Tags Posts tagged with "Donald Kaberuka"

Donald Kaberuka

par -

Les peuples d’Afrique doivent être mobilisés pour une Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) prospère et des réformes en cours de l’Union africaine (UA), déclare ce lundi, l’ancien Président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka.

S’exprimant lors d’une table ronde de haut niveau sur l’espace fiscal et la viabilité financière dans le cadre de la ZLECA, M. Kaberuka dit que ladite Zone et les réformes de l’UA sont cruciales pour l’avenir de l’Afrique, ajoutant que rien n’est jamais acquis.

« Pour la ZLECA, nous devons faire sortir l’information des salles de conférence de haut niveau aux personnes à tous les niveaux. Ceci est essentiel au succès de cette entreprise historique », indique l’ancien Président de la BAD, qui a fait une présentation au panel de haut niveau.

« Une partie du problème est que nous ne mobilisons pas suffisamment les citoyens africains. Nous ne pouvons pas nous permettre de revenir en arrière. J’espère sincèrement que chaque pays, dans cette salle, peut prendre l’engagement solennel que l’UA, seul instrument politique continental dont nous disposons et dont nous avons besoin, doit être une priorité absolue ».

La discussion a suivi l’ouverture officielle du segment ministériel de la 51ème Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique et une autre table ronde de haut niveau couvrant divers sujets liés à la mise en œuvre de la ZLECA et notamment des réformes nécessaires aux pays membres pour bénéficier pleinement de l’accord.

M. Kaberuka indique que la ZLECA est beaucoup plus qu’un exercice d’élimination tarifaire, ajoutant qu’il doit être « un saut quantique dans la façon dont notre continent se repositionne dans le contexte d’un système multilatéral faible et d’une période d’un changement démographique potentiel pour nous, faute d’une meilleure expression ».

Mais pour cela, dit-il, l’Afrique doit faire face aux craintes exprimées par les pays qui doivent encore adhérer à la ZLECA, convaincre les sceptiques, voire les cyniques qui pensent que l’accord est utopique.

M. Kaberuka déclare que les négociateurs de la ZLECA doivent s’attaquer aux craintes et proposer des solutions sur toutes les questions soulevées.

« Ces solutions devront en principe amener tout le monde dans une zone de confort. Cependant, même avec toutes ces garanties, le succès dépend d’un changement d’état d’esprit », fait-il savoir, ajoutant que le continent doit comprendre que le commerce d’aujourd’hui n’est pas ce qu’il était il y a trente ans.

« La ZLECA représente beaucoup plus que l’échange de biens et de marchandises ; le secteur des services est probablement aussi important, de la logistique, des télécommunications, au commerce, à la finance et aux services financiers non bancaires », précise M. Kaberuka, ajoutant que les tarifs ne représentent qu’une partie du problème.

« En fin de compte, c’est en promouvant la croissance économique par le commerce et l’investissement que l’espace fiscal émergera – c’est la promesse de la ZLECA, dit M. Kaberuka, ajoutant qu’elle « renforcera le commerce intra-africain, augmentera la taille du marché, la profondeur et la diversité, augmentera les opportunités pour les entreprises, les consommateurs, les producteurs, diversifiera nos économies à des produits complexes, augmentant ainsi les possibilités fiscales ».

Il dit que ce n’est qu’en agissant ainsi que le continent peut renforcer la résilience dans les systèmes mondiaux actuels et éviter le changement démographique.

Quarante-quatre pays africains ont signé la ZLECA au Rwanda en mars, un accord établissant une zone de libre-échange considérée comme vitale pour le développement économique du continent. Au moins 22 pays membres doivent ratifier l’accord avant son entrée en vigueur.

par -
<div>« Les premiers mouvements sont attendus avant la fin de l’année 2013 »

« Les premiers mouvements sont attendus avant la fin de l’année 2013 », selon le président de la BAD, Donald Kaberuka

TUNIS, Tunisie, 11 juin 2013/ — Les Conseils des gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) et du Fonds africain de développement (FAD) ont décidé du retour de la BAD à son siège à Abidjan, en Côte d’Ivoire, lors de leurs réunions annuelles qui se sont tenues à Marrakech, au Maroc, du 27 mai au 31 mai 2013.

Cette décision fait suite à l’approbation de la feuille de route préparée par la direction de l’institution pour le retour de la BAD à son siège. En effet, c’est au cours des réunions annuelles tenues à Arusha en Tanzanie en 2012 que les Conseils des gouverneurs avaient instruit la direction de la BAD de préparer une feuille de route pour un retour ordonné et planifié de l’institution à son siège. Cette feuille de route devait aussi garantir la stabilité de l’institution, la continuité des activités et le bien-être des employés et de leurs familles.

En donnant son aval à la feuille de route à Tokyo, au Japon, en octobre 2012, le Comité consultatif des gouverneurs avait recommandé son approbation par les Conseils des gouverneurs, ouvrant ainsi la voie du retour de la BAD à son siège.

Selon le président de la BAD, Donald Kaberuka, « les premiers mouvements sont attendus avant la fin de l’année 2013 ; ils se poursuivront au cours des deux prochaines années. Et la BAD compte célébrer son cinquantenaire en novembre 2014 à Abidjan ».

par -

Le président de la BAD (Banque Africaine de Développement à Tunis depuis 2003 en siège temporaire) a débuté les travaux des assemblées générale de la banque, par une gaffe média.

«Je peux vous assurer que le retour de la BAD à Abidjan est imminent», a affirmé Donald Kaberuka, lors d’un point de presse, précisant que les gouverneurs régionaux de la BAD doivent évoquer cette question, demain jeudi 9 juin 2011. L’information, avec le malheureux terme de «imminent », a vite faite le tour du tout Tunis financier et économique, y semant la panique. La banque y emploie en effet plus de 1400 personnes, certes peu de Tunisiens et en contrat STS (Short Term Staff) à travers des sociétés d’intérim, qui serait en contradiction avec les lois tunisiennes en vigueur et fortement contesté par les syndicats tunisiens notamment et contraire aux pratiques de la banque à son siège d’Abidjan. «Le chiffre d’affaires », si on peut appeler cela ainsi, qu’elle génère dans l’économie tunisienne, est assez important pour expliquer cette panique.

Information prise, ici à Lisbonne où se déroulent les assemblées annuelles de la BAD, cette déclaration de la BAD est erronée et est même en contradiction avec les documents internes  de la banque distribués à Lisbonne à tous les participants. Lors de la réunion du comité consultatif des gouverneurs, en avril dernier à Washington, auquel était présent Donald Kaberuka, le Comité Consultatif du Conseil des Gouverneurs (CCG) a proposé au conseil, qui l’entérinera  certainement à Lisbonne, une recommandation pour le «maintien à plus long terme des opérations de l’agence temporaire de relocalisation [à Tunis], allant de 3 à 5 années à compter de juin 2011», au lieu du préavis d’un an.

A moins que le Président de la BAD ne veuille revenir sur cette recommandation du Conseil des Gouverneurs, inscrite à l’ordre du jour de la 47ème session de ces AG à Lisbonne, la BAD et ses gouverneurs ne recommenceront à penser à partir de Tunis, que dès 2014, sinon 2016. Beaucoup à Lisbonne se demandent qu’elle mouche a alors piqué Donald Kaberuka pour parler si vite et évoquer un départ imminent de la BAD de Tunis pour retourner à son siège statutaire qui est Abidjan ? Certains font le rapport entre les liens d’amitié de l’actuel président de la BAD avec le président ivoirien élu à l’investiture dont il était président et entre la date de la réunion de Washington qui s’était tenue avant cette investiture.

Au cours de la même réunion d’avril à Washington, «le CCG a [aussi] pris note de l’évaluation de la sécurité et des informations sur les travaux de rénovation à réaliser sur le bâtiment de la BAD à Abidjan». Ce que ne dit pas le résumé de ces travaux, et cela nous a déjà été dit à Tunis par des sources proches de la BAD dans la capitale tunisienne, c’est que de l’amiante a été découvert par une mission d’expertise spéciale diligentée par la présidence de la BAD. La banque a ainsi ordonné, avant d’y revenir, le désamiantage du bâtiment de la banque à Abidjan. Selon plus d’une source contactée par nos soins aux AG de Lisbonne, ces travaux prendront un certain temps et nécessiteront d’importants moyens financiers à mobiliser  par la BAD. Tout cela pour dire, contrairement à ce qu’a annoncé Donald Kaberuka, que le retour de la BAD à Abidjan n’est pas aussi imminent qu’il l’a solennellement annoncé. A supposer donc [ce qui est une certitude selon plus d’un gouverneur que nous avons contacté à Lisbonne], que les AG adoptent une période de relocalisation d’uniquement 3 années, à partir de juin 2011, la décision du retour ne sera prise qu’en juin 2014. A partir de là, il faudra à la BAD au moins 12 mois pour déménager et s’installer dans le siège d’Abidjan, c’est-à-dire après juin 2015. D’ici là, faut-il le noter, le second mandat de Donald aura expiré et le déménagement se fera au cours du mandat de celui qui prendra sa place à la tête de la Banque Africaine de Développement. Et même à cette date là, il n’en sera pas fini de la BAD à Tunis.

En effet, il est prévu, selon nos informations, que le siège temporaire de la BAD à Tunis, devienne un siège de secours de la banque. Cette dernière a déjà dans la région du Lac à Tunis, l’immeuble Zahrabed qui abrite tous les services financiers de la BAD. La banque prendra aussi prochainement possession d’un quatrième bâtiment en location, à côté de celui situé en face de la BNA à Tunis, et même d’un cinquième bâtiment où la banque compte faire quelques investissements socio-collectifs pour son personnel. On y reviendra.

FOCUS 🔍

Comme chaque année et pour la 8ème fois consécutive, Orange Tunisie a organisé son Orange Summer Challenge (OSC), le rendez-vous incontournable des jeunes technophiles,...

Le meilleur des RS

Le chef d’entreprise et responsable syndical Rafaa Ennaifer est , à bon droit, vert de rage, à la vue d’articles vestimentaires tunisiens, vendus dans...

INTERVIEW

L'expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimasi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont...

AFRIQUE

Le marché des assurances a réalisé un chiffre d'affaires de 73,3 milliards de dinars (mds DA) au 1er semestre 2018 contre 70,3 mds DA...

Reseaux Sociaux

SPORT