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La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) a exprimé mardi 02 octobre 2018 sa préoccupation devant les violences auxquelles on assiste dans le pays depuis le début de la campagne en vue des élections législatives du 20 octobre.

Dans un communiqué publié à Kaboul, la mission condamne notamment l’attentat-suicide commis mardi dans la province de Nangarhar, où au moins 14 civils qui participaient à une réunion électorale ont été tués et 42 ont été blessés.

Depuis le début de la campagne officielle le 28 septembre, plusieurs attentats ont été commis, dans lesquels un candidat et trois gardes du corps d’un autre candidat ont été tués, déplore la MANUA, qui « exhorte tous les acteurs à s’abstenir de tout acte de violence et d’intimidation contre les candidats ou les électeurs ».

« Je suis scandalisé par les attentats dans lesquels sont délibérément visés des civils cherchant à exercer leur droit fondamental de participer à des élections », déclare le Représentant spécial en Afghanistan du Secrétaire général, Tadamichi Yamamoto, dans le même communiqué. « Ces violences, y compris l’attentat répréhensible d’aujourd’hui à Nangarhar, constituent une atteinte aux droits constitutionnels du peuple d’Afghanistan ».

Plus tôt cette année, la MANUA a publié un rapport dans lequel elle documentait déjà une multiplication inquiétante d’attentats dans des lieux liés aux élections, depuis le début des opérations de mise à jour des listes électorales au printemps dernier. L’attentat le plus sanglant de cette période a été commis le 22 avril par un terroriste kamikaze qui a visé une foule rassemblée devant un centre de distribution de cartes d’identité à Kaboul, faisant 198 victimes.

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Après Nidaa Tounes, c’est au tour de son allié de circonstance, Ennahdha, de râler contre le tour de vis opéré par la HAICA (Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle), dans le cadre des élections municipales du 6 mai 2018. «Nous sommes d’avis que les restrictions de la HAICA sur la couverture des municipales impactent négativement le cours des campagnes», a déclaré ce mardi 24 avril 2018 le porte-parole du mouvement, Imed Khemiri, sur Mosaïque FM.

Par ailleurs il a pris la défense des médias privés sur lesquels le couperet – sanctions – de la HAICA est tombé, appelant l’instance à la clémence.

C’est un fait : cette élection ne passionne pas les Tunisiens, d’ailleurs rien ne les passionne en ce moment (on verra si la Coupe du Monde changera la donne), blues post-révolutionnaire oblige. Mais il est vrai aussi que les règles absurdes de la HAICA occultent davantage le scrutin et le tuent dans la tête des citoyens, à ajouter à une conjoncture qui ne fait pas les affaires des rendez-vous électoraux. Sauf qu’à un plus de deux semaines du vote, c’est un peu tard pour protester contre les règles du jeu imposées par la HAICA, et qui tirent leur source du Code électoral que Ennahdha avait lui-même adoubé en 2014, faut-il le rappeler. C’est ce texte qu’il fallait remanier, et à temps….

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L’Instance régionale indépendante pour les élections à Sfax 2 a relevé, durant les deux premiers jours de la campagne électorale et la période qui l’a précédée, un nombre d’infractions portant, essentiellement, sur l’affichage des manifestes électoraux sans validation et le financement des campagnes de certaines listes, a déclaré à l’agence TAP, le président de l’IRIE Anis Triki.
S’agissant de l’affichage des manifestes sans visa de l’IRIE, Triki a fait savoir que des procès d’infraction ont été rédigés à cet effet et que des procès-verbaux d’avertissement ont été dressés aux présidents des listes contrevenantes.
Triki a, par ailleurs, souligné que l’IRIE a rejeté des demandes de validation de listes partisanes ayant joint les photos de leurs présidents de partis aux photos des candidats, ce qui est de nature à induire les électeurs en confusion.
Il a aussi indiqué qu’une liste indépendante à Gremda avait procédé à poster plusieurs affiches au lieu d’une seule dans un même endroit réservé à l’affichage, ce qui relève, selon lui, de la publicité politique.
Concernant les infractions financières, le président de l’IRIE de Sfax 2, a affirmé qu’elles sont liées essentiellement à la non-présentation, par certaines listes participantes, de leurs états financiers auprès de l’IRIE ou la fourniture tardive des états financiers après dépassement des délais (12 avril courant).
L’instance a également relevé un cas de “dépenses excessives”, lequel a été signalé à la Cour des comptes.
Rappelons que la circonscription électorale Sfax 2 compte 63 listes candidates dont 34 listes partisanes, 5 listes de coalition et 24 listes indépendantes.

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La loi organique n° 2014-16 du 26 mai 2014 relative aux élections et aux référendums a dressé une liste des établissements et lieux dans lesquels les candidats sont interdits de faire campagne en prévision des élections municipales.

Il est interdit, selon l’article 53 de cette loi, de distribuer des documents, de diffuser des slogans ou des discours liés à la propagande électorale ou au référendum, et ce, quelle que soit sa forme ou sa nature, au sein de l’administration publique ainsi qu’aux établissements et aux entreprises publiques, par le chef de l’administration, ses agents ou fonctionnaires ou les personnes s’y trouvant.

Quant à l’article 54, il dispose que la propagande électorale liée au référendum est interdite sous toutes ses formes au sein des établissements scolaires, universitaires et de formation, ainsi que dans les lieux de culte. Il est également interdit de faire des discours ou des conférences, de distribuer des publicités ou des tracts ou d’organiser toute activité visant à faire de la propagande électorale dans ces lieux.

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Quelque 5 369 843 inscrits au registre électoral sont attendus le 6 mai 2018 pour les premières élections municipales après 2011. La campagne démarrera samedi 14 avril, soit 22 jours avant le scrutin pour se poursuivre jusqu’au 4 mai 2018.

Ces échéances reportées plus d’une fois et qui ont divisé la classe politique et la société civile concernant la date de leur tenue et la non adoption du code des collectivités locales, vont permettre l’installation de conseils municipaux et régionaux dans un régime de gouvernance locale en Tunisie.

Les candidats, dont plus de 50 pc sont âgés de moins de 35 ans (contre seulement 4,41 pc pour les plus de 60 ans), concourront pour obtenir 7177 sièges dans 350 circonscriptions.

Le scrutin se déroulera dans 11 185 bureaux de vote dans plus de 4000 centres à travers les différentes régions et circonscriptions électorales.

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” Quelque 1700 observateurs seront déployés dans l’ensemble des circonscriptions électorales pour contrôler le déroulement de la campagne électorale des prochaines municipales “, a annoncé lundi le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Mohamed Tlili Mansri.

” Supervisés par 350 coordinateurs locaux, ces observateurs vont contrôler principalement les activités des différentes listes en lice pour les prochaines municipales ainsi que le mode de leur financement “, a-t-il souligné lors d’une rencontre avec les têtes de liste du District du Grand-Tunis pour les municipales et des représentants de la société civile.

A cette occasion, Tlili Mansri a passé en revue les éventuelles infractions qui pourraient être commises au cours de la campagne électorale, faisant remarquer que le dernier amendement de la loi électorale a dressé l’ensemble des infractions qui risquent d’annuler partiellement ou totalement une liste candidate.
” La campagne des élections municipales sera, à plusieurs égards, le baromètre qui va mesurer le niveau de préparation des différents acteurs aux prochaines échéances électorales “, a-t-il souligné.

Présent à cette rencontre, Anouar Ben Hassan, membre de l’ISIE, a dressé les dispositions et les règles de financement de la campagne électorale et défini la mission et les attributions de ” l’auditeur financier “.
Selon Ben Hassan, le contrôle des dépenses et du financement des listes en lice sera opéré à la fois par l’Instance et la Cour des comptes.

L’Instance supérieure indépendante pour les élections, a-t-il ajouté, va publier bientôt un manuel de 70 pages dédié aux activités de la campagne électorale ainsi qu’un autre guide destiné aux listes candidates et consacré au financement de la campagne.

Une autre rencontre avec les têtes de liste du District du Grand-Tunis pour les municipales et des représentants de la société civile aura lieu demain mardi.

Ces rencontres seront suivies de rencontres similaires dans tous les gouvernorats du pays.
La campagne électorale des municipales auront lieu du 14 avril au 4 mai 2018 et le scrutin se déroulera le 6 mai 2018.

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Le nom de la Tunisie est apparu dans le dossier qui vaut actuellement à l’ancien président français Nicolas Sarkozy de gros ennuis judiciaires : Le financement présumé de sa campagne électorale, en 2007, par les millions du défunt guide libyen Mouammar Kadhafi. Sarkozy, au terme de sa garde à vue, a été mis en examen mercredi 21 mars 2018 pour “corruption passive”, “financement illégal de campagne électorale” et “recel de fonds publics libyens”. Mais ce n’est pas tout, il a été également placé sous contrôle judiciaire et a été interdit de se rendre en Libye, en Egypte, en Tunisie et en Afrique du Sud (où réside actuellement Bechir Saleh, l’un des protagonistes phares de cette affaire), rapportent BFMTV et Le Monde.

Par ailleurs on a appris que l’ancien chef d’Etat n’a pas le droit de communiquer avec des personnages cités dans le dossier, dont son ex-homme de confiance Claude Guéant, inculpé aussi. D’après RTL, cette interdiction des juges concerne également Zied Takieddine, Brice Hortefeux et Bernard Squarcini, l’ancien patron de la DCRI (renseignement intérieur)…

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L’ancien président français Nicolas Sarkozy, qui a été pour beaucoup dans le soulèvement en Libye et la chute de Mouammar Kadhafi, a été rattrapé par l’affaire du financement de sa campagne de 2007 par le défunt guide libyen. En effet il a été mis examen mercredi 21 mars 2018 et placé sous contrôle judiciaire, d’après Le Monde et l’AFP.

Rappelons que Sarkozy était en garde en vue depuis mardi matin, à Nanterre, près de Paris et qu’il répondait des chefs d’accusation “corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens“. Le journal indique que l’ancien président s’en tient à sa ligne de défense : Je n’ai jamais reçu des financements de Kadhafi.
Il a été autorisé à regagner son domicile mercredi soir, après la fin de sa garde à vue dans les locaux de l’office anticorruption (Oclciff) et après que son inculpation lui a été signifiée…

Cette affaire a eu un rebondissement spectaculaire en septembre 2016 à Paris, avec la découverte d’un carnet qui aurait appartenu à Choukri Ghanem, ministre libyen du Pétrole entre 2006 et mai 2011, retrouvé mort dans le Danube le 29 avril 2012. D’après Mediapart, ce document contenait une note selon laquelle Kadhafi avait versé plus de 6,5 millions d’euros à Sarkozy pour financer sa campagne…

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Le triomphe du président américain, Donald Trump, après le succès au Sénat de son projet de réforme de la fiscalité, pourrait tourner court. En effet hier vendredi 1er décembre 2017, Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale, a été épinglé par la justice dans le cadre de l’enquête sur l’immixtion de la Russie dans la présidentielle américaine de 2016 – on soupçonne carrément une collusion entre les collaborateurs de Trump et le Kremlin pour faire tomber la rivale du républicain et favorite de l’élection, Hillary Clinton. Flynn a même reconnu avoir menti au FBI et dit vouloir déballer devant les juges, rapporte l’AFP ce samedi 02 décembre 2017. Le 45e président des USA risque très gros. En effet si le procureur arrivait à établir un complot entre l’équipe de campagne de Trump et Moscou, une procédure de destitution du président suivrait certainement…

D’après ce qu’on sait, Flynn a suivi les ordres d’un “très haut responsable” de l’entourage du président. Les regards sont tournés vers Jared Kushner, le gendre de Trump, d’après Buzzfeed et le Washington Post.
Wall Street a déjà anticipé ce qui pourrait être le séisme politique du siècle, en effet le Dow Jones a plongé de plus de 1%, avant de freiner les dégâts…

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Les vacances de postes au sein de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) doivent être comblées au plus tard d’ici début septembre 2017 “, a indiqué samedi Nabil Baffoun, membre de l’ISIE.
Selon lui, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) doit convoquer dans les plus brefs délais une séance extraordinaire pour combler les postes vacants au sein de l’ISIE et en élire le président.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Baffoun a expliqué que le comblement des vacances, l’élection du président et de deux membres du Conseil de l’ISIE doit se dérouler rapidement, dans la mesures où les dispositions légales qui succèdent l’élection des nouveaux membres risquent de prendre du temps.
D’après lui, le président élu de l’instance est la seule personne habilitée à signer les décisions réglementaires qui régissent ce processus et qui doivent être publiées avant le 19 septembre 2017, date du début de dépôt des candidatures pour les municipales.
Il est question également, a-t-il ajouté, pour la décision relative au financement des campagnes électorales et les décisions portant organisation des médias.
Les listes définitives des candidats pour les municipales seront publiées le 9 novembre 2017. La campagne électorale se poursuivra du 25 novembre au 15 décembre 2017. Le 16 décembre sera le jour du silence électoral et le scrutin devrait se dérouler le 17 décembre 2017.

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Le secrétaire général du mouvement Al Chaâb, Zouheir Maghzaoui, a déclaré que certains délégués ont commencé la campagne électorale de leurs partis dès maintenant.

Lors de son intervention ce vendredi sur Shems Fm, il a tenu à préciser que les parties qui gouvernent actuellement ont changé dernièrement plusieurs délégués d’où il existe maintenant plus de 170 délégués qui appartiennent à des partis.

Maghzaoui a dans le même sujet indiqué qu’Ennahdha et Nidaa Tounes peuvent mettre des délégués qui leur appartiennent vu que c’est un droit pour eux et vu qu’ils gouvernent, appelant à fournir des garanties aux partis de l’opposition qui participent aux élections surtout que les délégués peuvent influencer les citoyens dans les élections, a-t-il dit.

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Alors que Nicolas Sarkozy joue des coudes pour s’imposer à droite, dans la perspective de la présidentielle de 2017, une bombe est déterrée : Les soupçons de financement occulte de sa campagne électorale de 2007 par Mouammar Kadhafi. De quoi faire exploser toutes ses ambitions politiques, en à en croire Mediapart.

D’après le journal français, le juge d’instruction Serge Tournaire est en possession d’un carnet où un dignitaire libyen a consigné dès 2007 un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. La somme dépasserait 6,5 millions d’euros.

Le propriétaire de ce précieux carnet est Choukri Ghanem. Il avait été ministre du Pétrole entre 2006 et mai 2011, avant de se brouiller avec le dictateur et de mette le cap sur Vienne, en Autriche. Sa dépouille a été retrouvée dans le Danube le 29 avril 2012. L’enquête de police avait conclu à un décès accidentel mais “plusieurs proches de la victime n’hésitent pas à évoquer en privé des soupçons persistants de meurtre”, indique Mediapart.

Le carnet de Chourki Ghanem fourmille de détails, comme par exemple le fait que le 29 avril 2007, il y a eu une rencontre avec Bachir Saleh, à l’époque directeur de cabinet de Kadhafi. D’après Ghanem, Saleh lui a confié avoir remis 1,5 millions d’euros au candidat de l’UMP. Le carnet évoque d’autres sommes et grands noms du régime libyen : “3 millions envoyés par Saïf al-Islam Kadhafi et 2 millions par Abdallah Senoussi, chef des services secrets intérieurs libyens et beau-frère de Kadhafi”, révèle Mediapart. Sale temps pour Nicolas Sarkozy…

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La polémique suscitée par le verdict de la cour d’appel militaire dans l’affaire des martyrs et des blessés de la révolution a donné lieu à une nouvelle polarisation. Les attitudes sur le verdict prennent

La polémique suscitée par le verdict de la cour d’appel militaire dans l’affaire des martyrs et des blessés de la révolution a donné lieu à une nouvelle polarisation. Les attitudes sur le verdict prennent, en dernière analyse, pour référence deux avis distincts : l’un juridique, l’autre politique.

Les considérations juridiques ont trait aux lacunes du dossier et au refus de toute immixtion dans les affaires de la justice. En fait, plusieurs zones d’ombre persistent encore en rapport avec le déroulement des évènements entre le 17 décembre 2010 et le 14 janvier 2011 , et surtout la mort de centaines de citoyens après cette date , dans des circonstances non encore élucidées. La liste des morts et des blessés qualifiés le plus souvent de martyrs et de blessés de la Révolution n’est toujours pas établie de manière claire, et a donné lieu à des tiraillements politiques tout au long de cette période.

Des observateurs ont remarqué qu’un grand nombre de ceux qui s’étaient blessés ou avaient trouvé la mort au cours des évènements, eux-mêmes ou leurs parents , ont tout fait pour les voir classés parmi les martyrs ou les blessés de la Révolution . Evidemment, des vérifications et des filtres ont eu lieu, mais le nombre n’a pas été dégrossi pour autant de manière conséquente.

La commission présidée par Me Taoufik Bouderbala , chargée d’enquêter sur les évènements de la Révolution et censée, entre autres , préparer le terrain aux procès des anciens responsables sécuritaires et politiques, n’est pas parvenue à apporter les réponses que les citoyens, l’opinion publique, les hommes politiques et les familles des victimes attendaient .

Les premiers procès ont été confiés aux tribunaux civils, mais, devant les tiraillements provoqués par des avocats et des partis politiques qui parlaient au nom des familles des victimes ou carrément au nom de la Révolution ont amené les responsables à déférer les dossiers devant les tribunaux militaires. Et après les derniers verdicts, on assiste une nouvelle fois à une initiative pour dessaisir le parquet militaire de ces affaires pour les attribuer à des tribunaux spécialisés. D’ailleurs, l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) examinera, samedi 19 avril 2014, en plénière, un projet de loi dans ce sens.

Toute cette atmosphère qui a accompagné la Révolution n’a pas aidé à tirer au clair tous les faits qui l’ont jalonnée, ce qui a impacté grandement l’enquête sur le dossier . Et les différents gouvernements se sont lancé l’affaire comme une patate chaude. Ce qui a abouti, en fin de compte, à livrer aux juges un dossier imparfaitement accompli.

En face de cette approche qui analyse les verdicts prononcés à travers le prisme des lacunes et des insuffisances qui ont entaché le dossier de l’affaire, les zones d’ombre qui y subsistent et les passions suscitées par l’avènement de la Révolution, se construit une autre approche , politique celle-là, qui part d’un postulat unique . Cette Révolution qui a été faite contre les hommes de l’ancien régime, qui a pris pour cible les hommes d’affaires corrompus , combattu pour le rapatriement des fortunes spoliées au peuple , appelé à l’exclusion et pour des décennies des politiciens qui ont travaillé pour le régime de Ben Ali et prôné la justice sociale , l’égalité des chances et le développement dans les régions intérieures , cette Révolution est en train de trébucher. Les responsables corrompus ont été presque tous blanchis des accusations portées à leur encontre. Les hommes d’affaires sont en train de recouvrer leurs droits et même leurs privilèges .L’argent spolié n’a pas été restitué au pays. Le développement régional est en régression, et même le pouvoir d’achat se détériore à vue d’œil et le quotidien du citoyen lui fait regretter cette Révolution qui n’a mis fin ni à la corruption ni au népotisme et a ouvert les portes à toutes les formes de violence et d’insécurité et installé de grands déséquilibres financiers que le pays mettra des décennies entières pour les corriger.

Devant ce bilan négatif constaté par les partis dits révolutionnaires et à l’approche des échéances électorales, il ne reste aux formations politiques radicales ou celles qui veulent le devenir, qu’à se saisir du dernier dossier qui est encore actif, à savoir celui des martyrs et des blessés de la Révolution pour en faire le nouveau cheval de bataille. Or, ces mêmes partis ont curieusement oublié et pendant des mois ce dossier, et laissé les blessés et les familles des martyrs errer de couloir en couloir pour faire valoir leurs droits.

A cet effet, le président de la République, Moncef Marzouki, a affirmé, lors de son entretien avec le ministre de la Défense nationale, Ghazi Jeribi, que l’opinion publique n’était pas préparée à de tels verdicts qui ne répondent pas aux attentes des familles des martyrs et blessés et ne leur rendent pas justice, recommandant de porter en cassation ces jugements et de statuer sur cette affaire dans des délais raisonnables.

Mohammed Hamdi et Najib Chabbi, respectivement dirigeants de l’Alliance démocratique et d’Al Joumhouri, ont parlé de concert de contre-révolution , Tarek Kahlaoui membre du bureau politique du CPR, a cru voir dans le verdict un signal politique envoyé annonçant une contre- attaque de l’ancien régime. Ennahdha qui a eu, au début, une position nuancée, qui rappelle celle de Nidaa Tounes, a fini par donner libre cours aux diatribes de Walid Bannani et les députés nahdhaouis se sont rattrapés, en se positionnant à l’avant-garde des députés radicaux.

Cette polémique, qui n’a en fait aucun rapport avec les intérêts des martyrs et des blessés de la Révolution, a donné lieu à une redistribution des cartes érigeant une nouvelle ligne de démarcation entre formations politiques. Cette nouvelle donne a abouti à la marginalisation des positions systématiquement radicales de Abderraouf Ayadi ou celles fraîchement annoncées par Mustapha Ben Jaâfar au sujet de l’exclusion politique des hommes de l’ancien régime , mais également à affaiblir les positions modérées des centristes .

Et même l’acharnement de l’Alliance démocratique contre Moncef Marzouki, ne peut être compris que sous l’angle des nouvelles ambitions motivées par les prochaines échéances électorales, ce qui va permettre un nouveau redéploiement des forces politiques, et annonce une précampagne encore plus dure que la campagne électorale elle-même.

Aboussaoud Hmidi

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