Tags Posts tagged with "Conseil de coopération du Golfe"

Conseil de coopération du Golfe

par -

Le roi du Maroc, Mohammed VI, a repris son bâton de pèlerin… ou plutôt de diplomate. Hier mercredi 20 avril, le royaume était à l’honneur dans le tout premier sommet entre le Maroc et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Riyad. Et les sujets ne manquaient pas : Daesh, le Yémen mais aussi, comment pourrait-il en être autrement, le Sahara occidental. Bien entendu le roi a profité de cette tribune pour tenir en respect le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, qui l’a titillé dernièrement sur l’indépendance du Sahara occidental…

Hier ce n’était pas un voyage comme les autres, parmi les innombrables périples de Mohamed VI vers ces contrées où les pétrodollars affluaient avant la chute des cours de l’or noir. C’était un jour spécial pour le Maroc qui s’est assis en face de six monarchies du Golfe. Le roi a mobilisé sa garde rapprochée – Taieb Fassi Fihri, Fouad Ali El Himma, Yassir Zenagui et Abdellatif Menouni –, qui est de toutes les visites officielles dans cette partie du monde, pour une offensive de charme devant un parterre de dirigeants tout ouïe. Le Sahara occidental était la grande vedette de son allocution.

« La situation est grave et inédite dans l’histoire de ce conflit artificiel », a déclaré Mohamed VI . « Les choses en sont arrivées au point qu’une guerre par procuration s’est engagée où le secrétaire général des Nations unies est instrumentalisé pour essayer de porter atteinte aux droits historiques et légitimes du Maroc concernant son Sahara », a ajouté le souverain marocain.
Le roi fait feu de tout bois en ce moment et ameute ses ‘amis’ et ‘frères’ du Golfe car le rapport de Ban Ki-moon est en ce moment entre les mains du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce document souligne la nécessité d’autoriser le retour du personnel de l’ONU expulsé par Rabat, de façon à ne pas, selon le secrétaire général de l’ONU, compromettre le travail de stabilisation et de pacification accompli au Sahara occidental. Mohamed VI tente de mobiliser ses partisans et d’anticiper l’arbitrage du Conseil de sécurité, même s’il a déjà de solides soutiens au sein de l’instance onusienne (France, USA, Russie).

Une affaire de gros sous

Le Maroc a été coopté par les richissimes monarchies du Golfe en 2011. A l’époque, le CCG était motivé par sa survie car les révolutions déferlaient sur des contrées tenues jusque-là d’une main de fer. Il s’agissait donc d’intégrer Mohammed VI et le roi Abdellah de Jordanie dans le CCG pour fortifier la défense des monarchies face à la mauvaise humeur d’une rue qui avait des envies de “tabula rasa”.

Certes le fait que le Maroc soit recruté par cet organe si loin géographiquement est une aberration, mais l’essentiel est ailleurs. Ce partenariat gagnant-gagnant a donné à Rabat accès aux vannes des pétrodollars pour financer ses grands travaux. En 2012, Mohammed VI, en visite dans les pays du Golfe, a rondement négocié un don de 5 milliards de dollars, étalé sur 5 ans, en échange d’une promesse ferme de collaboration sécuritaire et militaire accrue.

Pour les pays du Golfe, il s’agissait aussi de trouver d’autres niches d’investissement, au moment où l’avenir des fonds souverains s’assombrissait du fait des risques d’explosion sociale dans la région et de la fin du pétrole cher. Le pic du flux de capitaux du CCG en direction du Maroc a été atteint en 2014, avec 10,2 milliards de dirhams, soit un bond en avant de 82% en comparaison avec 2013.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Elle, c’est une spécialiste du transport, un secteur où elle a fait presque toute sa carrière, qu’elle connaît, de la voiture particulière à l’avion,...

AFRIQUE

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, annonce l’envoi d’une équipe de la Division d’identification des victimes (DVI) de la Police...

SPORT