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Les Tunisiens n’ont pas été long à la détente

Les Tunisiens n’ont pas été long à la détente, et au rebours de ce que l’on craignait, ils ont répondu, certes pas massivement, mais à des taux honorables, à l’appel à la souscription à l’emprunt obligataire que le gouvernement de Mehdi Jomaâ avait lancé, en avril, pour renflouer les caisses de l’Etat et atténuer autant que faire se pouvait le déficit de son budget.

Les 500 millions de dinars fixés ont été collectés, à la date du 12 juin 2014, alors qu’hier, ils n’étaient que de 300 millions de dinars. Autant dire que le dernier quart d’heure a été décisif pour boucler la boucle et doter l’Etat d’un petit matelas lui permettant de souffler un peu.

Prévu, au départ, pour la mobilisation d’un milliard de dinars, l’emprunt obligataire a été finalement a été revu à la baisse, une baisse de moitié quand même, ce qui est l’indice que le gouvernement avait fait preuve de réalisme vu la situation économique et financière du pays et les réticences relevées çà et là manifestées par les épargnants, mais qui, en chemin et à l’exercice, se sont révélées infondées.

En tout cas, les Tunisiens peuvent être capables de solidarité, ils l’ont bien démontré en ne lésinant pas sur les moyens pour que le char de l’Etat maintienne son train, fût-il de sénateur. Et ceci doit être mis à leur actif. D’autant que les caisses de l’Etat se vidaient à vue d’œil et que des doutes planaient sur la capacité des pouvoirs publics à payer ses fonctionnaires.

Trois types d’emprunt étaient proposés aux souscripteurs. Le premier type « A » réservé aux personnes physiques, d’une valeur nominale de 10 dinars et dont la période de remboursement est prévue sur 5 ans avec une année de grâce. Le principal de l’obligation sera remboursé sur 4 tranches annuelles. Cette première tranche arrive à terme 2 ans après la date de fermeture de la souscription et ses intérêts seront remboursés à terme au taux de 5,95 % par an.

Le deuxième type d’emprunt (B) proposé est assorti d’un remboursement fixé à 7 ans avec un délai de grâce de 2 ans. La valeur nominale de chaque obligation sera de 100 dinars. Le principal des obligations sera remboursé sur cinq tranches annuelles égales. La première tranche sera remboursée après trois ans à partir de la date de fermeture de la souscription à un taux d’intérêt annuel nominal de 6,15%.

Enfin, le troisième type d’emprunt (C) a été fixé à 10 ans dont 2 ans de grâce et une valeur nominale de 100 dinars. Le principal sera remboursé sur huit tranches annuelles égales.

Un taux d’intérêt peu ou prou couru !

Il est essentiel de mentionner que l’emprunt obligataire ne répondra tout au plus qu’4% des besoins de l’État pour cette année. Selon l’économiste Radhi Meddeb, le taux d’intérêt largement médiatisé, à savoir 6% d’intérêt sur les sommes souscrites, est sans importance eu égard au fait que l’inflation tourne autour de 6%. Et au final, le citoyen qui participe à l’opération d’emprunt pourra seulement récupérer la somme déposée, sans intérêt.

En s’assurant la satisfaction de seulement 4% de ses besoins, l’Etat ne pouvait pas demander mieux. Car, même si la Tunisie bénéficie aujourd’hui d’un avis favorable des principaux donateurs internationaux, il n’en demeure pas moins que les capacités de financement de ces derniers sont très réduites au regard de la demande. Et puis, le recours au marché international de la dette a été rendue plus difficile pour une Tunisie qui a suspendu sa notation internationale, après que les trois grandes agences de notation ont classé tour à tour son risque crédit comme hautement spéculatif.

Aussi le gouvernement tunisien a-t-il semblé avoir entendu les avis et réserves de certains experts locaux relativement à cet emprunt. Sous cet angle, l’idée de réduire le volume d’emprunt à 500 millions de dinars, contre 1 milliard initialement annoncé, se présente comme l’admission d’une hypothèse développée par les analystes du courtier en bourse Macsa, qui faisait savoir que la spirale de crise économique a entraîné une baisse de liquidité interne, mesurable à la baisse de l’épargne des ménages de 21,7% en 2010 à 15,4% en 2013.

Les analystes de Macsa font aussi remarquer que l’emprunt tunisien devra faire face au défi de l’inflation qui empêche les ménages (catégorie A) d’investir massivement car une plus grande partie de leurs revenus est affectée à la consommation. L’analyse relève aussi les discours alarmistes qui font mention de la faillite de l’Etat tunisien, et le climat des affaires qui doit encore être assaini.

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Les Tunisiens n’ont pas été long à la détente

Les Tunisiens n’ont pas été long à la détente, et au rebours de ce que l’on craignait, ils ont répondu, certes pas massivement, mais à des taux honorables, à l’appel à la souscription à l’emprunt obligataire que le gouvernement de Mehdi Jomaâ avait lancé, en avril, pour renflouer les caisses de l’Etat et atténuer autant que faire se pouvait le déficit de son budget.

Les 500 millions de dinars fixés ont été collectés, à la date du 12 juin 2014, alors qu’hier, ils n’étaient que de 300 millions de dinars. Autant dire que le dernier quart d’heure a été décisif pour boucler la boucle et doter l’Etat d’un petit matelas lui permettant de souffler un peu.

Prévu, au départ, pour la mobilisation d’un milliard de dinars, l’emprunt obligataire a été finalement a été revu à la baisse, une baisse de moitié quand même, ce qui est l’indice que le gouvernement avait fait preuve de réalisme vu la situation économique et financière du pays et les réticences relevées çà et là manifestées par les épargnants, mais qui, en chemin et à l’exercice, se sont révélées infondées.

En tout cas, les Tunisiens peuvent être capables de solidarité, ils l’ont bien démontré en ne lésinant pas sur les moyens pour que le char de l’Etat maintienne son train, fût-il de sénateur. Et ceci doit être mis à leur actif. D’autant que les caisses de l’Etat se vidaient à vue d’œil et que des doutes planaient sur la capacité des pouvoirs publics à payer ses fonctionnaires.

Trois types d’emprunt étaient proposés aux souscripteurs. Le premier type « A » réservé aux personnes physiques, d’une valeur nominale de 10 dinars et dont la période de remboursement est prévue sur 5 ans avec une année de grâce. Le principal de l’obligation sera remboursé sur 4 tranches annuelles. Cette première tranche arrive à terme 2 ans après la date de fermeture de la souscription et ses intérêts seront remboursés à terme au taux de 5,95 % par an.

Le deuxième type d’emprunt (B) proposé est assorti d’un remboursement fixé à 7 ans avec un délai de grâce de 2 ans. La valeur nominale de chaque obligation sera de 100 dinars. Le principal des obligations sera remboursé sur cinq tranches annuelles égales. La première tranche sera remboursée après trois ans à partir de la date de fermeture de la souscription à un taux d’intérêt annuel nominal de 6,15%.

Enfin, le troisième type d’emprunt (C) a été fixé à 10 ans dont 2 ans de grâce et une valeur nominale de 100 dinars. Le principal sera remboursé sur huit tranches annuelles égales.

Un taux d’intérêt peu ou prou couru !

Il est essentiel de mentionner que l’emprunt obligataire ne répondra tout au plus qu’4% des besoins de l’État pour cette année. Selon l’économiste Radhi Meddeb, le taux d’intérêt largement médiatisé, à savoir 6% d’intérêt sur les sommes souscrites, est sans importance eu égard au fait que l’inflation tourne autour de 6%. Et au final, le citoyen qui participe à l’opération d’emprunt pourra seulement récupérer la somme déposée, sans intérêt.

En s’assurant la satisfaction de seulement 4% de ses besoins, l’Etat ne pouvait pas demander mieux. Car, même si la Tunisie bénéficie aujourd’hui d’un avis favorable des principaux donateurs internationaux, il n’en demeure pas moins que les capacités de financement de ces derniers sont très réduites au regard de la demande. Et puis, le recours au marché international de la dette a été rendue plus difficile pour une Tunisie qui a suspendu sa notation internationale, après que les trois grandes agences de notation ont classé tour à tour son risque crédit comme hautement spéculatif.

Aussi le gouvernement tunisien a-t-il semblé avoir entendu les avis et réserves de certains experts locaux relativement à cet emprunt. Sous cet angle, l’idée de réduire le volume d’emprunt à 500 millions de dinars, contre 1 milliard initialement annoncé, se présente comme l’admission d’une hypothèse développée par les analystes du courtier en bourse Macsa, qui faisait savoir que la spirale de crise économique a entraîné une baisse de liquidité interne, mesurable à la baisse de l’épargne des ménages de 21,7% en 2010 à 15,4% en 2013.

Les analystes de Macsa font aussi remarquer que l’emprunt tunisien devra faire face au défi de l’inflation qui empêche les ménages (catégorie A) d’investir massivement car une plus grande partie de leurs revenus est affectée à la consommation. L’analyse relève aussi les discours alarmistes qui font mention de la faillite de l’Etat tunisien, et le climat des affaires qui doit encore être assaini.

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