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De quelle situation économique doit-on parler aujourd’hui? Crise ou reprise! Les chiffres sont-ils vraiment trompeurs? Et si ce n’est pas le cas pourquoi nos experts économiques sont à mille lieues des ? La banque centrale de Tunisie (BCT) a rendu publique sa note de conjoncture relative au troisième trimestre de cette année. Une note qui annonce dans sa globalité une légère amélioration au niveau des principaux indicateurs de la banque voire des prémices d’une reprise économique. En effet, selon cette lettre de conjoncture, l’activité économique aurait connu une légère amélioration au cours du troisième trimestre de l’année 2017 au vu des indicateurs sectoriels disponibles.
Le taux de croissance du PIB pourrait ainsi connaître un net rebond en variation trimestrielle. Cette évolution porterait la marque de la performance quasi-généralisée des industries manufacturières et des services marchands dont notamment le tourisme et le transport. Seules les industries non manufacturières ont fait défaut en raison des arrêts de production du pétrole au Sud tunisien, pendant l’été. Côté secteurs exportateurs, ils semblent avoir profité de l’affermissement perçu de l’activité industrielle dans la Zone Euro, au cours du mois de juillet 2017, malgré les difficultés qui persistent encore notamment au niveau du secteur du THC.
Malgré ces chiffres et prévisions qui semblent être beaucoup plus optimistes par rapport à la période précédente, les experts économiques tirent encore la sonnette d’alarme sur la fragilité voire l’aggravation de la situation économique et financière du pays. Selon eux, les doutes planent encore sur l’endettement extérieur, les équilibres budgétaires mais aussi sur les réserves en devise du pays qui, de nouveau, commencent à s’approcher de 90 jours d’importation, un niveau jamais atteint par la Tunisie depuis plusieurs années.

Le communiqué publié le jeudi 5 octobre 2017 par la BCT à l’issue de la réunion de son Conseil d’administration à Tunis a encore suscité la réaction des experts en la matière. L’expert financier, Hatem Zaâra a déclaré, lors de son passage le vendredi 6 octobre 2017 sur Express Fm, que le dernier communiqué rendu public par la Banque centrale de Tunisie semble avoir mis le doigt sur la réalité des difficultés, de plus en plus inquiétantes, par lesquelles passe le pays.

Il a par ailleurs souligné le niveau précaire des réserves en devises dans le sens où le souci majeur du gouvernement est de s’assurer un matelas de couverture de 90 jours d’importation, d’ici la fin de l’année en cours, alors que des doutes planent sur le paiement de la troisième tranche du crédit par le Fonds monétaire international (FMI) en même temps qu’un niveau d’endettement extérieur record atteignant plus de 60% du PIB.

Quant à lui, l’expert économique, Ezzedine Saidane a dressé, dans un statut posté le même jour sur sa page Facebook, un tableau noir de la situation économique en Tunisie : un taux de croissance économique réalisée au deuxième trimestre de 0,1% et un déficit de la balance commerciale dépassant les 10 milliards de Dinars (10,068) au terme des huit premiers mois de l’année, soit une aggravation de plus de 22% par rapport à la même période de 2016.

Le déficit de la balance des paiements courants a atteint 6,6% du PIB au terme des huit premiers mois de cette année (5,8% pendant la même période en 2016). À ce rythme, il devrait atteindre 10% du PIB à la fin de l’année. Un record absolu pour la Tunisie. La norme maximum admise au niveau international est de 3%.
Selon ses déclarations, les réserves de change de la Tunisie baissent encore gravement malgré les multiples crédits extérieurs (et intérieurs en Euros) obtenus récemment. “Nous sommes à 95 jours d’importation. Nous nous approchons de nouveau de la ligne rouge de 90 jours. La planche à billets se déchaîne de nouveau et le refinancement des banques par la Banque Centrale atteint un nouveau record : 10,543 milliards de Dinars le 5 octobre 2017”, a-t-il fait observer. “Je suis souvent accusé de présenter un tableau noir. Malgré tous ces indicateurs (chiffres officiels), certains nous présentent un tableau rose en prétendant indûment (chiffres relatifs aux investissements directs étrangers, au tourisme, aux phosphates, etc. exprimés en Dinars au lieu d’être exprimés en devise pour tenir compte de la baisse du Dinar) que la situation s’améliore et que la reprise de l’économie est là devant nous. Si nous refusons de voir notre réalité en face, nous ne pourrons jamais faire le vrai diagnostic et engager de manière responsable le vrai sauvetage de notre économie, et par conséquent de notre expérience de transition démocratique”, a ajouté Saîdane

Il y a lieu de rappeler à ce propos que le Conseil d’Administration de la BCT, réuni, mercredi 4 octobre 2017 à Tunis, a confirmé la poursuite des pressions sur les paiements extérieurs, suite au creusement du déficit courant pour atteindre 6,6% du PIB au terme des 8 premiers mois de l’année en cours contre 5,8% une année auparavant, en raison de l’aggravation du déficit commercial qui a dépassé la valeur de 10 milliards de dinars.

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La 4ème édition de Tunis Forum est programmée les  27 et 28 mai 2016 au siège de l’IACE. Cette édition portera sur le thème : «Tunisie et Aleca : Gouvernance des négociations et résultats de la libéralisation».C’est une rencontre annuelle internationale qui planche sur les moyens de propulser des stratégies de partenariat international.

La première journée sera consacrée à trois problématiques : les pré-requis des négociations, leur gouvernance, et la séquentialité de la libéralisation. Une étude élaborée par l’IACE sera présentée, qui dressera une liste des filières économiques selon le gap de compétitivité mesuré par rapport à l’Europe. La démarche consiste à travers divers indicateurs qualitatifs et quantitatifs d’attribuer des scores, pour ensuite dresser des listes des filières, selon qu’elles peuvent supporter une libéralisation immédiate, qu’elles requièrent des mesures d’encouragement ou qu’elles se retirent des négociations parce que jugées trop fragiles ou trop stratégiques. Ces deux sessions réuniront d’éminents protagonistes internationaux.

Cette année, l’IACE organise exclusivement, lors de la première journée du Tunis Forum, une après-midi «tribune libre», pour donner la voix aux acteurs du terrain, tels que des leaders d’opinions, des chefs d’entreprise, des représentants de la société civile, afin d’exprimer sur la place publique leurs opinions et leurs attentes face aux enjeux que présente l’Aleca.

La deuxième journée sera consacrée aux débats pratiques liés à la libéralisation des deux secteurs concernés par les négociations : l’agriculture et les services, qui aborderont les particularités des filières. Du côté des services, seront traités le cas des professions libérales et du secteur de la santé. Cette journée réunira une mixité d’expériences internationales, notamment moldaves, roumaine, géorgienne, ukrainienne, marocaine et espagnole.

Plus de 500 participants sont attendus, des représentants de la Commission européenne, d’éminents invités du Maroc, de la Géorgie, les membres de l’IACE, ainsi que les représentants du comité de pilotage tunisien pour nous illustrer le déroulement des négociations.

La tenue de cette édition revêt une importance particulière surtout dans cette phase où la Tunisie a entamé les négociations sur cet accord dont  le 1er round a démarré le 18 avril dernier à l’effet de mettre en place avec la partie européenne les principes et les objectifs assignés à cet accord. D’ailleurs, les négociations seront principalement basées sur le principe de progressivité et sur une approche asymétrique qui sera en faveur de la Tunisie. Il s’agit, en outre, d’associer les acteurs économiques et la société civile, a-t-il indiqué, ajoutant que l’objectif recherché est de garantir la transparence des négociations quant à leur objectif et leur calendrier.

L’ALECA critiqué par de nombreux experts économiques !

Beaucoup des représentants de la société civile et d’experts en économie demandent  que la Tunisie parvienne à sensibiliser la partie européenne aux besoins  de développement du pays . Car, l’écart de standing nettement favorable à l’UE fera que l’agriculture et les services se retrouvent menacés. Une hypothèse  confirmée par l’expert en risques financiers, Mourad Hattab qui estime  que l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entre l’UE et la Tunisie et dont les négociations sont bloquées au niveau du Maroc représente un véritable coup fatal pour l’économie tunisienne pour ne pas dire le coup de grâce.

Toujours selon lui, cet accord va engager tout un processus de déstabilisation des secteurs des services et de l’agriculture. « C’est qu’il va permettre à des sociétés étrangères de s’installer dans le  pays, d’accéder à la propriété et de créer un climat de concurrence inéquitable sur tous les plans notamment avec les petites et moyennes entreprises, les exploitants agricoles et les sociétés tunisiennes opérant aussi bien dans le secteur public que privé d’une manière générale », a-t-il ajouté.

Faut-il rappeler que cet accord « destructeur et portant nuisance à la souveraineté économique nationale » touchera la gestion des marchés publics en Tunisie vu que les entreprises locales vont soumissionner au niveau des projets nationaux parallèlement avec des sociétés internationales de grande puissance, a encore affirmé l’expert soulignant  que cet accord vient compléter le schéma de la mise de la Tunisie sous le diktat des instances financières internationales et portera préjudice à la sécurité économique et particulièrement alimentaire et à l’avenir des générations futures.

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