de couverture contre risque de la hausse du prix du baril. J’ai mis en place une équipe qui réfléchit sur la question.

Question : Revenons à la question brûlante des retraités qui sont en grogne concernant le paiement de leurs pensions.

Réponse : Sur ce sujet, il y a un malentendu. Il y a deux problèmes. Le premier est celui des paiements des pensions de retraite des caisses de retraites et le second est celui de l’augmentation des pensions. Pour le premier, le problème est structurel et dû à la réforme de 1985 qui a tout fait pour distribuer l’excédent du système à cette époque et n’a pas prévu la transition démographique. Le gouvernement a donné la priorité à ce sujet et a assuré tout d’abord les retraites de 2016, 2017 et encore maintenant 2018 en injectant du transfert direct respectivement de 300 MD, 600 MD et autre cette année. Les difficultés de cette année étaient prévues et le gouvernement avec la participation des partenaires sociaux a préparé une réforme minimaliste mais les partenaires sociaux ont pris du temps pour valider les choix de la commission tripartite à leurs structures malgré de multiples rappels par le gouvernement. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a validé les résultats de la commission tripartite et a envoyé la loi à l’ARP.  La loi était prête depuis l’année dernière et si on avait adopté cette réforme et si on l’avait appliquée depuis janvier on n’en serait pas là.  Alors il fait pas blâmer le gouvernement qui est en avance par rapport aux partenaires sociaux en matière de réforme des caisses et non plus pour son soutien financier au CNRPS pour combler son déficit structurel.

Question : Et pour les augmentations des pensions du CNSS ?

Réponse : Là aussi il y a deux problèmes celui de l’augmentation des pensions du CNSS qui se fait en fonction de l’augmentation du SMIG et celui des pensions du CNRPS qui se fait selon le mécanisme de péréquation. Pour le premier problème, le gouvernement est en train d’étudier la question et d’évaluer l’impact. En effet, le CNSS n’a pas les moyens de financer l’augmentation des pensions du CNSS  car déjà elle  a un déficit structurel et est en train de payer les pension actuelles en grignotant les cotisations de l’assurance maladie du CNAM. Toute décision d’augmentation du SMIG va se traduire par un déficit supplémentaire du CNSS d’où il est nécessaire de prendre la bonne décision mais aussi de l’accompagnera une réforme structurelle. La décision d’augmentation du SMIG est imminente.

Question : Et pour les augmentations des pensions du CNRPS ?

Réponse : Pour l’augmentation des pensions du CNPRS et au-delà du fait que la CNRPS n’a pas les moyens de payer les pensions en soi à cause du déficit structurel, on a eu un problème de la Cour des comptes qui considère que le crédit d’impôt n’est pas une augmentation salariale et par conséquent c’était une faute de gestion d’ajuster les pensions du CNRPS en conséquence en 2017. Rappelons que l’Etat a financé l’application de la péréquation en 2017 qui est proportionnelle à la moitié des augmentations salariales de 2017. EN 2018 nous avons eu le versement sous forme de crédit d’impôt de la deuxième moitié de l’augmentation de 2017 qui a été versée en trois mois (janvier, février et mars) et la dernière tranche de l’augmentation spécifique de 2018.  En temps normal, la CNRPS devrait appliquer la péréquation mais d’une part il n’a pas les ressources financières et d’autre part il se heurte à l’avis de la Cour des comptes. Nous travaillons sur une solution dans les jours qui suivent mais encore c’est l’Etat qui va supporter ce coût. La réforme du CNRPS est plus qu’une urgence, c’est vital. J’espère que l’ARP se saisira rapidement du dossier.

Question : On croit savoir que vous n’appréciez guère la hausse du taux directeur récente de la BCT ?

Réponse : Je n’aime pas du tout commenter la politique monétaire de la BCT car je crois profondément à l’indépendance de la BCT. Fondamentalement, il est légitime qu’une banque centrale s’attaque à l’inflation et peu importe la composante monétaire de l’inflation, la hausse du taux directeur est impopulaire en Tunisie car l’offre des banques tunisiennes en matière de taux d’intérêt du crédit est variable ( TMM+ un taux de marge) à part les banques islamiques et les crédits de plus de 15 ans. En théorie l’objectif de la hausse du taux directeur est de réduire l’octroi de crédit pour financer la nouvelle demande de crédit pour la consommation ou l’investissement. En Tunisie, nous voulons juste qu’elle freine les nouveaux crédits à la consommation et pas l’investissement. Or, comme les banques tunisiennes ne supportent que le risque de crédit et non de taux et n’offrent pas de taux fixes comme la majorité des pays, la majorité des emprunts sont à taux variables et par conséquent la hausse du TMM réduit le pouvoir d’achat des ménages qui ont des emprunts en cours et alourdit la trésorerie des entreprises. C’est un effet collatéral qui rend la décision impopulaire.

Question : Que Faire Alors ?

Réponse : Il faudrait changer la législation pour que les banques offrent aux ménages et entreprises des taux fixes à côté des taux variables dont leur variabilité est limitée comme dans les pays européens, d’autant plus qu’une courbe de taux permet de calculer la prime de risque. Ceux qui sont allergiques au risque choisiront l’emprunt à taux fixe et seront à l’abri de la hausse du TMM, les autres prendront le taux  variable à leurs risques et périls, même s’ils peuvent profiter en cas de baisse, mais tout cela enlèvera à la décision de la hausse du TMM le caractère impopulaire et elle deviendrait une décision technique de politique monétaire.

Question : Mais en tout cas la hausse du TMM  affectera les décisions d’investissement et au-delà la relance ?

Réponse : Vous avez raison et c’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de développer des crédits à taux bonifié pour l’investissement des PME afin d’absorber l’effet néfaste de la hausse du TMM. Nous avons même souhaité une sorte de quantitative Easing ciblé à l’investissement des entreprises, ce qui a déjà été décidé. D’autres mesures suivront pour protéger l’investissement qui est le moteur de la croissance.

Question : On a l’impression que vous oubliez l’essentiel, qui est le social.

Réponse : Jamais. Le gouvernement a pris conscience dès janvier 2018 de la nécessité d’atténuer l’impact de l’inflation en augmentant l’allocation des familles nécessiteuses de 30 dinars, d’aligner les pensions dans le privé en-dessous de 180 dinars à ce seuil et de proposer le soin gratuit aux jeunes chômeurs. D’autres mesures ont été prises en Juin, elles concernent l’absorption en une seule fois de la liste d’attente, la prise en charge des abonnements scolaires de leurs enfants ainsi que la prime de 500 dinars pour les nouveaux étudiants afin d’alléger les dépenses des familles concernant la rentrée universitaire occasionnées par la réussite de leurs enfants au bac. N’oubliez pas que deux augmentations salariales programmées ont été servies pendant les quatre premiers mois de 2018. La moitié de l’augmentation de 2017 qui a été servie en janvier, février et mars et l’augmentation spécifique de 50-40 dinars par mois en avril 2018. S’il est possible de faire plus ça sera fait mais maintenant les contraintes financières sont au maximum.

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Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Samir Cheffi, a déclaré hier mercredi 22 novembre 2017 dans la soirée sur le plateau de Myriam Belkadhi, sur Al Hiwar Ettounsi : «Ma crainte est que la classe politique perde toute crédibilité aux yeux des Tunisiens».

A propos du déficit des caisses de compensation sociale, il a indiqué qu’il atteindrait actuellement plus de 8300 Millions de dinars (MD). «Les caisses sont présentement presque en faillite. Elles ont un passif très lourd : Elles doivent 4300 MD aux sociétés privées, 500 MD à l’Etat. La CNRPS quant à elle a une dette de 1200 MD auprès de l’Etat. Les hôpitaux publics ont une ardoise de près de 2300MD ! Avec ces montants, nous concluons que la politique sociale adoptée après l’indépendance est en train de s’effondrer».

S’agissant des remèdes, Cheffi a déclaré ceci : «nous n’avons pas trouvé un accord définitif avec le gouvernement pour sortir les caisses du trou».

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Le Groupement Professionnel de l’Industrie, de la Boulangerie et de la Pâtisserie de la CONECT a exprimé, dans un communiqué publié ce lundi, son refus catégorique des déclarations irresponsables et fallacieuses et de l’appel injustifié à la grève des boulangers. D’après l’organisation, ils visent à faire profiter davantage certaines parties du système de la compensation aux dépens des intérêts des citoyens, des boulangers responsables et de la communauté nationale par l’aggravation du budget de la caisse générale de compensation.

Le Groupement rappelle ainsi que l’appel à la grève émane de parties qui s’approvisionnent en farine au prix de 6 dinars seulement le quintal en plus de la compensation dont elles bénéficient au niveau du fuel et d’autres postes de dépense, alors que le reste des boulangeries qui exercent dans le cadre du respect intégral de la loi, du cahier de charges, des conditions de poids et des normes de qualité les plus exigeantes paient la farine à plus de cinquante et un dinars le quintal sans bénéficier de la compensation.

Par le biais de ce communiqué, le groupement de la CONECT lance un appel à tous les boulangers bénéficiant ou non de la compensation à poursuivre leur activité et à assurer la disponibilité de ce produit de base dans les meilleures conditions.

Le groupement réitère son refus total des pratiques visant à utiliser ce produit stratégique pour tous les Tunisiens comme un moyen de surenchère, surtout que le dialogue se poursuit actuellement entre le Ministère de l’Industrie et du Commerce et toutes les parties concernées concernant les solutions appropriées et la nécessité de procéder à une refonte du système de la compensation afin de l’adapter aux objectifs réels et d’orienter l’intervention de l’Etat au profit exclusif des consommateurs concernés.

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