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Cela devait fatalement arriver avec la crise politique qui s’éternise et les résultats économiques qui tardent, à part quelques bons indicateurs. Le baromètre politique pour le mois de juillet, réalisé par Sigma Conseil, fait ressortir une envolée du taux du pessimisme chez les Tunisiens, à des niveaux jamais atteints. C’est ce qu’a révélé, ce mercredi 1er août 2018, Hassen Zargouni, lors de son passage sur les ondes d’Express Fm. Il a affirmé que 86,2% des Tunisiens sont persuadés que le pays va dans la mauvaise direction. La pénurie de médicaments, les coupures d’eau potable dans plusieurs régions, l’inflation et d’autres problèmes sont derrière cet état d’esprit des citoyens…

Zargouni a expliqué que ce pessimisme est accompagné d’un net recul du taux de satisfaction quant au rendement des têtes du pouvoir exécutif puisque le chef du gouvernement, Youssef Chahed, affiche 8,4% alors que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, tombe à 6%.

La non-satisfaction des Tunisiens par rapport à la situation générale dans le pays s’explique en effet par plusieurs raisons qui se résument ainsi : 7 ans après la Révolution, tout reste à faire. Les principales revendications de la Révolution n’ont pas encore été satisfaites. Les problèmes du chômage et des disparités régionales persistent et se sont même aggravés, et ce malgré l’ensemble des programmes, mesures et mesurettes mis en place par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis le 14 janvier 2011. Le taux de chômage demeure très élevé et reste aux alentours de 15%. Les problèmes des régions ne sont pas encore résolus : Pénurie d’eau, détérioration des infrastructures, des services de santé et de transport médiocres, un taux de chômage qui frappe fort les diplômés de l’enseignement supérieur et des déséquilibres régionaux qui se sont accentués après la Révolution.

S’agissant des priorités des Tunisiens, le DG de Sigma Conseil a précisé que ceux-ci ont changé de nature dans le sens où le volet sécuritaire l’emporte, de nouveau, sur les autres préoccupations dont notamment la cherté de la vie et le chômage.

Toujours selon le sondage de Sigma Conseil, le taux de satisfaction concernant le rendement le chef du gouvernement et celui du président de la République a baissé, respectivement, de 8 et 5 points.

Samia Abbou, députée du Courant Démocratique, recueille la confiance de 35% des Tunisiens, suivie de Abdelfattah Mourou (29%) et Nèji Jalloul (27%). En revanche, seuls 24% des Tunisiens ont confiance en Youssef Chahed.

Le baromètre politique de Sigma Conseil a également établi que Hafedh Caïed Essebsi, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, par qui tous les ennuis du chef du gouvernement et du pays sont arrivés, est en bas de l’échelle et se positionne dernier avec seulement 5% d’opinions favorables, devancé par Borhene Bsaïes (6%), Imed Hammami et Noureddine Bhiri (7%).

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Le conseil de la Choura d’Ennahdha a approuvé la composition du nouveau bureau exécutif du mouvement ainsi que le programme présenté par Rached Ghannouchi relatif à la philosophie de cette structure et les valeurs qu’elle porte, selon un communiqué du parti.

Le nouveau bureau exécutif est composé comme suit :

  • Rached Ghannouchi, président du Mouvement
  • Abdelfattah Mourou, 1er vice-président
  • Ali Laarayedh, 2ème vice-président chargé de la planification
  • Noureddine Bhiri, 3ème vice-président chargé du groupe parlementaire
  • Zied Laadhari, secrétaire général
  • Moussa Ben Ahmed, Diaspora et expatriés
  • Mohamed Kaloui, structures
  • Wassila Zoghlami, femme et famille
  • Imed Hammami, pouvoir local  et 1er porte-parole officiel
  • Saida Ounissi, 2ème porte-parole officiel
  • Ridha Driss, relation avec le conseil de la Choura
  • Noureddina Arbaoui, affaires politiques
  • Maherzia Laabidi, relations avec la société civile
  • Jamel Laaoui, information et communication
  • Chokri Zoghlami, santé et protection sociale
  • Ajmi Lourimi, culture
  • Aroua Ben Abbès, environnement et aménagement urbain
  • Hédi Ben Khalifa, éducation, enseignement et formation
  • Yamina Zoghlami, justice transitionnelle
  • Farida Laabidi, affaires juridiques
  • Riadh Bettaieb, développement et investissement
  • Badreddine Abdelkéfi, vice-président du groupe parlementaire
  • Mohamed Mahjoub, cadres et relations avec les organisations professionnelles
  • Fethi Ayadi, Académie du parti
  • Nejmeddine Hamrouni, membre

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Alors que les groupes terroristes coulent des mois sabbatiques depuis le fiasco de l’attaque de Ben  Guerdane, les Tunisiens, autorités et citoyens, pourraient être  tentés de s’abandonner à un relatif relâchement, en baissant la garde, pensant peut-être et sans doute à tort que le terrorisme a été terrassé et n’a plus de chance de se relever en Tunisie.

Certes, la bataille de Ben Guerdane a tourné à la débâcle pour les assaillants ; il est vrai aussi que le raid américain contre la camp de jihadistes de Sabrata en Libye a porté un coup  dur à Daech, sans parler des revers  de ce dernier à Syrte qui était son fief majeur dans le pays voisin. Mais tout cela ne doit pas donner à penser que la menace terroriste a cessé d’exister pour ce qui est de la Tunisie. L’Armée et les forces de sécurité en sont certainement conscientes. Le gouvernement aussi, même si ses expressions de vigilance prennent plus les formes de tournées de popotes que d’une mobilisation sans faille des capacités militaires et sécuritaires.

Visiblement, les réponses à la menace terroriste sont le plus souvent éparses, faites en réaction à des actes bien déterminés, manquant d’une véritable coordination entre tous les corps armés, et surtout d’une instance suprême qui régente le tout, c’est-à-dire toute la chaîne antiterroriste de l’amont à l’aval et en chemin.

L’ICG (International Crisis Group) vient de pointer cette lacune en engageant les  autorités tunisiennes à « impérativement publier et mettre en œuvre une stratégie antiterroriste fondée sur une approche multidimensionnelle, faisant de la prévention une priorité, et prévoyant un dispositif de consultation ». Il s’agit d’apporter une réponse coordonnée à ce phénomène et de bâtir un consensus plus large, précise l’ICG qui souligne la « priorité de surmonter les blocages, en grande partie institutionnels et administratifs, qui ont retardé le lancement d’une telle stratégie depuis la promulgation de la nouvelle Constitution en janvier 2014, de publier et de mettre en œuvre une stratégie de lutte contre la menace jihadiste, susceptible de déstabiliser le pays et de le pousser vers la tentation autoritaire, ce qui requiert une meilleure gouvernance publique ». Sinon, « la radicalisation des franges les plus vulnérables de la population risquerait de se poursuivre, ce qui constitue l’un des objectifs premiers des groupes jihadistes », prévient-il.

Les deux têtes de l’exécutif sont mal coordonnées. Les blocages administratifs intra et interministériels sont nombreux, et les commissions ad hoc dédiées à la lutte antiterroriste sont peu fonctionnelles, et risquent de compliquer la prise de décision, relève Crisis group. Et pour y remédier, il recommande la création du poste de haut-commissaire chargé de la lutte antiterroriste, doté du statut de ministre auprès de la présidence du gouvernement. Ce dernier devrait améliorer la coordination entre les deux têtes de l’exécutif, les ministères, les services et directions ministérielles (sécuritaires et non sécuritaires), et les diverses commissions administratives ad hoc chargées de la lutte antiterroriste. Il devrait pouvoir épauler le travail plus analytique du président de la Commission nationale de lutte contre le terrorisme (à savoir la mise au point de la stratégie) tout en dynamisant la gouvernance publique.

Au demeurant, le président de la République et le chef du gouvernement devraient définir leurs rôles respectifs dans le domaine sécuritaire de manière consensuelle sans qu’il soit nécessaire de réviser la Constitution.

Ainsi le chef du gouvernement devrait renforcer ses mécanismes de coordination interministérielle, à savoir la Commission nationale de lutte contre le terrorisme et la Cellule de suivi de la gestion sécuritaire, afin de dépasser les résistances bureaucratiques et clientélistes qui affaiblissent la chaîne de commandement au sein de chaque ministère, notamment du ministère de l’Intérieur.

Surtout, le haut-commissaire chargé de la lutte antiterroriste, qu’il devrait nommer doit être  indépendant politiquement, spécialiste juridique et possédant une expérience en gestion sécuritaire. Celui-ci serait en mesure d’épauler la Commission nationale de lutte contre le terrorisme et d’améliorer la coordination entre le président de la République et le chef du gouvernement, ainsi qu’entre les différents ministères et autres structures bureaucratiques ad hoc (sécuritaires et non sécuritaires) compétentes dans le domaine antiterroriste, souligne ICG.

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