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élection présidentielles

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Le problème avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, comme l’a dit un universitaire hier samedi 19 août en début d’après midi sur RTCI, c’est qu’il est tout seul sur une autoroute, avec une popularité qui touche les sommets. Mais tout autour de lui c’est un champ de ruines. Rien ne va plus dans le pays. Et ça, tôt ou tard, ça va peser lourd sur le bilan de l’homme politique qu’il ambitionne d’être et va être exploité par ses adversaires en embuscade, quels que soient la gloire et les honneurs que lui confèrent sa lutte courageuse contre toutes les forces du mal (tous les corrupteurs et corrompus de ce pays, l’armée de contrebandiers, la horde de fraudeurs fiscaux, etc.). Il y a bien eu les derniers chiffres de la croissance du premier semestre 2017, très bons, presque le double de ce que la Tunisie a réalisé l’an dernier à la même période. Mais l’euphorie a été de très courte durée.

Vendredi 18 août 2017 : Le ministre du Développement et des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, quitte le navire pour, dit-il, avoir les coudées plus franches devant la justice, qui lui cherche des noises dans une sombre affaire qui a été déterrée par on ne sait qui. Puis dans la même journée, c’est le coup de massue de l’agence Moody’s, qui sanctionne durement la Tunisie pour moult manquements dans ses engagements vis-à-vis du FMI. L’addition est très salée et le jugemen très sévère. Nous ne sommes pas dans la tête d’Abdelkefi, mais ce qui est sûr c’est qu’il doit être soulagé à la perspective de ne pas conduire la prochaine délégation tunisienne qui va s’aventurer sur les marchés internationaux. Car ce qui est finalement en jeu c’est ça : le fait que la Tunisie soit balancée dans le cercle des pays qui présentent des risques sérieux de défaut de paiement des échéances de la dette extérieure va coûter cher en termes d’intérêts des futurs emprunts, si jamais d’ailleurs les bailleurs ouvrent les vannes. Au point où en est la Tunisie, l’hypothèse n’est pas complètement surréaliste ou farfelue.

Le coup de grâce de la production industrielle ce dimanche 20 août 2017  a complété le sombre tableau. Les données publiées par l’Institut national de la Statistique (INS) font état d’un repli de 2,3% de la production industrielle au deuxième trimestre de 2017, alors que l’an dernier à la même période on avait enregistré une légère progression de 2,3%.

D’après l’INS, ce recul de l’indice de la production industrielle (IPI) est essentiellement du à la chute de la production du secteur de l’extraction des produits énergétiques, -13,9%, du fait de la forte baisse de la production de pétrole brut, -20,5%.

Les autres produits minéraux non métaux ne sont pas épargnés par la conjoncture : la production de ciment et celle du secteur de l’industrie chimique affichent une régression de 6,9%, le secteur de l’industrie textile/habillement et cuir -2%.

C’est incontestablement une suite de revers économiques qui excite les autres prétendants rêvant d’arracher le morceau de la Kasbah à Chahed…

On aiguise les couteaux!

Le premier à sortir du bois est Mohsen Marzouk, le chef de file de Machrou Tounes. L’ex-secrétaire général de Nidaa Tounes cherche sa voie depuis qu’il a claqué la porte de la formation bâtie de ses mains par le Président de la République, Béji Caïd Essebsi. Pour un Marzouk qui rongeait son frein, les difficultés de Chahed sont une aubaine pour enfin briller, à défaut d’avoir illuminé les citoyens par ses idées et propositions. Il a commencé par ébruiter à la TAP, vendredi dernier, une conversation qu’il a eue avec le chef du gouvernement, qui lui aurait confié son désintérêt pour le fauteuil du palais de Carthage, et plutôt entièrement tourné, aurait ajouté Chahed, vers le devenir d’une Tunisie bien malade. Mais comme depuis la garde rapprochée de Chahed n’a pas démenti, on peut tenir pour argent comptant ce qu’a déballé Marzouk, même si on peut aussi émettre l’hypothèse que Chahed n’a fait qu’envoyer un ballon d’essai pour tester l’humeur des citoyens et s’assurer de sa cote de popularité auprès des électeurs, attendant…

Le même Marzouk a remis ça ce dimanche en proposant une formule réchauffée et qui n’a pas fonctionné jusqu’ici, sauf peut-être avec le gouvernement de Mehdi Jomaa : Un gouvernement de compétences. Si la recette avait à peu près marché, c’est parce que justement elle était théoriquement dénuée d’ambition politique et avait uniquement la charge de conduire le pays aux élections de 2014. Mais les choses ont changé depuis. En effet on voit mal comment Nidaa et Ennahdha pourraient tranquillement se mettre hors jeu et laisser les compétences présider aux destinées du pays, eux qui se chamaillent déjà pour les postes vacants du gouvernement Chahed. S’y ajoutent les autres candidats, dont Jomaa. Bref, il y a du monde, et les appétits sont aiguisés, à mesure que les difficultés de Chahed s’accroissent, un peu comme le sang attire les requins..

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