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“Le résultat global de l’année 2017 de 69 des 81 sociétés cotées, s’est amélioré de 24,5% par rapport à l’année 2016, pour atteindre un montant de 1 748MD contre 1 404MD. Parmi ces 69 sociétés, 60 ont enregistré des résultats bénéficiaires. Les 20 sociétés qui composent le Tunindex20, ont accaparé 81% du résultat global, avec un montant de1 419 MD en croissance de 23,3% par rapport à l’année 2016 (1 151 MD)”, indique la bourse de Tunis dans une note publiée ce jeudi 12 juillet sur son site Web.

Dans le secteur financier, les 12 banques cotées ont réalisé un résultat global de 1 097MD, en progression de 23,7% par rapport à l’année 2016. Seule Wifack International BANK a dégagé un résultat déficitaire.

Les 7 sociétés de leasing cotées ont connu une évolution de 18,9% de leur résultat annuel global pour atteindre 59,6MD contre 50,1MD l’année précédente. La tendance est inversée pour les 4 compagnies d’assurances cotées qui ont affiché un résultat annuel global en régression de 19,5% pour se situer à 40,5MD contre 50,3MD durant l’année 2016.

Le secteur financier a connu durant l’année 2017 une évolution de 21% par rapport à l’année 2016, avec un résultat global de 1 217 MD contre 1 005MD en 2016. Ce résultat représente 69% du résultat global tous secteurs confondus.

Dans le secteur des Biens de Consommation, le résultat global de l’année 2017 a progressé de 26,9%.

Le résultat annuel global des 3 grands groupes opérant dans l’agroalimentaire (Poulina Group Holding, Delice Holding et SFBT) a progressé de 31,9% pour atteindre 349MD contre 265MD en 2016.

La progression du résultat global des sociétés du secteur des Services aux Consommateurs s’est établie à 5,2%. Les 2 enseignes de la grande distribution cotées en bourse (Monoprix et Magasin General) ont affiché un résultat annuel global de 9,2MD contre 7,7MD en 2016, soit une évolution de 20,5% expliquée essentiellement par la performance remarquable de Magasin général.

Le résultat annuel global des 3 concessionnaires automobiles cotés (le résultat UADH n’étant pas encore publié) a progressé de 6,1% pour se situer à 80MD contre 75,4MD durant l’exercice 2016.

Le secteur des industries, a réalisé un résultat global déficitaire de -31,1MD contre -34,3MD en 2016, porté essentiellement par la mauvaise performance de deux cimenteries, dans la même tendance, le sous-secteur « Bâtiment et matériaux de construction» a affiché pour la deuxième année de suite des résultats négatifs avec une perte de -87,2MD en 2017 et une perte de -70,8MD en 2016.

Au total, tous les secteurs ont dans l’ensemble enregistré une performance positive en 2017, ce qui explique la bonne tenue de la performance globale des sociétés cotées. Seuls 3 sous-secteurs ont affiché des performances négatives à savoir les assurances, les produits ménagers et de soins personnels et Bâtiment et matériaux de construction.

Après ICF qui a réalisé la plus forte croissance de résultat durant la période avec un résultat de 14,9MD contre 0,401 MD en 2016, les plus importantes hausses de résultat ont été réalisées par Telnet Holding (+479,8%), SOTETEL (+314,7%), ASSAD (+234,2%), STB (+192,2%), SIAME (95,8%), ADWYA (79,7%),
MAGASIN GENERAL (79,5%), SOTRAPIL (78,9%) , MPBS (74,4%) et SOTUVER (66,7%).Les plus fortes baisses de résultats ont touché SIMPAR (-70,1%), BTE (-65,6%), STAR (-54,5%), SAM (-39,5%), SAH (-25,9%), TUNIS RE (-22,8%), SANIMED (-19,6%), PLACEMENT TUNISIE SICAF (-8,3%), LAND’OR (-6,6%) et ENNAKL AUTOMOBILES (-5,9%).

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Le gouvernement tunisien espère que son code des hydrocarbures récemment élaboré  pourra contribuer à revitaliser le naissant secteur du gaz du pays en dépit des mouvements de protestation  et d’un remaniement gouvernemental imminent.

Il est prévu que la Tunisie enregistre une baisse de production gazière estimée à 10% fin 2016 comparée à l’année dernière. Et tandis que les importations de gaz algérien sont en mesure de prendre le relais, le gouvernement planche sur un plan pour stimuler le développement du gaz en amont.

“Le projet de code des hydrocarbures vise à rendre notre fiscalité  plus attrayante que celle des pays concurrents,” a affirmé le consultant en énergie Kamel Rekik, dans une déclaration à  Interfax Natural Gas Daily, la semaine dernière. «Le gouvernement a mené une étude de benchmarking  et fera ce qu’il peut pour offrir des avantages imbattables”, a-t-il ajouté. D’autres sources indiquent qu’un  «véhicule d’investissement» pourrait être créé au sein de l’Etat.

La Tunisie, saluée comme un modèle de démocratie parmi les pays de la région MENA, continue de s’employer à attirer de significatives  activités d’exploration.

Le gaz de schiste est de nouveau  l’ordre du jour, et il est question d’introduire dans le code des hydrocarbures une disposition le concernant. Selon Rekik, une étude d’impact environnemental a été commandée récemment et ses conclusions  sont attendues au cours des mois à venir.

Un autre aspect important pour les investisseurs est de savoir comment l’article 13 de la constitution – exigeant que les contrats relatifs aux ressources naturelles soient approuvés par le Parlement – sera intégré dans le nouveau code.  L’une des options consiste à confier l’approbation de tous les  renouvellements et les prolongations à une commission présidée par le ministère de l’Industrie et l’ETAP.

Les amendements au code des hydrocarbures dont il est question interviennent à un moment difficile pour la Tunisie: le pays se prépare à se doter d’un nouveau gouvernement qui devra faire face à des mouvements de protestation, au déclin économique et à la corruption dans le secteur du pétrole et du gaz.

Mouvements sociaux

Les protestations ont stoppé  la production de gaz dans le champ Chergui de Petrofac cette année, mais l’activité a repris en juin. Cela signifie que le gouvernement a dû importer plus de gaz algérien tout en déplorant un manque à gagner fiscal et une régression  des bénéfices sur la production.

Les protestations sont souvent le fait des employés sous-traitants fournissant  des services de soutien qui cherchent à améliorer leur situation. Des opérateurs appartenant au secteur public, tels que la STEG et les entreprises de l’industrie des phosphates, ont dû employer directement semblable  personnel à la suite de la révolution  de 2011.

Malgré l’engagement indéfectible de sa compagnie à la Tunisie, Trent Rehill, président de Winstar Tunisie, qui produit du gaz à Zinnia dans le nord du pays, près de Tunis, et détient des intérêts dans l’exploration de gaz dans le sud, a déclaré que  les mouvements de protestation  n’étaient “pas bons pour le climat d’investissement” et ” certainement préoccupants”.

Ceux qui partent et ceux qui restent

Beaucoup de sociétés de pétrole et de gaz ont quitté la Tunisie au cours des deux dernières années, bien que cela ait été dû à la chute des cours du pétrole. Mais le cas le plus remarquable est celui  de la société suédoise PA Resources en mai dernier, en concluant un accord de vente et d’’achat avec l’ETAP pour vendre la totalité de ses actifs tunisiens. PA Resources a été fortement impliquée dans les activités d’exploration, notamment avec  le  prometteur projet de pétrole et de gaz de Zarat. Cette décision s’inscrit dans  le cadre d’une restructuration élargie de la compagnie destinée à l’aider à rembourser ses créanciers.

D’autres société d’exploration  comprennent Cooper Energy, qui a pris la décision stratégique de se retirer de l’ensemble de ses opérations internationales et de se concentrer sur l’Australie, pays d’origine, et la compagnie basée au Canada,  Dualex Energu International , qui a abandonné son permis d’exploration tunisien faute d’avoir trouvé  une « joint venture partenaire » […] en raison du  grave ralentissement dans l’activité d’’exploration pétrolière et gazière mondiale».

Les grandes entreprises telles que Eni et Anadarko sont également présentes dans le secteur de l’exploration en Tunisie, et bien que leurs activités aient été de peu d’importance depuis le début de l’année en cours, elles n’envisagent pas de quitter le pays.

Un porte – parole d’Anadarko a déclaré à Interfax Natural Gas Daily que, bien que la société n’ait prévu aucune activité en Tunisie en 2016, “nous pensons que le potentiel existe, et nous continuerons à travailler avec l’ETAP et le ministère tunisien de l’Energie alors que nous évaluons les perspectives d’une exploration future».

Cette vague de départs  a poussé le  gouvernement à agir. “Pour tout gouvernement, stimuler le secteur du gaz est non seulement une question de sécurité de l’approvisionnement, mais aussi un moyen d’économiser de l’argent et de générer des liquidités”, a déclaré Rekik.

Dans le but de lutter contre la corruption dans le secteur, le ministère de l’Industrie a rendu publics les contrats qu’il a signés avec les compagnies étrangères, alors que les données pétrolières et gazières sont plus facilement disponibles. « Mettre en place  un processus assez transparent pour travailler  se traduira par un meilleur climat d’investissement», a déclaré Rehill.

Le cas Nawara

En plus des investissements en amont, le secteur du gaz de la Tunisie a également besoin d’une meilleure infrastructure pour libérer de nouvelles sources potentielles d’approvisionnement. Le projet de gaz Nawara, qui reliera les gisements de gaz du Sud du pays aux  pôles de la demande dans le Nord, est considéré comme essentiel par les compagnies d’exploration.

« L’investissement en Tunisie dépend des avantages fiscaux offerts aussi du  déblocage du gaz qui se trouve dans le sud par l’achèvement des travaux de  construction du gazoduc Nawara, au sujet duquel nous sommes optimistes”, a assuré  Rehill. Nawara a été entaché de  retards dus à des contentieux immobiliers, renvoyant de 2016 à 2018 la date de son démarrage.

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