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Le taux de la mortalité des entreprises demeure le plus élevé dans le monde face à un réel déficit de nouvelles créations comparé  à d'autres pays voisins à l'instar du Maroc. Tel est le constat fait par les différents intervenants lors de larencontre organisée par Connect autour ...

Le taux de la mortalité des entreprises demeure le plus élevé dans le monde face à un réel déficit de nouvelles créations comparé à d’autres pays voisins à l’instar du Maroc. Tel est le constat fait par les différents intervenants lors de larencontre organisée par Connect autour du thème “le financement de l’entreprise face aux exigences de bonne gouvernance”

En dépit de l’existence d’un dispositif quasiment complet qui intervient dans le cycle de vie de l’entreprise ainsi que la complémentarité des mécanismes de financements disponibles, le tissu économique tunisien souffre d’un niveau limité de création d’entreprises. Plusieurs raisons l’expliquent, à savoir la faiblesse de la bonne gouvernance à tous les niveaux, ce qui a entravé la promotion de l’investissement privé et qui a donné lieu à une économie incapable de répondre aux besoins sociaux en matière d’emploi. Ceci mérite d’être affiné particulièrement dans cette conjoncture délicate que traverse la nouvelle Tunisie.

 

Une conjoncture marquée surtout par une récession économique et qui continue à être tendue, selon, Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la banque centrale, essentiellement en matière de liquidité et de financement des entreprises. ” En 2012, le financement devient plus difficile parce que la banque centrale ne peut pas continuer encore à augmenter le volume de refinancement comme elle l’a fait, l’année dernière, pour satisfaire le besoin, due à une différence entre l’évolution des ressources et ce qui devrait être l’évolution des crédits”, a t-il martelé.

A cela s’ajoute le souci des banques qui voient leurs dispositions et leurs disponibilités à accorder des crédits supplémentaires un peu entravées par la lourdeur des créances douteuses, jugées importantes dans leurs portefeuilles. A signaler que les créances douteuses se sont élevées à 13,3% en 2011, “un taux qui reflète non seulement la mauvaise gouvernance chez les banquiers mais aussi chez les entreprises qui sont appelés à fournir des informations fiables aux banques, les aidant dans la prise de décision», a avancé Nabli.

D’après lui, la résolution du problème de financement de l’entreprise et de l’économie de manière générale, passe par une reforme profonde du système de gouvernance. D’ailleurs, la BCT va appliquer, à partir du juillet, la circulaire relative à la consolidation des règles de bonne gouvernance dans les établissements de crédit.

Pis encore, le gouvernement de Jebali, selon Ridha Saidi, ministre auprès du chef du gouvernement chargé des affaires économiques, s’engage pour la mise en place d’une instance, composé des acteurs économiques et qui aura pour mission d’assurer une amélioration de la qualité de la bonne gouvernance au sein des différentes institutions.

Un défi de taille, selon les économistes, qui estiment que le gouvernement doit relever le défi de la transparence en toute urgence, en appliquant les lois et les règlements en vigueur, c’est-à-dire rompre avec les mauvaises pratiques du régime déchu, et ce afin d’assurer la relance rapide de l’économie et de la reprise du rythme normal de l’activité.

” C’est le rôle du gouvernement d’appliquer la gouvernance” a précisé Moez Joudi, président de l’association Tunisienne de gouvernance affirmant que de nouveaux rapports de partenariat gagnant- gagnant devraient être établis entre les organismes du financement et les entreprises en quête de fonds à des conditions comparables à celles de leurs concurrents sur le marché. Moez Joudi explique encore que les banques ont intérêt à améliorer leur transparence et la bonne gouvernance. Chose qui permettrait d’améliorer leur gestion du risque ainsi qu’une meilleure répartition des pouvoirs qui va optimiser le processus de création d’entreprises et de valeur en garantissant une répartition de la valeur créée qui va être plus judicieuse

Pour sa part, Taher Lassouad, Directeur Général du bureau de mise à niveau, a suggéré la restructuration financière surtout que 72% des entreprises qui viennent solliciter le programme de mise à niveau rencontrent des difficultés. Sur les 4000 diagnostics approuvés jusqu’aujourd’hui, il y a 2900 entreprises qui voient leurs plans de mise à niveau assortis de réserve de restructuration financière, soit en termes du fonds propres soit en termes du fonds de roulement.

Wiem Thebti

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