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Les vacances de postes au sein de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) doivent être comblées au plus tard d’ici début septembre 2017 “, a indiqué samedi Nabil Baffoun, membre de l’ISIE.
Selon lui, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) doit convoquer dans les plus brefs délais une séance extraordinaire pour combler les postes vacants au sein de l’ISIE et en élire le président.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Baffoun a expliqué que le comblement des vacances, l’élection du président et de deux membres du Conseil de l’ISIE doit se dérouler rapidement, dans la mesures où les dispositions légales qui succèdent l’élection des nouveaux membres risquent de prendre du temps.
D’après lui, le président élu de l’instance est la seule personne habilitée à signer les décisions réglementaires qui régissent ce processus et qui doivent être publiées avant le 19 septembre 2017, date du début de dépôt des candidatures pour les municipales.
Il est question également, a-t-il ajouté, pour la décision relative au financement des campagnes électorales et les décisions portant organisation des médias.
Les listes définitives des candidats pour les municipales seront publiées le 9 novembre 2017. La campagne électorale se poursuivra du 25 novembre au 15 décembre 2017. Le 16 décembre sera le jour du silence électoral et le scrutin devrait se dérouler le 17 décembre 2017.

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Le secrétaire général du mouvement Al Chaâb, Zouheir Maghzaoui, a déclaré que certains délégués ont commencé la campagne électorale de leurs partis dès maintenant.

Lors de son intervention ce vendredi sur Shems Fm, il a tenu à préciser que les parties qui gouvernent actuellement ont changé dernièrement plusieurs délégués d’où il existe maintenant plus de 170 délégués qui appartiennent à des partis.

Maghzaoui a dans le même sujet indiqué qu’Ennahdha et Nidaa Tounes peuvent mettre des délégués qui leur appartiennent vu que c’est un droit pour eux et vu qu’ils gouvernent, appelant à fournir des garanties aux partis de l’opposition qui participent aux élections surtout que les délégués peuvent influencer les citoyens dans les élections, a-t-il dit.

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Alors que Nicolas Sarkozy joue des coudes pour s’imposer à droite, dans la perspective de la présidentielle de 2017, une bombe est déterrée : Les soupçons de financement occulte de sa campagne électorale de 2007 par Mouammar Kadhafi. De quoi faire exploser toutes ses ambitions politiques, en à en croire Mediapart.

D’après le journal français, le juge d’instruction Serge Tournaire est en possession d’un carnet où un dignitaire libyen a consigné dès 2007 un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. La somme dépasserait 6,5 millions d’euros.

Le propriétaire de ce précieux carnet est Choukri Ghanem. Il avait été ministre du Pétrole entre 2006 et mai 2011, avant de se brouiller avec le dictateur et de mette le cap sur Vienne, en Autriche. Sa dépouille a été retrouvée dans le Danube le 29 avril 2012. L’enquête de police avait conclu à un décès accidentel mais “plusieurs proches de la victime n’hésitent pas à évoquer en privé des soupçons persistants de meurtre”, indique Mediapart.

Le carnet de Chourki Ghanem fourmille de détails, comme par exemple le fait que le 29 avril 2007, il y a eu une rencontre avec Bachir Saleh, à l’époque directeur de cabinet de Kadhafi. D’après Ghanem, Saleh lui a confié avoir remis 1,5 millions d’euros au candidat de l’UMP. Le carnet évoque d’autres sommes et grands noms du régime libyen : “3 millions envoyés par Saïf al-Islam Kadhafi et 2 millions par Abdallah Senoussi, chef des services secrets intérieurs libyens et beau-frère de Kadhafi”, révèle Mediapart. Sale temps pour Nicolas Sarkozy…

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La polémique suscitée par le verdict de la cour d’appel militaire dans l’affaire des martyrs et des blessés de la révolution a donné lieu à une nouvelle polarisation. Les attitudes sur le verdict prennent

La polémique suscitée par le verdict de la cour d’appel militaire dans l’affaire des martyrs et des blessés de la révolution a donné lieu à une nouvelle polarisation. Les attitudes sur le verdict prennent, en dernière analyse, pour référence deux avis distincts : l’un juridique, l’autre politique.

Les considérations juridiques ont trait aux lacunes du dossier et au refus de toute immixtion dans les affaires de la justice. En fait, plusieurs zones d’ombre persistent encore en rapport avec le déroulement des évènements entre le 17 décembre 2010 et le 14 janvier 2011 , et surtout la mort de centaines de citoyens après cette date , dans des circonstances non encore élucidées. La liste des morts et des blessés qualifiés le plus souvent de martyrs et de blessés de la Révolution n’est toujours pas établie de manière claire, et a donné lieu à des tiraillements politiques tout au long de cette période.

Des observateurs ont remarqué qu’un grand nombre de ceux qui s’étaient blessés ou avaient trouvé la mort au cours des évènements, eux-mêmes ou leurs parents , ont tout fait pour les voir classés parmi les martyrs ou les blessés de la Révolution . Evidemment, des vérifications et des filtres ont eu lieu, mais le nombre n’a pas été dégrossi pour autant de manière conséquente.

La commission présidée par Me Taoufik Bouderbala , chargée d’enquêter sur les évènements de la Révolution et censée, entre autres , préparer le terrain aux procès des anciens responsables sécuritaires et politiques, n’est pas parvenue à apporter les réponses que les citoyens, l’opinion publique, les hommes politiques et les familles des victimes attendaient .

Les premiers procès ont été confiés aux tribunaux civils, mais, devant les tiraillements provoqués par des avocats et des partis politiques qui parlaient au nom des familles des victimes ou carrément au nom de la Révolution ont amené les responsables à déférer les dossiers devant les tribunaux militaires. Et après les derniers verdicts, on assiste une nouvelle fois à une initiative pour dessaisir le parquet militaire de ces affaires pour les attribuer à des tribunaux spécialisés. D’ailleurs, l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) examinera, samedi 19 avril 2014, en plénière, un projet de loi dans ce sens.

Toute cette atmosphère qui a accompagné la Révolution n’a pas aidé à tirer au clair tous les faits qui l’ont jalonnée, ce qui a impacté grandement l’enquête sur le dossier . Et les différents gouvernements se sont lancé l’affaire comme une patate chaude. Ce qui a abouti, en fin de compte, à livrer aux juges un dossier imparfaitement accompli.

En face de cette approche qui analyse les verdicts prononcés à travers le prisme des lacunes et des insuffisances qui ont entaché le dossier de l’affaire, les zones d’ombre qui y subsistent et les passions suscitées par l’avènement de la Révolution, se construit une autre approche , politique celle-là, qui part d’un postulat unique . Cette Révolution qui a été faite contre les hommes de l’ancien régime, qui a pris pour cible les hommes d’affaires corrompus , combattu pour le rapatriement des fortunes spoliées au peuple , appelé à l’exclusion et pour des décennies des politiciens qui ont travaillé pour le régime de Ben Ali et prôné la justice sociale , l’égalité des chances et le développement dans les régions intérieures , cette Révolution est en train de trébucher. Les responsables corrompus ont été presque tous blanchis des accusations portées à leur encontre. Les hommes d’affaires sont en train de recouvrer leurs droits et même leurs privilèges .L’argent spolié n’a pas été restitué au pays. Le développement régional est en régression, et même le pouvoir d’achat se détériore à vue d’œil et le quotidien du citoyen lui fait regretter cette Révolution qui n’a mis fin ni à la corruption ni au népotisme et a ouvert les portes à toutes les formes de violence et d’insécurité et installé de grands déséquilibres financiers que le pays mettra des décennies entières pour les corriger.

Devant ce bilan négatif constaté par les partis dits révolutionnaires et à l’approche des échéances électorales, il ne reste aux formations politiques radicales ou celles qui veulent le devenir, qu’à se saisir du dernier dossier qui est encore actif, à savoir celui des martyrs et des blessés de la Révolution pour en faire le nouveau cheval de bataille. Or, ces mêmes partis ont curieusement oublié et pendant des mois ce dossier, et laissé les blessés et les familles des martyrs errer de couloir en couloir pour faire valoir leurs droits.

A cet effet, le président de la République, Moncef Marzouki, a affirmé, lors de son entretien avec le ministre de la Défense nationale, Ghazi Jeribi, que l’opinion publique n’était pas préparée à de tels verdicts qui ne répondent pas aux attentes des familles des martyrs et blessés et ne leur rendent pas justice, recommandant de porter en cassation ces jugements et de statuer sur cette affaire dans des délais raisonnables.

Mohammed Hamdi et Najib Chabbi, respectivement dirigeants de l’Alliance démocratique et d’Al Joumhouri, ont parlé de concert de contre-révolution , Tarek Kahlaoui membre du bureau politique du CPR, a cru voir dans le verdict un signal politique envoyé annonçant une contre- attaque de l’ancien régime. Ennahdha qui a eu, au début, une position nuancée, qui rappelle celle de Nidaa Tounes, a fini par donner libre cours aux diatribes de Walid Bannani et les députés nahdhaouis se sont rattrapés, en se positionnant à l’avant-garde des députés radicaux.

Cette polémique, qui n’a en fait aucun rapport avec les intérêts des martyrs et des blessés de la Révolution, a donné lieu à une redistribution des cartes érigeant une nouvelle ligne de démarcation entre formations politiques. Cette nouvelle donne a abouti à la marginalisation des positions systématiquement radicales de Abderraouf Ayadi ou celles fraîchement annoncées par Mustapha Ben Jaâfar au sujet de l’exclusion politique des hommes de l’ancien régime , mais également à affaiblir les positions modérées des centristes .

Et même l’acharnement de l’Alliance démocratique contre Moncef Marzouki, ne peut être compris que sous l’angle des nouvelles ambitions motivées par les prochaines échéances électorales, ce qui va permettre un nouveau redéploiement des forces politiques, et annonce une précampagne encore plus dure que la campagne électorale elle-même.

Aboussaoud Hmidi

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