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Établissements de crédit

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Le Forum d’été du Club des Dirigeants de Banques et Etablissements de Crédit d’Afrique se tiendra pour la première fois à Maurice. Le Groupe MCB (MCBCapitalMarkets.mu), principale institution financière de Maurice et de l’Afrique de l’Est, est la cheville ouvrière derrière l’organisation de ce Forum qui aura lieu les 21 et 22 juillet, à l’hôtel Westin, à Balaclava.

Le Club des Dirigeants de Banques et Etablissements de Crédit d’Afrique regroupe les institutions bancaires et financières d’Afrique francophone. Le Forum d’été verra la participation de 20 dirigeants de 14 institutions financières basées dans dix pays : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cote d’Ivoire, Malawi, Mali, Maroc, Sénégal, Togo et Tunisie.

Cet événement sera l’occasion pour le Groupe MCB, qui est de plus en plus actif sur le continent Africain, de prospecter un marché moins connu que les pays anglophones mais qui a un fort potentiel. De leur côté, les membres du Club souhaitent établir des liens privilégiés avec leurs confrères de Maurice, d’autant plus que l’ouverture vers l’Afrique est un des principaux piliers de la nouvelle architecture de l’économie Mauricienne. De plus, Maurice se profile comme la nouvelle plaque tournante des capitaux internationaux à destination de l’Afrique.

Pour Pierre Guy Noël, Directeur Général du Groupe MCB, « cette invitation tombe à point. C’est un honneur pour nous d’avoir été approchés pour être l’organisateur de cette conférence, qui nous permettra de rencontrer l’ensemble des banques et institutions financières africaines francophones, que nous considérons comme des extensions logiques de notre marché ».

Le Club des Dirigeants de Banques et Etablissements de Crédit d’Afrique est une association sans but lucratif, créée en janvier 1989 à Lomé au Togo. Il a pour mission de « satisfaire les besoins d’information et de formation de ses membres, de susciter et faciliter la réflexion des banquiers africains sur les objectifs à atteindre et sur les moyens à mettre en œuvre ». Il réunit l’état-major des banques africaines: Présidents, Vice-Présidents, Directeurs Généraux, Directeurs Généraux Adjoints, etc.

Thierno Sy, Directeur Général de la Banque Nationale de Développement Economique (BNDE) du Sénégal et un des dirigeants du Club, estime que le Forum sera l’occasion de faire plus ample connaissance avec Maurice, dont le succès économique est un exemple à suivre. Le Club des Dirigeants, dit-il, s’attend à ce que ses membres et le Groupe MCB puissent discuter et partager ensemble durant ces deux jours de conférence. Le territoire africain, dit-il, offre beaucoup de possibilités en matière de développement du secteur bancaire.

Thierno Sy : « Avec un taux de bancarisation encore faible et un accompagnement insuffisant des acteurs les plus dynamiques de nos économies (PME/PMI), les marges de développement sont énormes. En effet ce segment de clientèle qui représente plus de 80 % du tissu économique est sous accompagné, parce qu’il est jugé come contrepartie à risque malgré le potentiel qu’il offre. Par ailleurs les politiques de développement de nos états font ressortir des besoins de financement énormes pour couvrir les besoins d’investissements stratégiques. Il s’agira pour le secteur financier de trouver les axes d’intervention en partenariat avec les investisseurs, le secteur privé mais aussi avec les états ».

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Le phénomène n’a cessé de prendre de l’ampleur en Tunisie. “Les banques parallèles”, “la contrebande de produits financiers” ou encore “les établissements parallèles de crédit”… Peu importe, le procédé est simple : Ce sont des personnes qui accordent des crédits à des citoyens démunis, moyennant un taux d’intérêt exorbitant atteignant parfois 100% des montants accordés. Cela nous rappelle en fait l’affaire Adel Dridi, condamné, en août 2013, à 10 ans de prison pour escroquerie dans le dossier Yosr Développement.

Le fléau ne cesse de se propager de jour en jour. Un crédit dans la poche en quelques heures et sans la complexité des procédures administratives, il n’y a rien de mieux, surtout à la lumière de la dégradation du pouvoir d’achat du Tunisien et la cherté de la vie, mais…

Ce genre de crédit qui entre, bien entendu, dans le cadre de l’informel et l’illégal, n’est pas gratuit, il est remboursable avec un taux atteignant parfois les 100% du montant accordé, ce qui aura certainement un impact négatif non seulement sur le citoyen qui ne sait pas aujourd’hui où donner de la tête mais aussi sur les équilibres financiers du pays. D’où l’appel des experts à intervenir pour mettre un terme à ce genre de pratique.

“Un préjudice pour le secteur bancaire”

Interrogé sur l’affaire, Mohamed Salah Ayari, conseiller fiscal et enseignant universitaire, a affirmé dans une déclaration ce vendredi 14 octobre 2016 à Africanmanager qu’étant donné la situation économique difficile et la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen de façon générale, surtout la classe moyenne, qui représente 50% de la société, le besoin du Tunisien se fait ressentir de plus en plus pour subvenir à ses besoins élémentaires.

Aujourd’hui, le consommateur tunisien n’arrive plus à recourir aux banques pour satisfaire ses besoins urgents, donc il cherche par tous les moyens à trouver les fonds nécessaires lui permettant de faire face à l’augmentation des prix et la dégradation de son pouvoir d’achat. Du coup, l’émergence d’un nouveau phénomène qui se confirme aux fils des années.

Ce phénomène ne fait qu’aggraver la situation des personnes concernées mais d’un autre côté et sur le plan légal, “les préteurs” sont en infraction vis-à-vis de la loi, qu’ils ont piétinée, notamment le rôle fondamental des établissements de crédit, “autrement dit, on se trouve devant une pratique qui porte préjudice au secteur bancaire d’un côté et qui rend la situation des citoyens concernés plus précaire”, a-t-il ajouté.

Un phénomène dévastateur

Un expert financier qui a choisi de nous parler sous couvert de l’anonymat a affirmé que la contrebande des services financiers n’a cessé de prendre de l’ampleur en Tunisie, faisant remarquer toutefois que ce phénomène est beaucoup plus grave que la contrebande des marchandises.

Il a par ailleurs expliqué que la contrebande des marchandises est perceptible contrairement à celle des produits financiers, qualifiant ce phénomène de “cancer” qui pourrait se propager. Cela aurait également un grand impact sur les équilibres financiers.

Selon lui,  ce fléau a trouvé de la place en Tunisie à cause du chaos et de l’anarchie totale qui ont suivi la Révolution.

La réticence des banques pour satisfaire certaines demandes de crédit explique en grande partie l’émergence de la contrebande des produits financiers, a expliqué notre interlocuteur. Des gens qui se font passer pour des banques pour financer des citoyens aux demandes pressantes. Du coup, le taux d’intérêt pratiqué par ces gens là sera très élevé, atteignant dans plusieurs cas les 100%.

” Le gens qui ne peuvent pas se financer auprès des banques fréquentent souvent soit disant les banques parallèles”, a indiqué l’expert financier, faisant remarquer qu’il s’agit d’un phénomène dévastateur pour l’économie nationale. “Ça va tuer notre économie, ça va tuer le secteur formel”, a-t-il clamé.

Enfin, il a conclu en disant que la loi tunisienne interdit ce genre de pratique, appelant ainsi les autorités, les organisations nationales, la société civile et toutes les parties concernées à contrôler de près ces personnes là.

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