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Plusieurs préoccupations ont refait surface aujourd’hui, au siège de l’UTICA, à l’occasion de la journée de lancement du mois de l’emploi et du développement régional.
La journée, organisée autour du slogan « L’emploi est  notre priorité à tous », a connu la participation de bon nombre de hauts cadres de l’administration, conduits par quatre Ministres et venus répondre aux soucis des nombreux chefs d’entreprises présents.
Et si le Premier Ministre, initialement invité à l’ouverture de la journée a «fait l’école buissonnière» sans donner de raison aux participants, et que les membres du gouvernement n’ont pas pu satisfaire toutes les doléances des présents,  les travaux de la journée ont été globalement satisfaisants.
Le gouvernement prend l’initiative et jette la balle dans camp du Privé.
Certes, inquiétude, incertitude et frustration marquaient l’ambiance notamment à cause de la courte durée consacrée aux débats. Cependant, les chefs d’entreprises ont pu avec pertinence mettre le doigt sur les questions cruciales liées à l’investissement, à l’emploi, à la formation ; et une des présentes a même crié «qu’avons-nous préparé pour nos jeunes diplômés»
Certains participants n’ont pas hésité à pointer du doigt le système éducatif qui, selon eux, souffre de lacunes majeures et qui est la résultante d’un système politique inadéquat qui a condamné des générations entières à vivre un chômage de plus en plus pesant.
Les chefs d’entreprises ont par ailleurs posé la question de l’existence d’un programme réel de développement régional. Un objectif que tous les politiciens en font le leur, dans une absence totale de programme réel, selon des présents.
Première de ce genre, cette manifestation s’est limitée à mettre en valeur le  rôle stratégique du secteur privé en tant qu’un élément fondamental dans la détermination d’une politique de développement efficiente. 
Jalloul Ayed, Ministre des finances, Mustapha Kamel Nabli, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Abderrazak Zouari, Ministre de développement régional, Mohamed Ennaceur, Ministre des affaires sociales et Saïd Aïdi, Ministre de l’emploi  se sont accordés à dire que « l’avenir de ce pays passe par l’investissement dans un climat social constructif dans le futur et avec la participation de toutes les institutions syndicales ».  «Stratégie du gouvernement qui prend ainsi les devant et jette directement et dès les premières paroles, la balle de l’emploi dans le camp du seul secteur privé», estimait pour nous un homme d’affaire présent. Et un autre de s’interroger devant nous, «mais, avec quels outils le secteur privé pourrait-il jouer ce rôle ? Avec quel code d’investissement et quelle politique de l’emploi ?».
Une réunion sous forme de «dialogue de sourds».
Abderrazak Zouari, ministre de développement régional, met l’accent sur la disparité régionale, dans ce sens qu’on a toujours parlé de taux moyen de chômage sans considérer les écarts entre les régions. «On a trop entendu parler d’un taux de chômage global mais jamais des écarts de taux de chômage entre les régions» a déploré le ministre qui venait de présenter une vision basée sur la réduction des écarts. «Il serait judicieux d’axer les politiques futures sur la réduction des écarts entre les régions dans l’objectif d’améliorer le taux national». 
Mustapha Kamel Nabli, Gouverneur de la Banque centrale a, pour sa part, souligné que cela ne peut se faire qu’à travers l’instauration d’un système politique adéquat. Un système qui pourrait être utilisable pour le compte d’une certaine partie ou certaine catégorie. Et d’ajouter « un système politique démocrate ne peut se faire qu’à travers la promotion de la justice et le développement du système administratif ainsi que la reforme du système financier et monétaire.»
Parlant gouvernance, le gouverneur de la banque centrale a insisté sur la nécessité de vulgarisation des pratiques de bonne gouvernance. «La bonne gouvernance n’existe pas uniquement dans le système politique mais aussi dans toutes les institutions. Condition sine qua none pour que la  croissance reprenne son rythme habituel» a-t-il souligné.
Un point de vue partagé par le ministre de finances, Jalloul Ayed, qui a insisté sur le fait d’entamer plusieurs réformes sérieuses du système bancaire et financier, de l’administration publique, appuyées par des réformes réelles de l’éducation et de la justice de manière à instaurer la transparence. 
Une démarche indispensable selon le ministre surtout à un moment ou la Tunisie post –révolutionnaire compte plus de 700.000 chômeurs. Pour le ministre des Finances, une part de la solution pourrait résider alors dans le secteur privé  « Je profite de cette occasion pour m’adresser aux opérateurs privés et les inviter à contribuer d’une manière déterminante dans la construction du pays», ajoute M. Ayed. Un appel intervient au moment où la capacité de l’Etat pour mener un projet d’envergure demeure difficile.
Alors, on propose le lancement du «Jasmin plan» qui devrait résoudre la problématique de l’emploi. Pour le promouvoir, la structure financière de la Tunisie devra reposer sur deux mécanismes : la Caisse des Dépôts et des Consignations (CDC) et le Fonds Générationnel. Deux instruments qui s’occuperont d’impulser la roue économique. 
La réunion, patronat-gouvernement pour un pacte pour l’emploi, s’est ainsi terminée, selon plus d’un commentaire d’après réunion, sans que patronat puisse trouver chez le gouvernement des réponses à ses préoccupations et sans que le gouvernement puisse convaincre le patronat qu’il peut, maintenant et dans les conditions actuelles de la Tunisie, les solutions adéquates à l’emploi, et  pour les plus de 700 mille chômeurs et pour résorber le chômage qui va venir !

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