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Le Conseil national constitutif de l’Alliance démocratique

Le Conseil national constitutif de l’Alliance démocratique, tenu les 29 et 30 mars 2014, s’est prononcé contre le retour au pouvoir et au parlement des figures du régime déchu. Cette proposition illustre l’adhésion de l’Alliance démocratique à l’article 15 du décret-loi 35/2011 stipulant l’exclusion des anciens collaborateurs de l’ancien régime.

Le vote est passé avec 42 pour et 27 contre et seulement 7 abstentions, dont celle du secrétaire général du parti Mohamed Hamdi.

Cette décision avait été évoquée depuis des jours par le député et dirigeant de l’Alliance, Mehdi Ben Gharbia qui a préféré quitter le studio de Nessma, le 14 mars dernier, en signe de protestation contre le discours prononcé par Samir Haddad, ancien membre du RCD et actuel membre du Mouvement destourien qui a blanchi les RCDistes de tous les agissements qui leur sont reprochés , affirmant qu’aucun d’eux n’a été réellement coupable de malversation.

Le geste de Ben Gharbia a été regardé par les observateurs comme un signe de fermeté de la part de l’Alliance démocratique au sujet de l’exclusion politique. Il avait assorti sa position à l’époque par un appel aux partis qui avaient milité contre la dictature et l’oppression pour s’engager à ne pas inclure dans leurs listes électorales les caciques de l’ancien régime, par respect à la mémoire des martyrs.

L’Alliance démocratique est-elle minée par des divisions ?

L’Alliance démocratique a été toujours perçue dans l’échiquier politique comme une formation politique modérée. Elle s’est démarquée de la troïka au moment où celle-ci cultivait une tendance hégémonique, et appuyait la violence politique en soutenant les Ligues de Protection de la Révolution (LPR) .Mais, après l’adoption de la Constitution, le parti de l’Alliance démocratique a commencé à surprendre par des positions qui ne concordent pas avec l’image que l’opinion s’est faite de lui , et a couronné le tout en optant pour l’acceptation d’intégrer l’article 15 dans la loi électorale , suscitant la polémique.

Des sources ont indiqué au journal « Achark Awssat », dans son édition de lundi 31 mars, que cette décision a créé un climat de tension entre un nombre important des dirigeants de ce parti. Ces mêmes sources prévoient que des scissions peuvent avoir lieu au sein du parti.

Cette information a été démentie par Mohamed Hamdi qui a affirmé que certaines parties veulent créer des tensions. « Certains veulent toucher l’image de l’alliance démocratique en diffusant ce genre d’informations », a-t-il déclaré , dans un entretien téléphonique à Africanmanager , relevant que son parti a entamé un dialogue fructueux par rapport à l’exclusion politique, et souligné que le conseil national du parti a mis l’accent sur l’importance de mettre fin aux mesures préventives prises contre les hommes d’affaires soupçonnés de corruption , en attendant la mise en place de la justice transitionnelle.

Cet avis a été partagé par Mahmoud Baroudi, l’autre dirigeant de l’Alliance démocratique qui a indiqué que la différence des points de vue au sein de l’Alliance ne signifie pas que cette formation est en crise ou sur le point de vivre des divisions. « L’article 15 a été certes adopté par notre le conseil national de l’Alliance, mais cette décision reste toujours tributaire des résultats du Dialogue national », a-t-il dit avant d’assurer que « son parti reste attaché au Dialogue national quels que soient les accords trouvés ».

Interrogé sur les prochaines alliances, Mahmoud Baroudi a tenu à préciser que les concertations se poursuivent avec plusieurs partis politiques dont Attakatol et le mouvement Echaab . Le but recherché est de trouver un climat de consensus pour concrétiser des prochaines alliances.

Wiem Thebti

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Le Conseil national constitutif de l’Alliance démocratique

Le Conseil national constitutif de l’Alliance démocratique, tenu les 29 et 30 mars 2014, s’est prononcé contre le retour au pouvoir et au parlement des figures du régime déchu. Cette proposition illustre l’adhésion de l’Alliance démocratique à l’article 15 du décret-loi 35/2011 stipulant l’exclusion des anciens collaborateurs de l’ancien régime.

Le vote est passé avec 42 pour et 27 contre et seulement 7 abstentions, dont celle du secrétaire général du parti Mohamed Hamdi.

Cette décision avait été évoquée depuis des jours par le député et dirigeant de l’Alliance, Mehdi Ben Gharbia qui a préféré quitter le studio de Nessma, le 14 mars dernier, en signe de protestation contre le discours prononcé par Samir Haddad, ancien membre du RCD et actuel membre du Mouvement destourien qui a blanchi les RCDistes de tous les agissements qui leur sont reprochés , affirmant qu’aucun d’eux n’a été réellement coupable de malversation.

Le geste de Ben Gharbia a été regardé par les observateurs comme un signe de fermeté de la part de l’Alliance démocratique au sujet de l’exclusion politique. Il avait assorti sa position à l’époque par un appel aux partis qui avaient milité contre la dictature et l’oppression pour s’engager à ne pas inclure dans leurs listes électorales les caciques de l’ancien régime, par respect à la mémoire des martyrs.

L’Alliance démocratique est-elle minée par des divisions ?

L’Alliance démocratique a été toujours perçue dans l’échiquier politique comme une formation politique modérée. Elle s’est démarquée de la troïka au moment où celle-ci cultivait une tendance hégémonique, et appuyait la violence politique en soutenant les Ligues de Protection de la Révolution (LPR) .Mais, après l’adoption de la Constitution, le parti de l’Alliance démocratique a commencé à surprendre par des positions qui ne concordent pas avec l’image que l’opinion s’est faite de lui , et a couronné le tout en optant pour l’acceptation d’intégrer l’article 15 dans la loi électorale , suscitant la polémique.

Des sources ont indiqué au journal « Achark Awssat », dans son édition de lundi 31 mars, que cette décision a créé un climat de tension entre un nombre important des dirigeants de ce parti. Ces mêmes sources prévoient que des scissions peuvent avoir lieu au sein du parti.

Cette information a été démentie par Mohamed Hamdi qui a affirmé que certaines parties veulent créer des tensions. « Certains veulent toucher l’image de l’alliance démocratique en diffusant ce genre d’informations », a-t-il déclaré , dans un entretien téléphonique à Africanmanager , relevant que son parti a entamé un dialogue fructueux par rapport à l’exclusion politique, et souligné que le conseil national du parti a mis l’accent sur l’importance de mettre fin aux mesures préventives prises contre les hommes d’affaires soupçonnés de corruption , en attendant la mise en place de la justice transitionnelle.

Cet avis a été partagé par Mahmoud Baroudi, l’autre dirigeant de l’Alliance démocratique qui a indiqué que la différence des points de vue au sein de l’Alliance ne signifie pas que cette formation est en crise ou sur le point de vivre des divisions. « L’article 15 a été certes adopté par notre le conseil national de l’Alliance, mais cette décision reste toujours tributaire des résultats du Dialogue national », a-t-il dit avant d’assurer que « son parti reste attaché au Dialogue national quels que soient les accords trouvés ».

Interrogé sur les prochaines alliances, Mahmoud Baroudi a tenu à préciser que les concertations se poursuivent avec plusieurs partis politiques dont Attakatol et le mouvement Echaab . Le but recherché est de trouver un climat de consensus pour concrétiser des prochaines alliances.

Wiem Thebti

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