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L’Etat hébreu revient hanter l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Cette fois il s’agit de la criminalisation de la normalisation avec Israël, une affaire qui commence à devenir un vieux serpent de mer. Il était question, à un moment, dans la liesse de la confection de cette Constitution qu’on voulait “la meilleure du monde“, de le graver dans le texte fondateur de la 2ème République. Mais le Parlement a reculé devant l’immensité, la complexité et les implications de la tache. Le dossier est revenu, comme un boomerang, mais sous la forme d’un projet de loi que l’ARP devait examiner la semaine dernière. Deuxième recul : Les débats ont été reportés, malgré les vociférations du Front populaire, qui a accusé, vendredi 09 février 2018, la majorité parlementaire – Nidaa Tounes et Ennahdha – de “manipuler les procédures” et de “céder aux pressions pour faire capoter le projet de loi“. Le FP n’a pas tort, car sur ce coup la coalition au pouvoir est bien tentée de manger son chapeau, pour les raisons que l’on sait : Derrière Israël il y a les Etats-Unis. Se mettre à dos Tel-Aviv ça passe encore, mais irriter le pays de l’Oncle Sam, avec à sa tête l’irascible Donald Trump, c’est une toute autre histoire…

La dernière fois que la question israélo-palestinienne a mis le feu à l’ARP, c’est quand Trump a provoqué un tollé planétaire en reconnaissant Jérusalem comme la capitale de l’Etat hébreu. Depuis le président américain, sous les tirs nourris de la communauté internationale, a, semble-t-il, radouci le ton et tenu des discours où il y a comme une inflexion de sa politique internationale et de son rapport au monde. Il a même demandé à Israël de faire des concessions pour ne pas atomiser définitivement le processus de paix avec les Palestiniens, dont le pouls est au plus bas ces dernières années. Dans cette affaire, les USA ont presque été unanimement condamnés lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Mais les scènes qu’on a vues en Tunisie, que ce soit à l’ARP (avec des débats passionnés, enflammés et cet immense drapeau palestinien bien en évidence) et dans les rues, on ne les a pas vues même chez ceux qui prétendent être les premiers soutiens de la cause palestinienne et qui nous rebattent les oreilles avec ça lors des prêches du vendredi. Je parle, évidemment, des pays du Golfe. Elle est ainsi faite la Tunisie post-révolutionnaire : Entière, sans demi-mesures, passionnée… Certes la cause est juste, le combat légitime, l’action noble, mais sa flamboyance, ses fulgurances et ses excès mettent la diplomatie du pays dans une situation délicate.

Avoir les moyens de son indignation, “that is the question”

Avant cette affaire il y a eu l’assassinat, en pleine rue, devant sa maison, de Mohamed Zouari. C’était le 15 décembre 2016. Un meurtre que Israël avait, à demi-mots, revendiqué, en ayant même l’outrecuidance d’asséner qu’il allait continuer à traquer ceux qui menaçaient sa sécurité. La même ARP s’était embrasée autour de cette affaire, avec force condamnations, déclarations fracassantes, pour finir par exiger que toute la lumière soit faite par une Commission d’enquête parlementaire et que l’exécutif tunisien aille jusqu’au bout, en termes de représailles diplomatiques. Ce que le gouvernement s’était engagé à faire. On connait la suite. La passion, et c’est hélas récurrent, est retombée à l’ARP et d’autres sujets ont pris le dessus.  Zouheir Maghzaoui, député du Bloc démocrate, a bien relancé, samedi 10 février 2018, le ministre de l’Intérieur sur l’avancement de l’enquête, mais c’était surtout pour la forme. Ce dossier n’est plus une priorité pour l’ARP, et le ministre l’a bien compris, il s’est même permis de botter en touche en déclarant, le plus tranquillement du monde : “Je ne suis pas habilité à donner des détails sur ce dossier, état donné qu’il est désormais entre les mains du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme”, rapporte Shems FM…

Israël, c’est un fait incontestable, est un Etat-voyou, le seul qui s’autorise à s’asseoir sur les résolutions de l’ONU sans qu’aucune tuile ne lui tombe sur la tête. On ne les compte plus les condamnations et injonctions des Nations Unies qu’ils a bravées, piétinées allègrement. Et ça n’empêche pas son Premier ministre de se balader partout dans le monde, alors que d’autres chefs d’Etats moins costauds se planquent et jouent à cache-cache avec la CPI, pour cause d’accusations de crimes de guerre, crimes contre l’humanité. Mais Israël lui n’en a commis aucun de ces crimes ! Il est vrai que quand on a les Etats-Unis comme soutien indéfectible, que ce soit avec un démocrate ou un républicain à la Maison Blanche (Barack Obama, quels que soient ses mérites par ailleurs, n’a pas fait mieux ou pire que Donald Trump sur ce dossier), on a le temps de voir venir. La même administration américaine que le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, était allé voir, pour, entre autres, le convaincre de ne pas raboter l’aide financière. Les mêmes Américains qui appuient en ce moment les entreprises tunisiennes à l’export et dont l’ambassadeur a pris des engagements, à Gasfa. Cette aide, dont la Tunisie a cruellement besoin, fixe justement les limites de l’indignation, de la protestation, quels que soient les motifs de la colère.

Pour avoir les moyens de son indignation, il ne faut pas tant dépendre du soutien étranger. Or la Tunisie est loin d’être en mesure de couper le cordon. C’est cette même logique qui pousse le berceau du printemps arabe à avaler la dernière gifle de la Commission européenne et à retourner à Bruxelles, pour plaider sa bonne foi et pour, in fine, quémander… une aide financière. Pour avoir une diplomatie qui peut se permettre d’envoyer paitre les Etats-Unis et l’Union européenne, il faut être assis sur une économie solide qui ne doit à aucun partenaire sa survie. C’est le cas de la Russie, de la Chine, de la Turquie dans une moindre mesure, etc. Mais je ne vous apprends rien en vous disant que la Tunisie est très loin de pouvoir en dire autant…

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Slim Chaker

Le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a appelé, lors d’une plénière qui se tient actuellement au Bardo, a accélérer l’examen du projet de loi criminalisant la discrimination raciale en Tunisie. “Nous voulons que ce projet de loi soit une des priorités de la commission chargée de l’affaire”, a-t-il dit.

Il a par ailleurs assuré que cette agression raciste est intolérable, aujourd’hui, en Tunisie, un pays qui respecte les libertés et les droits de l’Homme, selon ses dires.

Mohamed Ennaceur a fait savoir que cette initiative législative qui criminalise la discrimination raciale est actuellement dans les mains de la commission des droits, des libertés et des relations extérieures relevant de l’ARP.

Cet appel vient suite à l’agression sur trois étudiants congolais (un jeune homme et deux jeunes femmes), samedi, 24 décembre 2016, à l’arme blanche par un Tunisien au niveau de Passage. Ces étudiants ont été grièvement blessés et sont actuellement dans un état critique.

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Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme (CRLDHT) et le Réseau euro-méditerranéen pour les droits de l’Homme ont annoncé lors d’un point de presse tenu ce mardi 14 juin à l’Assemblée des représentants du Peuple (ARP) un projet de loi portant sur la criminalisation du racisme en Tunisie.

Ce projet de loi visant à lutter contre toutes les formes de racisme et de discrimination devrait être déposé au bureau de l’ARP pour être discuté par l’une des commissions parlementaires, puis en plénière.

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