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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a publié, jeudi, une circulaire destinée aux banques et à l’Office National de la Poste (ONP) relative à l’ouverture de comptes bancaires concernant la campagne électorale municipale au profit des listes candidates aux élections municipales de l’année 2019, au moment où certains arrondissements municipaux procèdent à des élections partielles.
Cette circulaire, comprenant 7 articles, fixe les procédures d’ouverture de comptes bancaires pour les listes des candidats aux élections municipales, leur fermeture et les conditions du versement des montants déposés dans le compte bancaire par l’intermédiaire financier de la liste.

La circulaire présente, également, les mesures susceptibles d’imposer l’engagement d’interdire l’ouverture de plus d’un compte bancaire pour chaque liste de candidature et l’octroi de n’importe quel relevé ouvert au nom de la campagne électorale ou l’attribution de n’importe quel type d’avance à la liste propriétaire du compte bancaire.
La BCT et l’ONP appellent à informer la Banque de chaque opération d’ouverture des comptes au nom de la campagne électorale, tel que stipulé par le 1er article et ce, à travers le système de la BCT pour l’échange des données.

La circulaire insiste sur la nécessité de garder les dossiers de ces comptes et tous les documents concernant leur ouverture, leur gestion et leur fermeture ainsi que les justificatifs des opérations et des transactions faites par le biais de ces comptes durant 10 années, à partir de la date de leur fermeture.
Il convient de signaler que la décision de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE) n°20 de l’année 2014, datant du 8 août 2014, relative à la fixation des règles de financement de la campagne électorale, ses procédures et méthodes d’application, stipule dans son quatrième chapitre “qu’il importe à chaque liste de candidats et de candidates d’ouvrir un seul et unique compte bancaire où toutes les ressources financières consacrées à la campagne électorale devraient être versées, quelle que soit leur source privée ou publique et assurer les dépenses nécessaires pour cette campagne, à condition que l’ISIE en collaboration avec la BCT prenne les mesures nécessaires pour l’ouverture et la fermeture du compte unique“.

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Il y a quelques semaines, nous écrivions que Youssef Chahed vivait un dilemme, qui l’empêcherait presque de bien dormir (bien qu’il y ait assez de problèmes, de crises et de crisettes en Tunisie pour qu’il ne dorme pas du tout même).

Hier soir, à une heure d’écoute de choix, juste avant le programme le plus vu de la Wataniya 1 qu’est le Journal de 20 heures, Youssef Chahed semblait avoir à moitié résolu son dilemme du «to Be or not to BE» à la tête du parti dit du gouvernement, Tahia Tounes.

Ses services de communication avaient auparavant donné l’alerte, distillant les raisons de cette intervention télévisée du chef du gouvernement, un temps pour «donner la feuille de route des six prochains mois» et un autre pour «annoncer une nouvelle initiative».

Beaucoup avaient espéré que Chahed jette enfin l’éponge, des suites de toutes les pressions par tous les moyens, vrais, faux, politiquement corrects ou immoraux. D’autres avaient craint qu’il ne quitte la barre, un peu trop tôt pour s’assurer de remporter les prochaines bagarres. D’autres encore attendaient qu’il se consacre enfin à son parti Tahia Tounes et sorte de La Kasbah, tant qu’il y a dans son bilan quelque chose de positif dont l’image du parti pourrait tirer profit en guise de faire-part pour les cérémonies électorales d’octobre de novembre 2019.

  • Dilemme éthique à moitié résolu et discours à valeur de programme électoral

Lui, depuis son 2ème bureau de «Dar Dhiafa» comme pour signifier une distance avec le lieu de pouvoir qu’est La Kasbah, il jette d’entrée un bref «Salam alikoum» et entame un discours électoral par excellence. Un discours cependant fait au titre de chef de gouvernement. Un choix dont ses proches semblaient connaître d’avance la vraie finalité et dont ils assument, sans le dire, les risques quant aux critiques acerbes qu’il allait soulever chez l’opposition, toutes tendances confondues.

Sans se résigner encore à faire son «coming-out» politique, Youssef Chahed semblait avoir déjà résolu en partie son dilemme éthique. Il ne divorce pas encore de La Kasbah, il se rapproche simplement un peu plus de sa compagne Tahia Tounes. Il ne le cite pas dans ce discours, il parle seulement comme s’il en était déjà le candidat. Youssef Chahed préfèrerait ainsi faire le grand écart. Situation indéniablement inconfortable, où il reste perdant à tous les coups.

Rester à La Kasbah, son bilan déjà souffrant de beaucoup de critiques, parfois loin d’être infondées, est toujours mal interprétée par une population aux abois ; c’est aussi rester à la merci d’un quelconque évènement néfaste.

Partir chez Tahia Tounes, il perd le contact avec la realpolitik, perd ses moyens et serait dans un parti parmi plus de 260 autres. Cela, d’autant plus que la visibilité de son parti, pauvre en matière de stratégie de communication, reste étroitement liée à celle de son statut de chef du gouvernement où le moindre mal qu’on lui ferait deviendrait un bien.

Offensif d’emblée dans son discours du 17 avril 2019, le chef du gouvernement commence par évoquer sa dernière mésaventure du 4 avril à l’ARP, lorsqu’il y était allé pour parler de la crise du secteur de la santé, et qu’il expliquait par les revendications excessives des syndicats et des patronats qu’il accuse de faire du chantage et par les campagnes pré-électorales. Et de suite, il assure son refus de se soumettre aux pressions d’un Push-Out aux raisons électorales. «Tout cela ne doit pas arrêter le pays, car le gouvernement s’attèlera au cours des 6 prochains mois, en plus de réussir les élections, à réaliser notre feuille de route», a-t-il dit, en guise de passerelle pour parler de son programme, électoral sans le dire, et qu’il appellera «les priorités du pays qui touchent le quotidien des citoyens».

  • Un Roadmap, ou un «Road-trip» ?

Son programme électoral, il l’a inscrit sans le dire, dans la continuité de ce qu’il avait déjà entrepris depuis 2016, sans grosses annonces supplémentaires ni détails, sans oublier de rappeler ses «réussites» en premier. Des réussites que beaucoup lui déniaient depuis des mois et pour qui il ne s’était pas privé de rappeler les faits avérés, en martelant «notre vision de la politique est l’action»

D’abord les prix et il parlera des campagnes de lutte contre la spéculation. Ensuite les examens, toujours sous la menace d’enseignants jamais contents. Mais encore la prochaine saison touristique, sans y oublier les TRE.

Il ne se privera pas de rappeler la réussite de son gouvernement (Touchons du bois) en matière de sécurité. Parmi ses priorités en roadmap, l’amélioration de l’environnement de l’investissement [Clin d’œil aux patrons] par une loi à voter, oubliant que l’ARP lui bloque depuis 2 ans l’autre loi sur l’urgence économique. Il promet que «beaucoup de projets d’infrastructure démarreront au cours des 6 prochains mois», préférant oublier que pendant la prochaine période estivale, tout le pays, administration et entreprises incluses, se détourne généralement du travail vers les fêtes (Aïd El Fitr et Aïd du mouton) et les plages. Le tout, sans oublier que dès le retour des vacances, tout le monde n’aura d’yeux que pour les législatives.

Le RFR marche à pas de tortue, le port d’Enfidha rame encore dans les marées de l’administration et le plan solaire a à peine reçu ses premières autorisations. Chahed se voulait certainement, comme tous les politiciens lorsqu’ils promettent, optimiste. Un peu plus concret, il évoque El Amen social et Ahmini, pour le volet social de son programme. Il promet deux prochains dialogues interactifs, sur l’agriculture et le transport. En aura-t-il le temps si son parti engageait sa campagne électorale et aura-t-il la tête à ça, sans risque de se voir accuser encore d’utiliser les moyens de l’Etat pour sa propre campagne ?

En somme, une feuille de route ou «Roadmap» où les promesses presqu’impossibles à concrétiser en si peu de temps (6 mois) risqueraient d’en faire un simple «road-tip».

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Une promesse de campagne qu’il va tenir ou tout simplement de la démagogie pour se défaire de son adversaire aux législatives, Benny Gantz, très coriace ? En tout cas c’est dit, et l’annonce fait grand bruit dans le monde. En effet le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est engagé, s’il est réélu dans deux jours, à annexer les colonies israéliennes de Cisjordanie, chose dont il n’a jamais été question dans l’histoire de ce conflit long et sanglant. C’est tout ce que Netanyahu a trouvé pour tenter de se débarrasser de Gantz, un ancien chef d’étatt-majoor de l’armée, qui fait une percée dans les intentions de vote de au-delà de toutes ses espérances…

J’appliquerai la souveraineté (israélienne) sans faire de distinction entre les (plus grands) blocs de colonies et les colonies isolées“, a déclaré Netanyahu samedi soir sur la chaîne de télévision israélienne 12, rapporte l’AFP ce lundi 8 avril. Son challenger, le chef de file de la coalition centriste “Bleu-Blanc”, est plus que sceptique. Il s’est demandé pourquoi le Premier ministre sortant, si telle est réellement sa volonté, n’a pas agi dans ce sens “pendant les 13 années durant lesquelles il était au pouvoir (…). Je pense que s’exprimer sur un choix stratégique et historique dans le cadre d’une campagne électorale (…) est irresponsable“, a indiqué Gantz, qui a fait part de son refus de toute mesure “unilatérale“.
Nous ferons tout notre possible pour parvenir à un accord de paix régional et global tout en restant fidèles à nos principes“, a ajouté l’ancien général. Par principes il entend “la souveraineté israélienne sur la vallée du Jourdain“, dont un morceau est en Cisjordanie occupée, ainsi que sur les clonies en Cisjordanie et un peu partout à Jérusalem.

Netanyahu s’est donc radicalisé, plus que d’habitude, pour draguer les électeurs les plus à droite. Pour lui il s’agit surtout de faire feu de tout bois pour être réélu et s’offrir un bouclier face aux jugex qui le harcèlent dans moult dossiers pour des faits de corruption
Il a affirmé que même si un plan de paix le demande formellement, un jour, il n’est pas question de faire déguerpir “ne serait-ce qu’une personne” des colonies en Cisjordanie. Pourtant il sait que même le président américain, Donald Trump, qui lui a “offert” Jérusalem et le Golan syrien, pourrait difficilement le suivre sur cette affaire d’annexion des colonies, aux conséquences incalculables, au Moyen-Orient et dans le monde. Mais Netanyahu n’en a cure, selon ses déclarations : “Et si le plan propose le retrait des colonies, alors Israël n’y souscrira pas”, a-t-il affirmé…

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Le président de l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), Nabil Baffoun, a déclaré ce mercredi à Mosaïque FM que l’ISIE va recourir à une nouvelle technique de contrôle de la campagne électorale et de lutte contre le financement étranger et la corruption.

« Les agents chargé du contrôle recevront une formation spéciale leur permettant d’enregistrer toutes les infractions », a t-il précisé.

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Intervenant lundi 4 mars 2019 sur les ondes de Radiomed, le directeur général de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et dirigeant au sein de Nidaa Tounes, Néji Jalloul, a déclaré que «le travail de l’exécutif démontre bien qu’on a affaire à un gouvernement amateur, sans expérience ni compétence. Il doit partir», selon lui…

Et d’ajouter «les résultats nous ne les voyons pas car il n’y en a tout simplement pas, en dépit du discours populiste du Chef du gouvernement, qui essaie de donner l’illusion d’avoir réalisé bien des choses alors que le déficit du budget a doublé de 700% de 2010 à 2018». Nidaa annonce la couleur : Tout est bon pour abattre le chef du gouvernement, même lui coller les dérives de la Troïka et des autres dans lesquelles il n’a aucune responsabilité…

Jalloul a par ailleurs dit que «Chahed ne s’intéresse plus aux affaires du pays après la lancement de son parti. Il utilise l’appareil de l’Etat pour monter son propre parti politique». Des flèches qui ont été décochées samedi dernier en direction de Chahed, par le premier responsable de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi. Les arguments de la campagne électorale des nidaïstes, contre le chef du gouvernement surtout, se précisent…

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«Borderline» entre l’action gouvernementale et l’action partisane, alors que le parti qui devrait être son soutien est sur le point d’obtenir sa licence, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, se mûre toujours dans le silence. Et lorsqu’un journaliste lui pose la question, à Paris, sur son positionnement par rapport à «Tahia Tounes», il botte en touche, se fend d’un large sourire complice et répond «vous le savez mieux que moi». Et même lorsque son activité officielle prend fin à Paris, il fait attention à ne pas se montrer en compagnie de Slim Azzabi, venu à la capitale française draguer les compétences tunisiennes et les TRE installés dans la ville des lumières.

  • Ennahdha se rebiffe et sonne le tocsin de Chahed

Pour l’instant, il vit, politiquement, de la seule image du frondeur qui a osé «tuer le père», celui qui a osé défier l’autorité de son mentor et remettre en cause le statut du fils du président, celui que le chef de l’Etat voulait désigner comme le successeur et seul héritier du parti qui lui avait rapporté le siège de Carthage.

Son image de combattant contre la corruption s’était vite effritée, depuis l’arrestation de Chafik Jarraya. Mais il vient, récemment et pour quelques mois, d’endosser l’habit du responsable qui n’a pas peur des grèves et qui sait négocier avec le syndicat et gagner.

Il remonte les indicateurs économiques, mais pas assez et pas de quoi fortement impacter l’image d’un prochain candidat, direct ou indirect, et le positionner en Robin des bois qui prendrait chez les riches pour donner aux pauvres.

Faute de mieux, sur une scène politique qui joue depuis quelque temps la politique de la terre brûlée, il vient même de consolider sa place de leader pour les prochaines présidentielles. Il ne dit pourtant pas que c’est ce siège qu’il lorgne. Et lorsqu’il sort sur les télés, il parle de tout, sauf de son avenir politique sur une place où même son partenaire Ennahdha sonne désormais le tocsin d’un changement de gouvernement.

  • Leader ou dealer ?

Il remonte la côte de sa popularité, mais pas assez pour donner la nette impression d’être l’homme qu’il faut pour un peuple qui ne fait que ce qu’il veut et n’obéit que trop peu à l’autorité d’un Etat dont il ne reste d’ailleurs que très peu.

Il n’a pas su se faire l’image du porteur d’un autre projet de vie, un projet sociétal qui lutterait contre celui de son partenaire au pouvoir, haï par une grande frange de la population. Et son parti, «Under Construction», ne l’a pas aidé en précisant son orientation politique, et en donnant des précisions sur ses choix de politique économique et financière.

Il lui manque l’image du bâtisseur, faute de grands projets inaugurés en 2 ans de gouvernement ou de grands investissements à  concrétiser à cause de la frilosité qu’il a installée chez les investisseurs locaux, l’instabilité sociale qui n’a pas pu imposer pour séduire les IDE et un manque de maitrise de la masse salariale et des coûts de la production en général.

A quelques mois des prochaines élections, les indécis des sondages d’opinions ne savent toujours pas si Youssef Chahed sera le leader qui entraînera tout le pays derrière lui, vers de nouveaux horizons, politiques, économiques et financiers. Ou s’il n’est qu’un simple dealer, qui ne fera qu’attendre que les changements de conjoncture le portent vers le pouvoir où qu’il soit, à Carthage ou à La Kasbah, pour dealer, encore une fois et comme son mentor, avec l’inamovible Ennahdha.

  • Black Horse ou simple cheval de trait ?

Il est comme une ombre derrière la création de ce qui pourrait être le «black horse» qui se distinguerait du troupeau et en prendrait la tête, ou du joueur de dernière minute capable de faire la différence pour son équipe, que devrait être le parti dont BCE disait être le parti du gouvernement, qui pourrait changer la donne.

Il refuse pourtant encore d’en endosser officiellement la création et d’en devenir l’image de marque qui pourrait lui servir de faire-valoir politique pour les prochaines élections et qui permettrait à son parti de se présenter un champion clés en main.

D’aucuns disent qu’il le fait par stratégie. Cette dernière consisterait à attendre un possible revirement qui donnerait la capacité au chef de l’État de réussir à rassembler les différents débris de la famille politique centriste. Ce n’est qu’alors que YC s’y présentera, mais en chef de parti, capable d’en prendre les commandes qui le mèneraient au vrai poste de pouvoir qu’il brigue et qui serait La Kasbah.

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Jeune Afrique avait récemment annoncé que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, allait quitter le palais de la Kasbah en mars prochain pour se jeter corps et âme dans la course électorale de 2019. Puis les collaborateurs avaient vite démenti. De toute façon c’est une question de temps, Chahed devra, et même assez rapidement, se défaire de sa charge de chef de gouvernement pour organiser son avenir politique, ce que personne ne peut faire à sa place. Ses partisans ont beau être débordants d’énergie, bourrés de bonne volonté et pressés d’en découdre, ils ne pourront pas tout faire à sa place. Il va falloir qu’il s’y colle, qu’il descende sur le terrain, mouille la chemise et mette la main dans le cambouis. Et on lui prédit des jours difficiles et beaucoup de nuits blanches, mais c’est ainsi dans toutes les démocraties. On n’a pas encore inventé autre chose de ce point de vue. Ce que ses partisans ont fait, c’est-à-dire lui préparer le costume électoral dans lequel il n’a qu’à se glisser c’est très bien, mais ça a ses limites.

Avec les moyens de l’Etat, et alors ?!

Chahed pour le moment reste dans l’ambiance relativement rassurante de la Kasbah – il commence à bien la connaître ! -, et le chèque qu’il vient de signer à l’UGTT lui garantit quelques mois d’accalmie... jusqu’en juillet 2019. Son poste actuel présente deux gros avantages principalement : ça lui offre un bouclier dans la mesure où il n’est pas obligé de répliquer aux tirs, qui fusent déjà. Il pourra toujours arguer, et ce n’est pas faux, qu’il est aux affaires, pour l’intérêt du pays, et qu’il n’est pas encore dans l’arène politique. Il n’a donc pas à dépenser son énergie pour autre chose que ça. Mais Chahed ne pourra pas en user et en abuser trop longtemps.

L’autre avantage de la Kasbah c’est que ça permet à Chahed de faire campagne à moindres frais, puisque c’est avec les moyens infiniment plus puissants de l’Etat. Et ce que dit et fait le chef de gouvernement pour le bonheur des populations c’est aussi ce que réalise le candidat aux élections. Et les citoyens-électeurs s’en rappellent forcément quand il reviendra mais cette fois dans son costume de leader de Tahia Tounes. Cela a le don d’énerver ses adversaires, mais c’est ainsi partout dans le monde. C’est ce qui explique le silence assourdissant de la classe politique, surtout ses adversaires, quand Chahed a déminé le terrain en signant le chèque que lui exigeait l’UGTT pour lever le mot d’ordre de la grève générale. On est, déjà, dans la séquence électorale, donc pas de quartier. Ce ne sont certainement pas ses concurrents qui vont féliciter le chef du gouvernement et lui donner de précieux points pour son “exploit” avec la centrale syndicale. Faut pas rêver !

Il en faudra plus, et Chahed le sait

A la décharge de ceux qui se taisent après l’accord paraphé par Noureddine Taboubi et Youssef Chahed, ce dernier a fait ce que sans doute les autres auraient fait à sa place pour s’éviter une grève générale très couteuse, pour l’économie du pays et son image à l’international : Payer. Donc il ne faut pas y voir un quelconque exploit, même si Chahed a eu le mérite de résister comme il a pu, en tout cas mieux que tous ses prédécesseurs, à part peut-être Mehdi Jomaa. Reste le casse-tête de la cagnotte qu’il a siphonnée, et qu’il va bien falloir renflouer, et si possible sans recourir à l’endettement et sans plonger tout de suite dans une loi de finances complémentaire, car guetté par le camp adverse.

Le tourisme s’est requinqué après des années de vaches maigres et il y a des chances que le déficit budgétaire reflue, un peu, enfin si le prix du baril du pétrole ne nous joue pas des tours cette année. C’est à peu près tout pour les bons indicateurs. La bataille de la croissance est loin d’être gagnée; le taux de chômage reste haut, trop haut; la production de phosphate n’est jamais vraiment repartie, et vient d’être paralysée pour la énième fois à Mdhilla, etc. Bref, les chantiers sont partout et Chahed sait qu’en dépit de ses bons sondages, il lui faudra muscler son bilan pour envisager avec sérénité le face-à-face avec les électeurs. C’est ce qui explique qu’il va se cramponner à la Kasbah le plus longtemps possible. Quand il fait une virée en France pour ramener des sous, c’est certes le chef de gouvernement qui s’active, pour le bien du pays, mais c’est aussi le potentiel candidat aux élections qui bouge pour étoffer son bilan. Ses adversaires ne sont pas du dupes, et se garderont bien de le féliciter pour ce qu’il va récolter. Ce sont des missiles qu’ils lui préparent, et certainement pas des applaudissements.

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La Mission d’observation électorale de l’Union européenne au Sénégal tient à exprimer ses condoléances aux familles et aux proches des victimes des incidents qui ont endeuillé la campagne électorale le 11 février à Tambacounda lors d’un accrochage entre un cortège du candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement et des militants de la coalition du Président sortant.

La mission déplore que des journalistes aient été également victimes des violences qui se sont produites à Tambacounda. Les journalistes jouent un rôle essentiel dans la promotion du débat public et la couverture de la campagne électorale ; leur travail doit être protégé et respecté par toutes les parties concernées. Il est important que les violences constatées fassent l’objet d’enquêtes rigoureuses et impartiales.

La mission invite tous les acteurs de l’élection présidentielle à préserver le caractère pacifique de la campagne, et à manifester leur attachement aux principes démocratiques en appelant leurs militants et services d’ordre à rejeter fermement toute forme de violence. Il est primordial que les candidats aient la liberté de mener campagne tout en respectant leurs concurrents, et que la protection des candidats soit assurée dans le cadre légal.

La mission rappelle que son mandat est d’observer l’ensemble du processus, en toute indépendance et neutralité. Le rôle des observateurs n’est pas d’intervenir dans le déroulement des élections. Les membres de la mission suivent de près toutes les étapes du processus au niveau central ainsi qu’à travers le pays, et l’évaluent au regard des normes régionales et internationales en la matière. La Mission présentera ses conclusions préliminaires 48 heures après le scrutin et publiera un rapport détaillé à la fin du processus.

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On se serait attendu, le chef de l’Etat ayant à deux reprises essayé de reprendre la main dans le dossier des négociations salariales, à ce qu’il soit le premier à s’en féliciter et à en féliciter le chef du gouvernement. Dans le silence, BCE serait encore, peut-être, entrain de broyer du noir à Addis-Abeba. D’autres le font aussi dans leurs bureaux à Tunis. Youssef Chahed les nommerait presque en évoquant «ceux qui ont essayé de perturber ces négociations et qui ont parié sur leur échec». Suivez son regard vers la banlieue nord de Tunis et vers le Front de Hamma.

On comprendra alors que faute d’applaudissements de ceux qui l’auraient hué s’il n’avait pas réussi, il décide de sortir sur les médias, pour se congratuler d’abord et marquer des points. Mais aussi pour remercier ses partenaires qui ont permis, par leur retour à la raison, qu’il entame la dernière année de son 1er mandat de chef de gouvernement par un point positif de poids.

«Je voudrais, à cette occasion, saluer notre partenaire social l’UGTT, les membres du BE et le SG «Si Noureddine Taboubi, pour leur bon sens et leur perception de la situation et pour avoir fait prévaloir l’intérêt de l’Etat. Et j’ai déjà dit que ces négociations n’ont ni vainqueur, ni vaincu, car le seul bénéficiaire est la Tunisie et elle l’a fait grâce à l’accord signé le 7 février». Noureddine Taboubi appréciera, c’est sûr, lui qui avait répondu à un prétendu rôle du chef du parti islamiste, dans la réussite de ces négociations, par un remerciement qu’il n’adressait qu’au seul chef du gouvernement et même pas à celui qui avait été maintes fois son soutien, face à un Chahed qui résistait à 2 grèves.

  • D’où venait l’argent des augmentations, pour un Etat qui soutenait ne pas en disposer ?

Il en profite pour expliquer que c’est «un accord qui améliore le pouvoir d’achat, tout en tenant compte des équilibres financiers». Et d’ajouter que «nous avons toujours été pour les augmentations, tenant compte des possibilités des ressources de l’Etat et dans le cadre des équilibres globaux des finances publiques. Nous n’avons pas donné ce que nous n’avions pas». Le message était destiné à ceux qui l’accuseraient d’avoir plié devant les exigences de l’UGTT, mais aussi en direction de son principal bailleur de fonds, le FMI, qui avait toujours averti contre toute augmentation de la masse salariale. Mais aussi adressé à ceux qui se demandaient d’où venait l’argent et dont certains avaient, faussement, certifié qu’il venait du Qatar.

Chahed n’entrera pas, lors de son passage TV, dans le détail. C’est Taoufik Rajhi qui le dira à Africanmanager. D’un coût total brut de quelque 650 MDT, les augmentations salariales des agents de la fonction publique, actifs et retraités compris, proviendront de deux lignes dans le budget, au titre des interventions d’urgence. La première, d’un montant de 500 MDT dans le Titre 1, et la seconde d’un montant de 150 MDT dans le Titre 2 du budget qui était alloué aux interventions urgentes. Le gouvernement aura ainsi tiré ces nouvelles augmentations salariales de l’os, comme on dit, mais il ne s’est pas endetté et ne s’endettera pas pour le faire, certifie la ministre en charge des grandes réformes, pour Africanmanager.

Notons que le chef du gouvernement avait tenu, dans son intervention télévisée, à dire quelques mots plus que gentils. Le premier était en direction des retraités, de futurs électeurs, quelques fois mis à mal par une certaine mauvaise communication. L’autre était pour les instituteurs, tout aussi électeurs en 2019, et comme les retraités, diabolisés et maltraités dans leur opposition aux parents d’élèves. Le chef du gouvernement retrouvait ainsi son habit d’homme politique et essaie, de bonne guerre, de redorer son propre blason.

  • «Tu me tiens par la barbichette, je te tiens par la barbichette» des 2 funambules

Ce que n’a pas dit le chef du gouvernement de cet accord, c’est d’abord que le volume global des augmentations que supportera le budget de l’Etat est généralement dit en brut. Le Fisc y passera donc et l’Etat devrait en récupérer quelques 150 MDT en différents taxes et impôt. L’équité fiscale n’a pas été oubliée.

C’est ensuite le fait que l’accord du 7 février, signé par le SG de l’UGTT et le chef du gouvernement, comportait aussi un article par lequel le syndicat s’engageait à ne plus rien demander, en augmentations salariales, générales ou spécifiques, pendant les deux années 2019 et 2020, objets de l’accord. Les deux hommes sont désormais liés par la parole donnée, signée et actée par la poignée de main des braves, et savent qu’ils marchent les deux sur une corde raide, en position de «je te tiens par la barbichette, tu me tiens par la barbichette».

Taboubi pourrait certes faire comme Houcine Abassi et revenir sur sa signature, mais ça, c’est une autre affaire ! Deux ans sans rien demander et sans grèves, ça pourrait en effet être long pour un syndicat qui d’autres armes que la grève !

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Selon l’entourage du chef du gouvernement tunisien qui s’en est ouvert au magazine français Jeune Afrique, Youssef Chahed envisagerait de quitter son poste à La Kasbah, pour se consacrer au parti Tahya Tounes que son ami et soutien Slim Azzabi a annoncé le 27 janvier dernier. Si cela se vérifiait, il faudra s’attendre à des semaines de négociations et de marchandages, pour le choix d’un autre chef de gouvernement, le 8ème de la deuxième République. Un chef de gouvernement «à la Mehdi Jomaa», qui ne sera qu’à la tête d’un gouvernement de gestion des affaires courantes. De fait, cela amènerait au gel de toutes les réformes, jusqu’à l’année 2020…A La Kasbah, c’est un démenti catégorique de la part des services d’information de la présidence du gouvernement

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Les partisans de Youssef Chahed ont beau dire, histoire de le protéger le plus longtemps possible contre les attaques, qu’il n’est en rien impliqué dans les affaires de Tahia Tounes pour le moment, rien n’y fait. Tout le monde voit la main du chef du gouvernement derrière ce nouveau mouvement, ce qui intensifie la violence des charges, et elles ont commencé très tôt ! Après les ‘tirs amis’ d’Ennahdha, c’est au tour de Nidaa Tounes de monter au front…

Le député Abdelaziz Kotti a fait sensation mardi 29 janvier dans la soirée sur la chaine Tounesna. Il s’en est vertement pris à Tahia Tounes. Il a d’abord affirmé que c’est Ennahdha et Rached Ghannouchi qui ont la main sur la scène politique locale. Puis il est allé plus loin en déclarant que «le fils de Rached Ghannouchi, Mouadh, et son gendre, Rafik Bouchleka, sont les vrais artisans du nouveau projet de Youssef Chahed». Il a ajouté que Mouadh et Bouchleka étaient les relais des pourparlers et petits arrangements entre Rached Ghannouchi et Youssef Chahed. Kotti en a rajouté une bonne louche en assénant que «ce nouveau projet est celui de la famille Ghannouchi»…

Ces propos seront certainement commentés par le camp de Chahed. Pas de doute, on est déjà dans la campagne électorale, qui sera certainement d’une violence sans précédent dans l’histoire de la jeune démocratie…

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Dans ce gloubi-boulga politique en préparation et qu’on va nous servir aux élections de 2019, chaque partie fourbit ses armes. Puisqu’il est à peu près certain que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, ira au combat, avec sa propre formation (on en saura plus ce 27 janvier), les camps d’en face organisent la résistance, et commencent déjà à diaboliser. Le secrétaire général du mouvement Chaâb, Zouheir Maghzaoui, a sorti ce mardi 15 janvier 2019 un argument qu’on a déjà entendu dans la bouche de Abir Moussi, leader du PDL (Parti destourien libre) et de Slim Riahi, secrétaire général de Nidaa Tounes : Chahed utilise les moyens de l’Etat pour bâtir sa propre formation politique. Quelque chose nous dit que ce reproche fait au chef du gouvernement sera un des thèmes phares de ses adversaires à la prochaine campagne électorale

Maghzaoui a déclaré, entre autres, qu’il n’est pas normal «que le chef du gouvernement fonde son propre parti alors qu’il est au pouvoir. Certes, ça ne pose pas de problème dans les grandes démocraties, mais faut-il encore rappeler que Youssef Chahed est le produit d’un concours de circonstances et qu’il n’a pas été élu. S’il était élu comme Béji Caïd Essebsi personne ne pourrait lui faire le moindre reproche, mais tel n’est pas le cas; c’est son droit de monter son propre parti, mais il doit démissionner pour pouvoir le faire sans profiter des institutions de l’Etat».

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C’est un fait : le chef du gouvernement, Youssef Chahed, entame 2019 avec la dégaine du futur “roi”. En tout cas le dernier sondage l’atteste, même si cela reste, rappelons-le, une photographie du moment et les choses peuvent mal tourner très rapidement. Le président français, Emmanuel Macron, en sait quelque chose, lui qui a battu presque tous les records d’impopularité dans un laps de temps très court, dépassant même son prédécesseur, François Hollande, qui n’a même pas osé briguer un second mandat. Sur le plan économique également Chahed peut se permettre de mettre le couvert sur un bilan très maigrichon et de parier sur l’avenir, avec le dernier classement du prestigieux magazine Forbes sur le climat des affaires. Mais là aussi ça reste un classement à conforter, et même à améliorer par les efforts palpables qu’il fera pour convaincre les investisseurs que ce n’était pas une météorite et qu’il y a effectivement du grain à moudre. Autre élément de taille : Forbes a fait son classement en reprenant les données de “Doing Business 2019”, entre autres, sans se donner la peine d’aller interroger la réalité du terrain économique tunisien. Peut-être que leur appréciation aurait été différente – pas en mieux – si le travail avait été fait autrement. Je dis bien peut-être.

Chahed devra trimer pour confirmer, pour le bien de l’économie du pays mais aussi pour prétendre à un avenir politique florissant, au moins pour le court terme, face à des électeurs qui donnent de moins en moins un état de grâce. Sur le plan social, les risques de pourrissement de la situation son réels, et sans paix sociale on ne peut rien bâtir de solide. Le chef du gouvernement s’apprête, ont confié ses proches à Africanmanager, à se jeter, enfin, dans la mêlée. Sous quelle forme ? Seul ou avec un attelage ? Le palais de Carthage ou se contentera-t-il de la Kasbah ? Beaucoup de questions et très peu de réponses pour le moment. Pour le moment le principal intéressé ne moufte pas, mais ses partisans bougent, s’agitent, beaucoup, mais dans la sérénité, celle qui caractérisent ceux à qui on aurait promis un triomphe aux prochaines élections, parce qu’entourés par des champs de ruine. Ce sombre tableau, avec des partis qui prennent de l’eau de toutes parts, donne des ailes, assurément. Mais est-ce suffisant pour s’offrir un quitus dans la durée ? Rien n’est moins sûr.

Des exemples d’explosions en plein vol à méditer

Des moyens Chahed en aura, beaucoup, pour faire à peu près tout ce qu’il veut, et bâtir son offre politique et programmatique en 2019. Je vois d’ici ceux qui vont s’égosiller en criant sur tous les toits que le chef du gouvernement va faire campagne avec les moyens de l’Etat, qu’il va mobiliser ses collaborateurs, que nous payons nous contribuables, pour lui confectionner son programme électoral, que tous ses déplacements officiels seront aussi des virées politiques, etc. Oui, ils auront raison, mais aucune démocratie dans le monde, même les plus accomplies, n’a trouvé la parade. Il est impossible, matériellement, de dissocier le candidat à l’élection du chef de l’exécutif chargé de conduire les affaires du pays, même jusqu’à la vieille du scrutin. C’est ainsi, et il faudra faire avec. Par contre les adversaires de Chahed devraient savoir, depuis le temps, qu’en dépit des gros moyens dont il disposera pour faire son beurre, rien ne lui assure un triomphe électoral en 2019, pas plus qu’un deuxième ticket gagnant pour le scrutin suivant . Si cela suffisait pour se carrer dans son fauteuil dans la durée, Moncef Marzouki serait encore à Carthage et Ali Larayedh à la Kasbah.

Chahed a vécu l’enfer avec son parti, et on pourra dire ce qu’on veut, ce n’est pas lui qui a dégainé le premier pour tirer. Par contre il n’a rien fait pour tendre la main à ses amis. Le président de la République et fondateur du parti, Béji Caïd Essebsi, n’a rien fait pour ramener Chahed au bercail, Hafedh Caïd Essebsi non plus, au contraire, mais le chef du gouvernement également a joué à fond la carte du pourrissement de la situation. Et en a très bien profité. Le chargé d’information de Nidaa Tounes, Mongi Harbaoui, a raison de souligner la “suffisance” et “l’arrogance” de Chahed, mais ce dernier pourrait lui rétorquer qu’en politique c’est de bonne guerre quand on a les atouts qui sont les siens. “Le meurtre du père” et le sacrifice des frères et soeurs, pour faire briller de mille feux sa propre étoile, ce n’est pas nouveau dans cet univers impitoyable. Sauf que la bonne pioche, les coups de maître, la “baraka” ne veulent dire si on n’est pas capable de transformer l’essai. Seuls des résultats tangibles, surtout économiques, sont une garantie de maintien. Le jeune président français avait lui l’arrogance et la suffisance de Chahed; lui aussi a écrasé tout sur son passage, même son mentor qui l’avait fait ministre des Finances, pour s’emparer de tous les leviers du pouvoir. Puis le doute est arrivé, ensuite la panne, la paralysie et l’impopularité, à une vitesse vertigineuse. Pour finir par cette défiance populaire et cette crise chronique des “gilets jaunes“. Alors attention Chahed ! L’histoire n’est pas encore écrite…

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Etant donné que le président de la République, Béji Caïd Essebsi (BCE), a fait de 2019 “une année électorale par excellence, donc forcément très politisée, sa porte-parole, Saïda Garrache, ouvre le bal. Elle a présenté ce vendredi 4 janvier 2019 ce qui a tout l’air d’être un bilan pouvant tout à fait, sait-on jamais, étayer la campagne électorale de son patron, BCE. Garrache a d’abord déclaré, sur Shems FM, que les difficultés actuelles du pays exigent plus d’efforts de la part de toutes les parties pour les résoudre. Puis, très vite, elle en vient à l’action du chef de l’Etat…

Elle a affirmé que Essebsi endosse la responsabilité de dégoter des solutions pour solutionner les problèmes de la Tunisie. Elle a ajouté que durant son mandat, le président de la République a assumé la tâche d’arbitrer les désaccords entre les parties pour les aider à en sortir par le haut. Garrache a martelé que BCE a toujours été au service de l’Etat.

Au sujet des prochaines échéances électorales, lesquelles manifestement préoccupent beaucoup le cabinet du chef de l’Etat, elle a dit que ce dernier s’engage à se conformer aux échéances fixées pour accompagner le processus constitutionnel. Enfin elle a dégagé la responsabilité du président de la République dans le retard pris par l’installation de la Cour constitutionnelle ainsi que l’élection des membres de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), des dossiers dont l’ARP doit se saisir pour que le calendrier électoral soit respecté.

 

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La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) a exprimé mardi 02 octobre 2018 sa préoccupation devant les violences auxquelles on assiste dans le pays depuis le début de la campagne en vue des élections législatives du 20 octobre.

Dans un communiqué publié à Kaboul, la mission condamne notamment l’attentat-suicide commis mardi dans la province de Nangarhar, où au moins 14 civils qui participaient à une réunion électorale ont été tués et 42 ont été blessés.

Depuis le début de la campagne officielle le 28 septembre, plusieurs attentats ont été commis, dans lesquels un candidat et trois gardes du corps d’un autre candidat ont été tués, déplore la MANUA, qui « exhorte tous les acteurs à s’abstenir de tout acte de violence et d’intimidation contre les candidats ou les électeurs ».

« Je suis scandalisé par les attentats dans lesquels sont délibérément visés des civils cherchant à exercer leur droit fondamental de participer à des élections », déclare le Représentant spécial en Afghanistan du Secrétaire général, Tadamichi Yamamoto, dans le même communiqué. « Ces violences, y compris l’attentat répréhensible d’aujourd’hui à Nangarhar, constituent une atteinte aux droits constitutionnels du peuple d’Afghanistan ».

Plus tôt cette année, la MANUA a publié un rapport dans lequel elle documentait déjà une multiplication inquiétante d’attentats dans des lieux liés aux élections, depuis le début des opérations de mise à jour des listes électorales au printemps dernier. L’attentat le plus sanglant de cette période a été commis le 22 avril par un terroriste kamikaze qui a visé une foule rassemblée devant un centre de distribution de cartes d’identité à Kaboul, faisant 198 victimes.

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Après Nidaa Tounes, c’est au tour de son allié de circonstance, Ennahdha, de râler contre le tour de vis opéré par la HAICA (Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle), dans le cadre des élections municipales du 6 mai 2018. «Nous sommes d’avis que les restrictions de la HAICA sur la couverture des municipales impactent négativement le cours des campagnes», a déclaré ce mardi 24 avril 2018 le porte-parole du mouvement, Imed Khemiri, sur Mosaïque FM.

Par ailleurs il a pris la défense des médias privés sur lesquels le couperet – sanctions – de la HAICA est tombé, appelant l’instance à la clémence.

C’est un fait : cette élection ne passionne pas les Tunisiens, d’ailleurs rien ne les passionne en ce moment (on verra si la Coupe du Monde changera la donne), blues post-révolutionnaire oblige. Mais il est vrai aussi que les règles absurdes de la HAICA occultent davantage le scrutin et le tuent dans la tête des citoyens, à ajouter à une conjoncture qui ne fait pas les affaires des rendez-vous électoraux. Sauf qu’à un plus de deux semaines du vote, c’est un peu tard pour protester contre les règles du jeu imposées par la HAICA, et qui tirent leur source du Code électoral que Ennahdha avait lui-même adoubé en 2014, faut-il le rappeler. C’est ce texte qu’il fallait remanier, et à temps….

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L’Instance régionale indépendante pour les élections à Sfax 2 a relevé, durant les deux premiers jours de la campagne électorale et la période qui l’a précédée, un nombre d’infractions portant, essentiellement, sur l’affichage des manifestes électoraux sans validation et le financement des campagnes de certaines listes, a déclaré à l’agence TAP, le président de l’IRIE Anis Triki.
S’agissant de l’affichage des manifestes sans visa de l’IRIE, Triki a fait savoir que des procès d’infraction ont été rédigés à cet effet et que des procès-verbaux d’avertissement ont été dressés aux présidents des listes contrevenantes.
Triki a, par ailleurs, souligné que l’IRIE a rejeté des demandes de validation de listes partisanes ayant joint les photos de leurs présidents de partis aux photos des candidats, ce qui est de nature à induire les électeurs en confusion.
Il a aussi indiqué qu’une liste indépendante à Gremda avait procédé à poster plusieurs affiches au lieu d’une seule dans un même endroit réservé à l’affichage, ce qui relève, selon lui, de la publicité politique.
Concernant les infractions financières, le président de l’IRIE de Sfax 2, a affirmé qu’elles sont liées essentiellement à la non-présentation, par certaines listes participantes, de leurs états financiers auprès de l’IRIE ou la fourniture tardive des états financiers après dépassement des délais (12 avril courant).
L’instance a également relevé un cas de “dépenses excessives”, lequel a été signalé à la Cour des comptes.
Rappelons que la circonscription électorale Sfax 2 compte 63 listes candidates dont 34 listes partisanes, 5 listes de coalition et 24 listes indépendantes.

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La loi organique n° 2014-16 du 26 mai 2014 relative aux élections et aux référendums a dressé une liste des établissements et lieux dans lesquels les candidats sont interdits de faire campagne en prévision des élections municipales.

Il est interdit, selon l’article 53 de cette loi, de distribuer des documents, de diffuser des slogans ou des discours liés à la propagande électorale ou au référendum, et ce, quelle que soit sa forme ou sa nature, au sein de l’administration publique ainsi qu’aux établissements et aux entreprises publiques, par le chef de l’administration, ses agents ou fonctionnaires ou les personnes s’y trouvant.

Quant à l’article 54, il dispose que la propagande électorale liée au référendum est interdite sous toutes ses formes au sein des établissements scolaires, universitaires et de formation, ainsi que dans les lieux de culte. Il est également interdit de faire des discours ou des conférences, de distribuer des publicités ou des tracts ou d’organiser toute activité visant à faire de la propagande électorale dans ces lieux.

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Quelque 5 369 843 inscrits au registre électoral sont attendus le 6 mai 2018 pour les premières élections municipales après 2011. La campagne démarrera samedi 14 avril, soit 22 jours avant le scrutin pour se poursuivre jusqu’au 4 mai 2018.

Ces échéances reportées plus d’une fois et qui ont divisé la classe politique et la société civile concernant la date de leur tenue et la non adoption du code des collectivités locales, vont permettre l’installation de conseils municipaux et régionaux dans un régime de gouvernance locale en Tunisie.

Les candidats, dont plus de 50 pc sont âgés de moins de 35 ans (contre seulement 4,41 pc pour les plus de 60 ans), concourront pour obtenir 7177 sièges dans 350 circonscriptions.

Le scrutin se déroulera dans 11 185 bureaux de vote dans plus de 4000 centres à travers les différentes régions et circonscriptions électorales.

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” Quelque 1700 observateurs seront déployés dans l’ensemble des circonscriptions électorales pour contrôler le déroulement de la campagne électorale des prochaines municipales “, a annoncé lundi le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Mohamed Tlili Mansri.

” Supervisés par 350 coordinateurs locaux, ces observateurs vont contrôler principalement les activités des différentes listes en lice pour les prochaines municipales ainsi que le mode de leur financement “, a-t-il souligné lors d’une rencontre avec les têtes de liste du District du Grand-Tunis pour les municipales et des représentants de la société civile.

A cette occasion, Tlili Mansri a passé en revue les éventuelles infractions qui pourraient être commises au cours de la campagne électorale, faisant remarquer que le dernier amendement de la loi électorale a dressé l’ensemble des infractions qui risquent d’annuler partiellement ou totalement une liste candidate.
” La campagne des élections municipales sera, à plusieurs égards, le baromètre qui va mesurer le niveau de préparation des différents acteurs aux prochaines échéances électorales “, a-t-il souligné.

Présent à cette rencontre, Anouar Ben Hassan, membre de l’ISIE, a dressé les dispositions et les règles de financement de la campagne électorale et défini la mission et les attributions de ” l’auditeur financier “.
Selon Ben Hassan, le contrôle des dépenses et du financement des listes en lice sera opéré à la fois par l’Instance et la Cour des comptes.

L’Instance supérieure indépendante pour les élections, a-t-il ajouté, va publier bientôt un manuel de 70 pages dédié aux activités de la campagne électorale ainsi qu’un autre guide destiné aux listes candidates et consacré au financement de la campagne.

Une autre rencontre avec les têtes de liste du District du Grand-Tunis pour les municipales et des représentants de la société civile aura lieu demain mardi.

Ces rencontres seront suivies de rencontres similaires dans tous les gouvernorats du pays.
La campagne électorale des municipales auront lieu du 14 avril au 4 mai 2018 et le scrutin se déroulera le 6 mai 2018.

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