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Les chefs d’Etat africains, manifestement très soulagés, ont salué très énergiquement le triomphe d’Emmanuel Macron à la présidentielle française, le 07 mai 2017. Le soir-même, certains dirigeants africains ont adressé leurs félicitations au nouvel occupant du palais de l’Elysée. Les autres se sont rattrapés le lundi 08 mai. Mais ce qu’on a remarqué, pour les uns et les autres, c’est que le ton des messages, pour le coup, a rompu avec la traditionnelle tiédeur des félicitations d’usage pour emprunter des formules plus engagées, plus fortes, une preuve de plus que le scrutin français n’était pas du tout ordinaire. En effet il y avait en face le Front national, de Marine Le Pen, avec ses idées d’extrême droite où les Africains n’ont pas beaucoup de place. Et s’il y en a une, c’est certainement pas la plus bonne. Le Pen a réalisé la prouesse de s’attirer les votes de près de 11 millions de Français, c’est le double de ce qu’avait fait son père, Jean-Marie, en 2002 face au président sortant Jacques Chirac. La France n’est pas passée loin d’un grand bouleversement politique, et ses partenaires aussi, un peu comme ce que vivent en ce moment les USA avec l’arrivée de Donald Trump. Les chefs d’Etat africains se sont peut-être dit que le couperet est passé très près, trop près et que ça méritait quelques déclarations passionnées, pour une fois différentes du langage diplomatique feutré habituel…

Jeuneafrique.com a compilé les réactions. Le président sénégalais, Macky Sall, a été un des premiers du continent à faire part au candidat d’En Marche! de sa joie de le voir occuper le fauteuil de François Hollande. Sall lui a envoyé ses voeux de «plein succès» dans son nouveau costume de chef d’Etat. Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lui a emboité le pas.

Le chef de l’État malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a adressé à Macron ses félicitations «vives et chaleureuses“. Même tonalité chez le président nigérien, Mahamadou Issoufou, qui en a rajouté une bonne louche en parlant d’une «grande victoire du peuple français et de la démocratie».

Même le président burundais, Pierre Nkurunziza, pourtant sur le banc de la communauté internationale pour son entêtement à garder le pouvoir au-delà de la limite fixée par la Constitution – deux mandats – et pour les atrocités qu’il a provoquées, y est allé de son petit mot en qualifiant la victoire de Macron de «méritée».
Même son de cloche chez le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui a évoqué une «brillante victoire» et tend la main pour une consolidation des liens économiques.

L’homme fort du Cameroun, avec lequel la France a tissé «des relations étroites et confiantes dans de nombreux domaines, forgées par l’histoire et une longue amitié qui ne s’est jamais démentie», a également réagi. Paul Biya souhaite que Macron s’active pour le «maintien de l’amitié entre [les] deux pays” et “l’ouverture de nouveaux horizons à leur coopération».

Le président de la Tunisie, Béji Caïd Essebsi, n’était pas en reste. Il s’est fendu d’un long texte sur la page officielle de la présidence pour dire ceci, en résumé : «sous votre impulsion, la France renforcera davantage son soutien à la Tunisie afin de l’aider à réussir le pari de la démocratie et du développement économique et social». Il a magnifié “la fidélité de la France à ses valeurs traditionnelles de liberté, d’égalité et de fraternité».

L’Algérie avait déjà craqué pour Macron suite à ses déclarations, en février dernier, à Alger, sur la longue colonisation française (1830-1962), qu’il a qualifiée de «crime contre l’humanité». Le président Abdelaziz Bouteflika l’a félicité pour son «élection bien méritée», ajoutant que les citoyens français avaient «distingué un ami de l’Algérie».

Le roi du Maroc, Mohammed VI, est également conquis par le jeune président de 39 ans. «Votre élection couronne votre parcours politique, indique-t-il dans une dépêche de l’agence officielle MAP. C’est aussi un hommage rendu à vos hautes qualités humaines et intellectuelles par le peuple français qui, fidèle aux nobles valeurs qui fondent l’identité de votre pays, a fait le choix du progrès, de l’ouverture et de la confiance en l’avenir ».

Le président du Djibouti, Omar Guelleh, a clos ce festival de «chaleureuses félicitations». Il a agrémenté son texte en ces termes : «Nul doute que le pragmatisme politique qui vous caractérise et la maîtrise des dossiers que vous avez si habilement démontrée vous seront de précieux atouts dans la conduite des affaires de votre pays».

Bref, les chefs d’Etat africains n’ont pas boudé leur plaisir ! Par contre silence embarrassé, pour le moment, du côté du Tchad dont le président, Idriss Déby Itno, a été le seul du continent à recevoir, en mars 2017, la candidate du Front national…

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Quarante-cinq chefs d’Etat ou de gouvernement assisteront à la cérémonie d’ouverture des JO de Rio, a annoncé samedi le ministre brésilien des Affaires étrangères, José Serra.
Outre les chefs d’Etat ou de gouvernement, 55 ministres des Sports du monde entier ont confirmé leur venue, selon le chef de la diplomatie brésilienne. Auparavant, le président par intérim du Brésil Michel Temer et son gouvernement recevront les 1.500 invités prévus pour un cocktail à l’antenne du ministère des Affaires étrangères à Rio. A moins de deux semaines de l’ouverture des Jeux, la question de la sécurité est une préoccupation majeure des organisateurs, encore plus depuis la série d’attentats meurtriers commis à travers le monde ces dernières semaines. Les autorités brésiliennes ont prévu de déployer à partir de l’ouverture des Jeux 85.000 militaires et policiers pour protéger les personnalités, les athlètes, plus de 10.000, et les touristes, dont quelque 500.000 sont attendus.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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