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Un méga projet portant sur la production, sur les trois prochaines années, de 1000 Mégawatts d’énergies renouvelables, avec un coût initial estimé à 2500 MDT, a été annoncé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. La rareté des ressources nationales en gaz et le prix élevé des carburants pratiqué à l’échelle internationale sont les principales raisons derrière le lancement et l’accélération de la réalisation des projets dans ce sens. Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a fait savoir, dans une déclaration faite aux médias, en marge d’une rencontre qui se tient actuellement à Gammarth sur les énergies renouvelables, que 69 investisseurs dont des étrangers sont intéressés par le projet de production de 210 Mégawatts. “L’appel d’offres relatif à la réalisation de ce projet a été clôturé depuis le 15 novembre dernier et le nombre des offres que nous avons reçues est très important, plus que prévu“, a assuré le ministre.

Il a par ailleurs indiqué que l’ensemble des offres reçues sont en phase d’étude au niveau du ministère de l’Énergie et qu’il s’agit à priori d’investisseurs nationaux et de grandes sociétés de renommée internationale. Les résultats relatifs à ce projet de 210 Mégawatts devraient être annoncés avant le 15 mars 2018 et un autre portant sur la production de 200 Mégawatts devrait être lancé après pour atteindre au total près de 410 Mégawatts en 2018.

Ce projet portant sur 210 Mégawatts d’énergies renouvelables en 2018 entre dans le cadre du méga projet dévoilé aujourd’hui par le chef du gouvernement et portant sur la production de 1000 Mégawatts à l’horizon 2020, soit le 1/5 de la capacité installée jusqu’ici dans le pays. L’idée est de produire 650 Mégawatts d’énergie photovoltaïque et 350 Mégawatts d’énergie éolienne. La STEG a déjà entamé les travaux réalisation de sa première station photovoltaïque à Tozeur. Une autre sera installée à Kébili. Au total, elle a été chargée, selon le ministre, de produire 380 du total de 1000 Mégawatts d’énergies renouvelables d’ici 2020.

Évoquant les motifs derrière le lancement de ce programme énergétique, le ministre a fait remarquer que le déficit de la balance énergétique de la Tunisie devient aujourd’hui plus grand que jamais, ce qui met les autorités dans l’obligation de profiter des énergies renouvelables provenant des ressources nationales. Le ministre a également évoqué le coût élevé de l’énergie achetée auprès de l’étranger. “Il n’est plus tolérable aujourd’hui pour l’État de continuer à importer 50% de sa production en énergie“, a soutenu le ministre, avant de souligner l’importance d’organiser de telles initiatives permettant dans le cadre d’une approche participative d’écouter et de discuter de la question avec l’ensemble des intervenants du secteur, à savoir banquiers financiers, investisseurs (nationaux et étrangers), bailleurs de fonds et experts en la matière. Il ‘agit aussi, selon le ministre, d’une opportunité pour discuter de l’ensemble des problématiques auxquelles font face l’ensemble des intervenants pour monter des projets d’énergies renouvelables en Tunisie, surtout qu’il s’agit d’une nouvelle expérience non seulement pour le secteur public mais aussi privé.

De telles rencontres permettront aussi de discuter de l’ensemble des lois à réviser ou les nouveaux décrets d’application et les textes de loi à mettre en place pour éviter certains obstacles empêchant le bon démarrage des travaux relatifs aux projets d’énergies renouvelables“, a expliqué le ministre, réaffirmant le soutien politique dans le domaine de l’énergie, un secteur stratégique et vital pour le pays, selon ses dires.

Le ministre a, dans le même contexte, indiqué que le lancement de ce type de projet en Tunisie permettra de créer une nouvelle industrie dans le pays. “C’est très important (…) ça devient très facile et à la lumière d’une visibilité claire à long termes pour la Tunisie de créer une industrie dans ce domaine et créer de nouveaux emplois dans le domaine de l’énergie“, a assuré le ministre, faisant savoir que la majorité de ces projets d’énergies renouvelables vont être lancés dans les régions de l’intérieur, ce qui permettra, selon lui, de créer une dynamisme dans ces régions-là, voire dans l’économie nationale.

Interrogé sur les grands défis devant la réalisation de tels projets en Tunisie, Kaddour a cité le cadre législatif régissant le secteur, la gouvernance, le financement et des défis d’ordre technique touchant le réseau d’électricité et la mise en place de cette nouvelle énergie.

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a par ailleurs annoncé que l’accélération des projets d’énergies renouvelables est un choix stratégique pour la Tunisie et qu’il s’agit d’un des points de l’Accord de Carthage.

Il a par ailleurs indiqué que le gouvernement mise sur la production de 1000 Mégawatts d’énergies renouvelables à l’horizon 2020 afin d’appuyer le développement durable dans le pays et protéger par conséquent l’environnement. C’est aussi, selon Chahed, une opportunité pour détenir une technologie énergétique et mettre en place les bases d’une économie nationale en la matière, notamment à la lumière de la hausse des prix des carburants à l’échelle internationale et la baisse des ressources nationales en gaz naturel. “C’est ainsi que le gouvernement tunisien à mis en place de nouvelles lois réglementant la production de l’électricité via les énergies renouvelables et a préparé les textes d’application les mieux adaptés“, a expliqué Chahed. Outre ces textes de loi, il a assuré que le gouvernement a également entamé la réalisation des projets d’énergies renouvelables dans le cadre du régime des autorisations, évoquant l’éventualité de lancer, en 2018, un ensemble de projets dans le cadre du régime de concessions.

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