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Ça se bouscule, déjà, dans la perspective des prochaines élections, en 2019. A peine quelques jours après l’annonce de la coalition de blocs parlementaires entre Nidaa Tounes et Machrou Tounes – ceux qui ont conclu au retour salutaire au bercail des compagnons de Mohsen Marzouk sont allés vite en besogne -, un autre groupe parlementaire est dans les tuyaux. Le député Walid Jalled (bloc Watania) en a fait l’annonce ce jeudi 23 août 2018, rapporte la TAP. On a appris qu’il y aura du beau monde : des députés indépendants et des élus inscrits dans d’autres groupes. Quels groupes exactement ? Les promoteurs de cette affaire gardent le secret pour l’instant, histoire sans doute d’éviter que les types d’en face torpillent l’initiative en se rendant nuitamment – c’est une pratique courante, parait-il ! – chez les futurs dissidents pour essayer de les retenir.

Ce qu’on sait c’est que 35 à 40 députés sont concernés par cette affaire, ce n’est pas rien ! Le reste sera déballé dans une conférence de presse au début de la semaine prochaine, a indiqué Jalled. Mais ce qu’il est important de noter, pour le moment, c’est que ce groupe va mettre le grappin sur des députés démissionnaires du bloc Al Horra, monté par Machrou Tounes et du bloc Nidaa Tounes. Cela suffit pour en conclure que Jallad et compagnie, lui-même dissident de Machrou Tounes, vont tirer le tapis sous les pieds du leader de son ex-formation, Mohsen Marzouk et du directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, qui croyaient avoir rondement leur petite affaire au bout de plusieurs mois de longs et harassants conciliabules. Donc 1e information pour les deux ex/futurs collaborateurs : Le rêve qu’ils caressaient de rassembler la grande famille issue des élections de 2014 (86 députés en rang d’oignons derrière Béji Caïd Essebsi) a du plomb dans l’aile, puisque le futur groupe convoite les élus qui ont largué Nidaa et Machrou Tounes, et certainement ceux qui sont restés mais non moins mécontents, et il y en a. C’est une très mauvaise nouvelle pour HCE et Marzouk…

Une grosse boulette de com

ll faut dire aussi que l’ex-secrétaire général de Nidaa Tounes y est allé tout seul, comme un grand, pour flinguer son projet d’union, coalition, rassemblement… Appelez ça comme vous voulez. En effet quelques heures après l’annonce du mariage de raison, ou plutôt du remariage, il a douché les ardeurs des militants et de ceux qui appelaient de leurs voeux l’émergence d’un bloc parlementaire capable de donner de la voix autant qu’Ennahdha. En effet Marzouk a cru bon de préciser qu’il ne s’agissait nullement de fusion, mais d’une simple alliance stratégique. Erreur… stratégique pour le coup, une bévue de communication qui pourrait être fatale aux ambitions du futur bloc parlementaire dit progressiste, en face des islamistes qu’on voudrait ringardiser, ne serait-ce que dans les slogans, ça aurait suffi pour le moment. Mais voilà, c’était sans compter sur la boulette signée Marzouk (cette fois au moins Essebsi junior n’y est pour rien !).

Le groupe Watania lui a soigneusement évité cet écueil et n’hésite pas à parler de fusion de forces politiques disparates. Fusion, ça fait plus solide, plus sérieux, en tout cas ça n’évoque pas une constellation circonstancielle de blocs dont l’union ne serait qu’artificielle, dictée par les difficultés à exister face à Ennahdha et dont la cohésion vole en éclats à la moindre divergence de fond, et même de forme. C’est cela qui guette le projet du fils du président de la République, la seule oeuvre politique qu’il pourrait mettre à son actif en 3 ans de règne à Nidaa, après avoir tout démoli, ou presque. Le communiqué conjoint des deux partis, publié le 15 août pour officialiser les retrouvailles, parlait d’une coalition parlementaire qui “sera majoritaire au Parlement et constituera une force motrice du processus politique et une force de proposition s’opposant à toute forme d’instrumentalisation politique de la fonction législative“, et bien il va falloir travailler dur pour y arriver…

S.L.

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Mohammed ben Salmane, le prince héritier, à peine 32 ans, n’est certes pas encore assis sur le trône – ça ne saurait tarder vu le grand âge de son père, 81 ans et vu le boulevard qui lui a ouvert la réforme du papa), mais il imprime déjà sa marque : Ce sera tolérance zéro pour les opposants, les rebelles et autres têtes brûlées. La semaine dernière, les autorités ont placé derrière les barreaux une vingtaine de citoyens, dont de célèbres prédicateurs et des intellectuels, dans une vaste “campagne coordonnée“, ont confié des militants à l’AFP. Et derrière il y a la main de Ben Slimane, qui contrôle déjà la Défense et l’Economie du royaume, et a manifestement l’intention de faire place nette avant le début de son règne, parti pour durer vu son jeune âge…

Des analystes ont avancé que ces dissidents paient le prix des critiques de la diplomatie du futur roi, jugée trop dure. Ces personnes auraient souligné, surtout derrière les murs, sa responsabilité dans le boycott du Qatar et dans des réformes révolutionnaires sous le ciel saoudien, telles que la privatisation d’entreprises publiques et la baisse des subventions de l’Etat. Les autorités ont collé à ces malheureux une accusation fabriquée de toutes pièces mais qui peut coûter très cher : Collusion avec des parties étrangères pour faire tomber le gouvernement. Bien entendu aucune preuve n’a été présentée…

Ces dernières années, nous ne pouvons pas nous souvenir d’une semaine durant laquelle tant de personnalités saoudiennes de premier plan ont été visées en si peu de temps“, a déclaré Samah Hadid, directrice d’Amnesty International pour le Moyen-Orient.

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