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Avec 77 jours de retard, le ministère tunisien des Finances a publié, le 16 mars 2018, les résultats, quoique provisoires, de l’exécution du budget de l’Etat pour l’année 2017. A sa lecture, force est de constater que le GUN (Gouvernement d’union nationale) a tenu ses prévisions et ne les a pas dépassées, ni dans les recettes, ni dans les dépenses.

Il avait prévu, dans un budget qui avait été fait presqu’à la hâte par un gouvernement qui avait pris les rênes du pays en août 2016, quelque 34,455 Milliards DT de total ressources. Il en fera 34,290 Milliards DT. Ce sont les ressources propres qui auront finalement fait quelque peu défaut, puisqu’il en prévoyait 24,125 Milliards DT, mais n’en fera que 23,891 Milliards DT. Les recettes fiscales étaient pourtant presque conformes aux prévisions de la LF 2017 (21,250 Milliards DT), avec des réalisations de 21,186 Milliards DT seulement. En impôts directs, le GUN tablait sur 8,7 Milliards DT. Il n’en fera que 8,5 Milliards DT. L’impôt sur les revenus a pourtant plus rapporté que prévu et l’impôt sur les salaires a même dépassé de presque 61 MDT les prévisions. Mais c’est l’IS qui rapportera moins que prévu, notamment du côté des entreprises pétrolières. Suivez son regard vers les mouvements sociaux.

Petites défaillances aussi du côté des recettes non fiscales. On prévoyait 2,875 Milliards DT. On n’en récoltera que 2,704 Milliards. Les revenus de commercialisation de carburant ont rapporté un peu moins que prévu (609,5 MDT contre 615 MDT prévus), les revenus des participations publiques devaient rapporter 300 MDT, ils n’en feront que 261,8 MDT ; la confiscation devait rapporter 200 MDT, elle n’en fera que 145 MDT. Au total, c’est un manque à gagner de 170 MDT. Le GUN tiendra, tout de même, ses prévisions pour une pression fiscale de 21,8 %.

Côté dépenses de gestion, force est de constater que le GUN s’était un peu laissé aller à la dépense, même si au total, il en aura fait 108 MDT de moins que prévu dans la LF 2017. Il devait pourtant donner 14,300 Milliards DT en salaires, il en donnera 14,352 Milliards DT. Il devait dépenser 1,086 Milliards DT en biens et services, il en dépensera 1,113 Milliards DT. Il devait dépenser 5,912 Milliards DT en interventions & transferts, il en casquera 54,6 MDT de plus.

Le GUN tiendra tout de même ses promesses en dépenses d’investissement et fera même un peu plus que prévu. Il prévoyait 5,7 Milliards DT de dépenses en capital, il fera finalement 5,729 Milliards DT et au lieu des 2,507 Milliards DT d’investissements directs, il en fera 2,570 Milliards DT. Il avait prévu 1,436 Milliards DT en financements publics, il en fera finalement 1,826 Milliards DT. Il n’en reste pas moins vrai que, dans l’application du budget 2017, les dépenses de gestion représentaient 78,5 % du total et que les dépenses sociales représentaient 45,6 % contre seulement 29 % pour les dépenses à caractère économique.

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Le projet de la loi de Finances 2018 a été adopté hier dimanche 26 novembre 2017 par l’Assemblée populaire nationale, à une large majorité. Premier constat : Contre toute logique, le gouvernement a décidé d’être plus cigale que fourmi, avec des dépenses sociales (subvention des produits de base, des logements, éducation et soins gratuits) qui vont monter de 7,9% en 2018, rapporte TSA. Alors que les caisses publiques sont exsangues et que le budget 2018 présente un énorme trou que le gouvernement ne sait toujours pas comment combler, du fait de la fonte des cours du brut, de loin la plus grosse source de recettes et du fait qu’il refuse de s’endetter à l’extérieur…

Dans le détail, les dépenses sociales vont atteindre quelque 12,8 milliards d’euros, soit 8,4% du PIB et à peu près 20% du total des dépenses de l’État, évaluées à 62,8 milliards d’euros pour 2018. Ce n’est pas absolument pas le virage qu’avait prévu l’ex-Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, qui n’aura tenu que trois petits mois à son poste !

Par contre le budget 2018 est étalonné sur un baril à 50 dollars, étant donné que la Banque mondiale a prédit sa hausse en 2018, jusqu’à 56 dollars le baril, l’Algérie pourrait avoir de très bonnes surprises l’an prochain. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles la Loi de finances table sur une progression de 9,8% des recettes fiscales, pour un paquet global de 47,3 milliards d’euros, ce qui ferait un déficit budgétaire d’environ 15,5 milliards d’euros.

Il est dit également que la Taxe sur les produits pétroliers (TPP) va exploser, de plus de 17% pour l’essence et d’environ 11,5% pour le mazout. Au menu aussi une nouvelle taxe sur le tabac, à ajouter à la hausse de 10% d’une taxe déjà appliquée. Par ailleurs toutes les importations seront taxées, à hauteur de 1%. Un peu court peut-être pour freiner les importations qui font de sacrés dégâts sur la balance commerciale.

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