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« Le contenu des propositions avancées et le rapprochement des vues entre les parties prenantes du dialogue augurent de l’imminence d’un compromis autour des mécanismes de mise en œuvre de cette initiative », selon Fayçal Hafiane.

Une troisième réunion de concertations sur la formation d’un gouvernement d’union nationale aura lieu ce mercredi au palais de Carthage.

Selon le Conseiller du président de la République Fayçal Hafiane, cette réunion aura à discuter les propositions des parties prenantes du dialogue sur les mécanismes de mise en œuvre des priorités définies.

Cette réunion intervient après que les parties prenantes de ces concertations aient avancé leurs propositions au sujet du programme du gouvernement d’union nationale, a-t-il ajouté.

D’après Hafiane, un consensus commence à prendre forme autour du processus de mise en œuvre de l’initiative présidentielle en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale.

« Le contenu des propositions avancées et le rapprochement des vues augurent de l’imminence d’un compromis autour des mécanismes de mise en œuvre de cette initiative », a-t-il indiqué.

Réunie le 24 juin, la deuxième réunion de dialogue sur la formation d’un gouvernement d’union nationale avait abouti à la mise en place d’une commission de suivi qui aura pour mission l’élaboration d’un document sur les mécanismes d’exécution des priorités du gouvernement en question.

Cette réunion s’est déroulée en présence du Secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de la présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et du président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP).

Y étaient présents également, des représentants du parti « Al-Moubadara, du Mouvement Echaâb, du parti Républicain, du parti Al-Massar, du Mouvement Projet de la Tunisie, ainsi que du quartet de la coalition au pouvoir (le Mouvement Nidaa Tounes, le Mouvement Ennahdha, le parti Afek Tounes et l’Union patriotique libre).

Deux jours avant cette réunion, le Front populaire avait annoncé son intention de ne pas participer aux concertations autour de l’initiative présidentielle.

Bien qu’il ait affiché son soutien à l’initiative présidentielle en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale, le Front populaire (FP) a annoncé son boycott de ces concertations.

La première réunion de concertations autour de l’initiative présidentielle s’était déroulée le 15 juin avec la participation de représentants du Mouvement Nidaa Tounes, du Mouvement Ennahdha, de l’Union patriotique libre (UPL), du parti Afek Tounes, du Mouvement Projet de la Tunisie, du parti Al-Moubadara, du Mouvement Echaâb et du parti Al-Massar. Le Parti Républicain (Al-Joumhouri) et le Front populaire n’étaient pas présents à cette réunion.

Le président de la République Béji Caïd Essebsi avait proposé, le 2 juin 2016, la formation d’un gouvernement d’union nationale qui bénéficie de l’appui de la majorité des sensibilités politiques et sociales.

D’après le chef de l’État, ce gouvernement doit inclure l’Union générale tunisienne du travail, l’Union tunisienne du commerce, de l’industrie et de l’artisanat ainsi que les composantes de la coalition au pouvoir. Des indépendants et des représentants de l’opposition pourraient en faire partie, avait-il ajouté. TAP

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Face à la situation d’échec politique, économique et sécuritaire, la formation d’un nouveau Gouvernement d’Union nationale, prônée par le chef de l’État, unissant l’ensemble des forces politiques, suppose que cesse le schéma de la grande coalition de deux partis appuyés par de petites formations satellitaires et embarquer tout le monde, des plus divergents aux plus bruyants, dans une Union sacrée.

À cet égard, une Commission a été créée lors de la réunion tenue, mercredi 22 juin 2016, au Palais de Carthage pour des concertations concernant la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Quelle seront les priorités de ce gouvernement ? Quelles sont ses chances de succès ? Comment va-t-il dégager des ressources budgétaires ? comment va-t-il mener, dans l’urgence, les réformes longtemps différées ? Comment va-t-il sortir le pays de l’ampleur de la dette ? Comment va-t-il relancer l’économie ? Comment va-t-il lutter contre les profiteurs du système et les concurrences illégales ? Comment va-t-il lutter contre le phénomène de l’inflation, du terrorisme, du chômage … ?

Pour répondre à cette inquiétude, le conseiller du président de la République, Fayçal Hafiane a déclaré à la Tap, que la Commission composée d’un représentant de chaque parti, va se réunir au plus tard dimanche soir, pour élaborer « un document sur les mécanismes d’exécution des priorités du gouvernement d’union nationale ».

Il a, par ailleurs, confié qu’à la fin des travaux de la commission, une nouvelle séance de travail se tiendra sous la présidence du chef de l’État pour examiner le document en question, avant son adoption, notant au passage que le débat se focalisera, ensuite, sur la composition du nouveau gouvernement.

Concernant les discussions sur la modification de la structuration du nouveau gouvernement, le conseillé a évoqué l’éventualité d’un retour à la fonction de secrétaire d’État, pour « faciliter la tâche de certains ministres ». Mais la décision, s’interrompe-t-il, revient au prochain chef du gouvernement d’union nationale de trancher cette question.

 

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« La situation politique et économique en Tunisie est réglée en fonction des intérêts de l’occident », a lancé jeudi, lors d’une conférence de presse, le président du parti de l’unité populaire, Béchir Rouissi.

Sans cacher son scepticisme quant à la capacité d’un nouveau gouvernement d’union nationale à résoudre les problèmes auxquels fait face le pays, le président du Parti de l’unité populaire a fait remarquer que « Le problème va bien au-delà de la simple constitution d’un gouvernement ».

À cet égard, il a plaidé en faveur d’un projet politique qui affranchirait le pays du « joug de la servitude » à l’étranger. Tap

Le président Béji Caïd Essebsi va-t-il nommer Mohamed Fadhel Khelil à La Kasba, siège du gouvernement tunisien ? s’est interrogé dans ses rubriques, mercredi 22 juin 2016, le journal algérien Liberté.

En Tunisie, la question est sur toutes les lèvres. Et pas seulement en Tunisie. En effet, d’après le journal algérien Liberté, qui cite certaines sources à Alger, Fadhel Khelil, qui a longtemps été ambassadeur à Alger, bénéficierait surtout du soutien du syndicat tunisien UGTT et du fait qu’il soit originaire de la région de Gafsa, nonobstant son expérience en tant que ministre des Affaires sociales, ambassadeur en Algérie et P-DG de la compagnie des phosphates de Gafsa.

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