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chômage technique

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Les grèves successives et répétées observées dans les entreprises et qui n’épargnent aucun secteur continuent de fragiliser l’économie nationale. Bien que ces mouvements soit un droit garanti par la Constitution, ils ne cessent de ralentir l’activité de l’entreprise et bloquer la production. Après Léoni, Le Moulin et Petrofac, c’est au tour de “ChocoTom” de se retrouver dans une situation dont personne ne peut prévoir l’issue. Frappée par des mouvements sociaux, la société a réagi très fermement. Moncef Guezguez, secrétaire général adjoint de l’Union régionale du travail de la Manouba, a fait savoir ce jeudi 2 août 2018 à Africanmanager que la société “ChocoTom” a lancé un “lock-out” mettant au chômage près de 800 salariés pour une période d’un mois (août) et privant de salaire le personnel de ladite société.

Cette décision vient en réaction à une grève observée par les employés à la date du 27 juillet dernier pour revendiquer l’amélioration des conditions du travail et la réactivation d’un ensemble d’accords signés auparavant entre le syndicat et la direction de “ChocoTom”. Le responsable a toutefois indiqué que la grève est un droit constitutionnel, affichant son espoir de voir les salariés regagner leurs postes après ladite période.

Le responsable a par ailleurs dénoncé la réaction de la société vis-à-vis de cette grève, soulignant qu’une telle décision va à l’encontre du travail syndical. Il a également dénoncé la décision de la société de ne pas verser les salaires du personnel pour le mois d’août, évoquant la dégradation de la situation économique et financière dans le pays et la détérioration du pouvoir d’achat des ménages. “C’est une atteinte au travail syndical“, a-t-il dit.

Ce n’est pas la première fois que de tels faits se produisent en Tunisie, rappelons les remous au sein du groupe allemand “Leoni”, qui avait repris ses activités après une longue période de négociations et de cessation d’activité. Leoni, qui emploie plus de 2500 personnes dans la fabrication de câbles automobiles à Mateur (dans le gouvernorat de Bizerte), avait annoncé sa fermeture à cause des sit-in anarchiques et des menaces de grève qui perturbent l’activité et provoquent des retards de livraison.

Idem pour la confiserie Triki “Le Moulin” à Sfax, qui produit de la « chamia » depuis plusieurs décennies et compte quelques400 employés. La société avait également cessé ses activités pour une bonne période à cause de la grève des ouvriers mais elle avait par la suite repris la production après l’intervention du gouverneur de Sfax et d’autres parties et après qu’un accord a été trouvé entre le propriétaire et les travailleurs.

C’est la même chose pour la société pétrolière et de gaz Petrofac, à Kerkennah, qui avait également décidé de quitter la région à cause des grèves répétées et anarchiques observées et des blocages provoqués par le personnel de ladite société durant plusieurs mois. C’est la société qui avait connu les manifestations les plus mouvementées où des actions de désobéissance civile avaient été menées dans la région, accompagnés de la fermeture du siège de la Délégation, du bureau de la Recette des Finances et des établissements scolaires.

Nous rappelons à ce propos que le droit de grève est consacré par la nouvelle Constitution et encadré par le Code du travail dans le but de préserver les intérêts des employés et des employeurs.

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Dans le cadre de ses actions citoyennes visant à renforcer ses relations de proximité avec les citoyens de Kerkennah où elle développe ses activités

La société pétrolière de prospection et d’exploitation énergétique, Petrofac à Kerkennah, s’apprête à quitter la Tunisie. Elle a annoncé qu’elle observera un arrêt technique à partir d’aujourd’hui, lundi 22 février 2016, mettant ainsi 80% des agents de la compagnie au chômage technique.

Le directeur général de Petrofac Tunisie a annoncé dimanche 21 février 2016 à Mosaïque Fm que la décision prise par la compagnie était l’une des conséquences du sit-in observé par les diplômés chômeurs au siège et champs pétrolifères exploités par Petrofac.

En effet, environ 80 chômeurs sont entrés de force dans les locaux de la firme et bloqué la production depuis le 19 janvier dernier. Ils ont entamé un sit-in et dressé leurs tentes. Ils réclament que la société pétrolière continue à leur verser des allocations de chômage.

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