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Première du genre, après une rencontre du chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE) avec le «Ider», (pour Leader, dans la bouche d’un député de Nidaa Tounes) du parti Islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi (RG), qui s’était déroulée dans un silence assourdissant.

Pour le Palais de Carthage, c’est comme si cette rencontre n’avait jamais eu lieu. Aucun communiqué, ni officiel, ni officieux, n’avait été publié à ce propos. Une rencontre pourtant qui intervenait après une réunion de la Choura d’Ennahdha qui avait décidé de maintenir son appui au chef du gouvernement et contre BCE et l’UGTT qui demandaient sa tête.

Première, dans le sens où ce n’est pas la présidence de la République qui parle du contenu de cette réunion RG-BCE, mais la porte-parole du parti de son fils Hafedh, la syndicaliste Ons Hattab. Dans un communiqué signé par elle, Ons précisait que la rencontre s’était déroulée «à la demande de RG» qui l’aurait informé des résultats des délibérations du Conseil de la Choura (et donc, de sa décision de maintenir son appui à son rival Youssef Chahed). Façon de dire que BCE, l’autre «Ider» d’un parti qui avait été «Ider» des législatives de 2014, ne reniait pas ce qu’il avait dit d’Ennahdha, qu’il s’en est aussi lavé les mains et ne chercherait pas à la retourner contre Youssef Chahed.

Et Nidaa Tounes d’ajouter, au nom du chef de l’Etat, comme s’il n’avait plus de service de communication ou de porte-parole, que «l’acceptation de la demande d’audience de RG entrait dans le cadre de son ouverture et son accord à rencontrer tous les citoyens». On comprendrait alors que BCE aurait reçu RG, non pas en tant que président de parti politique, mais en tant que simple citoyen. Et la porte-parole de Nidaa qui écoutait manifestement aux portes, d’ajouter que «la position officielle (Ndlr : De Nidaa) par rapport à Ennahdha, reste la fin du consensus tel que déclaré par BCE dans son discours du 24 septembre».

Parlant toujours au non de BCE, la porte-parole de Nidaa Tounes a précisé que «le chef de l’Etat a affirmé que ses relations personnelles avec RG n’ont rien à voir avec la position claire vis-à-vis d’Ennahdha». Fin de citation et fin, répétée au nom du père par le fils, du consensus BCE-RG.

  • L’Ider d’Ennahdha, saint ou simple d’esprit ?

Ne voulant certainement pas laisser le terrain vide au seul Nidaa, le parti Islamiste d’Ennahdha se fendait, lui aussi le lendemain, d’un communiqué sur le même sujet de l’audience BCE-RG. Et c’est un autre contenu, complètement différent, qu’on y retrouve. En effet silence d’abord sur qui a cherché à voir qui. Toujours selon le communiqué d’Ennahdha, «le président du mouvement a réitéré l’intérêt du mouvement pour l’option du consensus et de la consultation sur la scène politique tunisienne, en particulier parmi les institutions exécutives de l’Etat, augmentant ainsi les chances de surmonter les défis et offrant un climat approprié pour que les élections se déroulent dans les meilleures conditions». On comprendrait ainsi qu’Ennahdha tiendrait au consensus, mais à la stabilité gouvernementale aussi et que RG en a informé BCE.

Le communiqué d’Ennahdha n’a rien dit de la réaction de BCE aux propos conciliants de son vieux compagnon des chemins tortueux de la politique. On comprendrait cependant presque que BCE n’a pas rabroué RG, comme l’a fait bien comprendre le communiqué de Nidaa. «Pour sa part, le président a insisté sur son souci d’édifier l’État, de défendre l’intérêt public, de faire respecter la loi, et aussi son refus de tout dérapage. Le chef de l’Etat s’est aussi montré préoccupé par les difficiles conditions économiques et sociales du pays et de la nécessité de conjuguer tous les efforts pour les alléger. Le chef de l’Etat a aussi renouvelé son respect de toutes les composantes de la scène politique, y compris le parti Ennahdha ».

Force est de constater, après cette brève lecture croisée d’un même évènement qui n’en était pas un, que BCE a été présenté par le communiqué de Nidaa comme le chef de parti alors qu’il répète qu’il ne le préoccupe plus. Ennahdha l’a par contre présenté comme le chef de l’Etat qu’il est et en a ainsi parlé. Il y a des jours où l’on se demanderait dans quel parti se trouvent les simples d’esprit !

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Le Mouvement Ennahdha a appelé le gouvernement à convoquer une réunion avec les partis et organisations signataires du Document de Carthage afin d’examiner l’évolution de la situation dans le pays et de trouver les solutions nécessaires pour répondre aux revendications sociales pressantes des Tunisiens, particulièrement les catégories les plus démunies.
Dans un communiqué rendu public, mercredi, à l’issue de la réunion de son bureau exécutif tenue mardi soir, Ennahdha a également appelé le gouvernement d’union nationale à ouvrir un débat national économique et social auquel prendront part les partis politiques, les organisations et les experts.

Pour le Mouvement Ennahdha, le gouvernement doit aussi garantir les besoins des citoyens en produits de consommation de base, renforcer le contrôle des prix et frapper fort les réseaux de spéculation et de contrebande.
Sur un autre plan, le parti a jugé indispensable de faire la différence entre la légitimité des mouvements sociaux et le droit des citoyens à manifester leur mécontentement face à certaines politiques ou décisions gouvernementales d’une part, et les actes de violence, de vandalisme et de pillage, d’une autre part.
Tout en saluant la position de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) à ce sujet et qui a attiré l’attention sur la nécessité de distinguer entre les mouvements sociaux pacifiques et les actes de vandalisme et de pillage, Ennahdha a dénoncé les positions de certaines parties politiques qui tiennent des discours justifiant les actes de violence et de vandalisme.
Les Tunisiens sont appelés à faire prévaloir l’intérêt national “, a lancé le Mouvement dans le communiqué.

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