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Avec son air de ne pas y toucher, la Chine monstre ses muscles, nargue l’Amérique de Donald Trump et postule ouvertement pour la place de leader des économies du monde. Zhang Jun, directeur général du département des relations économiques internationales au ministère chinois des Affaires étrangères, qui évoquait devant la presse étrangère les retombées de la participation du président Xi Jinping au dernier Forum économique de Davos, ne s’en est pas caché. Il a affirmé que Pékin ne nourrit pas l’ambition de briguer le leadership mondial, mais que si les grandes puissances ne sont pas au rendez-vous, la Chine prendrait ses responsabilités en pilotant l’économie mondiale, rapporte Reuters ce lundi 13 janvier. Le diplomate chinois répond ainsi à la posture de Trump, qui a redit vendredi dernier sa volonté de se tourner vers les Etats-Unis (“America first”). Du pain béni pour les Chinois…

“Si la Chine se trouvait à jouer un rôle de leader sur la scène mondiale, ce ne serait pas parce qu’elle s’y précipiterait mais plutôt parce que les autres prendraient du recul et laisseraient la place à la Chine (…). Et si la Chine était amenée à jouer ce rôle, elle assumerait ses responsabilités”, a affirmé Zhang Jun.
Cette sortie fait suite à celle du président Xi, à Davos, qui a déclaré que son pays a l’intention de peser davantage dans la direction des affaires du monde et qui a invité les dirigeants du monde à favoriser le libre-échange.

Zhang Jun a égratigné au passage Trump, en affirmant qu’il lui est impossible d’atteindre les niveaux de croissance qu’il promet à ses électeurs en cloisonnant l’économie américaine – protectionnisme – et en se lançant à tout-va dans des conflits commerciaux. “Une guerre commerciale ou une guerre sur les taux de change ne seraient bénéficiaires à aucun pays”, a-t-il argué.
En ce qui concerne la Chine, il a rappelé qu’elle est la deuxième économie mondiale mais qu’elle doit s’appuyer sur les autres pour croitre. “Nous espérons toujours que les Etats-Unis et les autres économies occidentales pourront continuer à contribuer à la reprise mondiale. Nous avons entendu Trump annoncer que les Etats-Unis vont connaître une croissance de 4% et nous en sommes heureux”, a-t-il dit.

Reste à savoir comment l’imprévisible Trump va encaisser cette sortie très acidulée des Chinois, et si les prétentions de Pékin en termes de leadership mondial vont le piquer au vif au point de le pousser à réviser son fameux leitmotiv, “America first”…

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Le Nigeria a payé au prix fort ses déboires économiques et sociaux du moment. Le géant du continent a perdu son statut d’économie numéro 1 du continent, au profit de l’Afrique du Sud, d’après les derniers calculs des PIB en dollars du Fonds monétaire international (FMI) publiés mercredi dernier. Fonte du prix du baril, inflation, climat sécuritaire délétère au Sud, crise humanitaire au Nord, pénurie d’électricité sont passés par là. Le pays a été laminé en quinze mois. Il n’a même pas pu conserver sa place de premier exportateur de pétrole du continent (l’Angola lui a damé le pion). Les temps sont durs…

« Le Nigeria est soudainement devenu un pays pauvre », a confessé le président nigérian, Muhammadu Buhari, jeudi dernier lors d’une conférence en présence d’émissaires des Nations unies à Abuja.
« Avant que je ne prenne mes fonctions, le pétrole se vendait à quelque 100 dollars le baril. Ensuite, il s’est effondré à 37 dollars, pour osciller maintenant entre 40 et 45 dollars le baril », a-t-il argué, pour tenter de dégager sa responsabilité dans cette sinistrose de l’économie de son pays.
Il est vrai que quand on tire de la vente du pétrole 70% de ses recettes, cette plongée des cours du brut ne peut être qu’une véritable catastrophe.

Le Nigeria est très lent à s’engager sur la voie de la croissance, je ne pense pas qu’il puisse retrouver sa première place bientôt », assène Manji Cheto, analyste financière spécialiste de l’Afrique de l’Ouest pour Teneo Holdings Intelligence. Il est vrai que le Nigeria s’est engagé dans un vaste chantier de diversification de ses sources de revenus et dans la lutte contre la corruption, deux des problèmes cruciaux du pays. Mais ces chantiers colossaux mettront du temps à donner des résultats. S’ils n’explosent pas en plein vol. Buhari devra faire preuve de courage, de persévérance et d’une volonté sans faille pour aller au bout de ses réformes, un front sur lequel tous les dirigeants précédents ont échoué.

3 problèmes endémiques qui font de sacrés dégâts

D’après les chiffres de l’OPEP publiés hier vendredi, le Nigeria produit 1,5 million de barils par jour – contre 1,78 million pour l’Angola -, c’est un recul de 21,5% en comparaison avec le mois de janvier (un manque à gagner de 41.300 barils par jour). En fait ce sont surtout les incursions de groupes rebelles dans la région pétrolifère du Delta, un problème devenu chronique, qui paralysent partiellement la production. Les Vengeurs du Delta, une nouvelle organisation armée aux relents indépendantistes, frappent fréquemment en faisant exploser des équipements pétroliers. Et c’est le cas depuis le début de cette année ; pire, ils ont brandi la menace de plomber l’économie du pays si leurs exigences ne sont pas prises en compte.

A ajouter au problème de l’approvisionnement en électricité. Les autorités n’arrivent plus à alimenter leurs 170 millions de concitoyens. Déjà qu’auparavant on était au bord de la rupture avec 6.000 mégawatts, maintenant c’est carrément le marasme avec un maigre 2.500 MW pour cet immense pays, l’équivalent de ce que produit une seule centrale nucléaire française, selon les experts.

Autre mal endémique : le commerce parallèle et la contrebande, lesquels, d’après Oxfam, captent 12% du PIB du Nigeria. Un cas unique dans un continent pourtant assailli par des difficultés et travers de toutes sortes…

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