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Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie

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Le baromètre de la Chambre Tuniso-française de Commerce et d’Industrie (CTFCI), très attendu car il prend le pouls du climat des affaires en Tunisie, a été publié. Le sondage, comme à l’accoutumée, reflète la perception des chefs d’entreprises opérant dans le pays quant à l’environnement des affaires pour 2015/2016 et, chose non moins importante, les horizons qu’ils entrevoient pour 2017. Mais pas que, les adhérents de la CFTCI ont également dit leur mot sur le programme adopté par le gouvernement d’union nationale ainsi que la nouvelle loi sur l’investissement.

S’agissant des freins au développement des entreprises, les sondés – 254 dirigeants adhérents de la CTFCI, appartenant à divers secteurs – mettent en avant les lourdeurs administratives (64,0% des patrons interrogés l’affirment, ils étaient 52.5% à le penser en mars 2016), puis vient l’insécurité (60,2%) et ensuite la corruption (58,2%).

A contrario les chefs d’entreprise interrogés sont moins sévères avec l’accès au financement et la qualité des ressources humaines, ils les perçoivent moins comme des facteurs de ralentissement du développement de leur business. Néanmoins ils sont plus nombreux à se plaindre de ces dysfonctionnements en comparaison avec mars 2016…

Mais ce qu’il faut retenir, c’est que la perception du climat des affaires ne s’est pas améliorée, au contraire elle a continué à se dégrader de mars à octobre 2016, aux yeux des patrons en tout cas.

Autre enseignements intéressants :

-Les dirigeants des entreprises exportatrices ont plus le moral que ceux des entreprises locales par rapport aux perspectives économiques en 2017.

 -54,5% des patrons des entreprises partiellement exportatrices sont d’avis que les horizons économiques en 2017 seront plus intéressants que cette année.

-Les dirigeants des sociétés françaises ou à participation française entrevoient 2017 avec plus d’optimisme (ils sont 53,3%) que les sociétés tunisiennes (43,4%).

 -Enfin 52,0% des patrons sont d’avis que le programme présenté par le gouvernement d’union nationale ne tient pas la route contre 33,9% qui soutiennent qu’il est crédible. Mais paradoxalement, ils sont 46,8% à affirmer que la feuille de route du gouvernement est applicable contre 38.2% qui la juge irréalisable…

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«Loin de s’améliorer, le climat des affaires en Tunisie a été impacté négativement» par la menace terroriste, l’instabilité politique, la corruption et la lourdeur administratives, selon le baromètre de la conjoncture économique 2015/2016 de la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie (CTFCI).
Selon cette enquête présentée lundi, lors d’une rencontre avec les chefs d’entreprises françaises implantées en Tunisie, la question sécuritaire constitue un frein essentiel au développement de l’entreprise et ce pour
58,4% des dirigeants interrogés. Elle est suivie par la corruption qui constitue une source d’inquiétude et une contrainte sévère pour 53,3% d’entre eux. La complexité et la lourdeur des procédures administratives représente le troisième facteur défavorable au développement des affaires.
A cet égard, « seuls 7,7% des dirigeants interrogés sont satisfaits de l’efficacité des services fournis par l’administration». La plupart d’entre eux sont plutôt « moyennement satisfaits ».
Les chefs d’entreprises présents ont évoqué lors de cette rencontre un sentiment de méfiance à l’égard de l’administration tunisienne, en raison de la corruption, la lourdeur des procédures administratives, la multiplication des interlocuteurs administratifs et la mauvaise gestion des projets.
«Plus le processus de décision est compliqué, moins d’interlocuteurs comprennent les contraintes des entreprises étrangères implantées en Tunisie », a lancé l’un d’eux.
Malgré ces difficultés, les chefs d’entreprises françaises, gardent leur confiance et leur fidélité au site de la Tunisie, a estimé le chef du gouvernement, Habib Essid lors de cette rencontre.
Aujourd’hui, plus que jamais, les chefs d’entreprises françaises comme d’autres étrangers ont besoin d’être écoutés par tous les départements ministériels, a-t-il dit, notant qu’il s’agit de réfléchir sur les moyens susceptibles de réaliser les objectifs escomptés notamment, en matière d’emplois pour les diplômés de
l’enseignement supérieur.

Les Français continuent à investir en Tunisie
« Il est vrai que le rythme d’investissement a baissé par rapport à l’année 2010, mais les hommes d’affaires rançais ont continué a investir, à réinvestir dans des projets d’extension et à créer de la richesse et des emplois », a noté Foued Lakhoua, président de la CTFCI. En 2015, le flux d’investissement à participation française en Tunisie a atteint environ 280 millions de dinars (MD), dont 248 MD dans 97 projets d’extension t de et 30 MD dans 75 créations, a-t-il dit. Ceci témoigne d’un certain optimisme qui sera renforcé grâce l’amélioration de l’environnement des affaires et des prestations de l’administration et une meilleure visibilité offerte par le nouveau code d’investissement a-t-il ajouté. L’ambassadeur de France à Tunis, François Gouyette a quant à lui, a rappelé le soutien apporté par les autorités françaises, à la Tunisie l’occasion de la Visite de Habib Essid en France le 22 janvier dernier particulièrement la mobilisation d’un milliard d’euros (2,23 milliards de dinars) pour les cinq prochaines années, en vue de réduire les disparités entre les régions et favoriser l’emploi des jeunes.

TAP

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