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A trois jours de la grève générale décidée par l’UGTT pour amener le gouvernement à revoir sa copie sur le gel des augmentations salariales, nul ne semble avoir le moindre scénario de sortie de crise. La centrale syndicale campe plus que jamais sur ses positions et, à la Kasbah, on reste sur son quant-à-soi avec la ferme certitude que l’article 3 de du projet de la loi de finances relatif au rééchelonnement salarial sera voté, ayant été adopté, ce lundi, en l’état, de même que la totalité du PLF par la commission de finances de l’ARP. Autant dire que l’affaire est pliée même si le président de la République, Béji Caïd Essebsi, entré un peu tard en lice, se démène pour           arracher aux uns et aux autres un compromis de dernière minute, sans visiblement y réussir malgré deux « rencontres de la dernière chance » avec Abassi en moins de 48 heures.

Sauf miracle ou hypothétique sursaut de sagesse, l’on s’achemine tout droit vers l’irréparable. Une paralysie générale de l’Administration sur laquelle sont en train de se greffer au fil des heures des grèves sectorielles touchant une partie significative des compartiments de l’activité nationale. Et on ne voit rien venir qui puisse arrêter cette spirale infernale nourrie par des discours maximalistes sans rapport avec la nature et la réalité du contentieux, ouvrant un cycle de déchirements sociaux forcément à répétition. D’autant qu’il s’en mêle des surenchères électorales liées au congrès de l’UGTT prévu le 14 janvier 2017. Une échéance dans la perspective de laquelle les différents courants ouvriers fourbissent leurs armes pour s’emparer de la direction de l’organisation syndicale. Et chacun pousse plus loin le bouchon pour s’afficher comme le défenseur le plus sûr et le plus ardent des droits des travailleurs.

On en a vu quelques échantillons dont le plus frappant est cette envolée jugée outrancière dont s’est fendu Houcine Abassi, qui n’est pourtant pas candidat à sa propre succession, en dénonçant avec une rare virulence les « croassements » de trois députés dont il ne s’est pas excepté de citer les noms et en enchaînant mises en garde, ultimatum et menaces contre le gouvernement s’il n’entendait pas raison et ne se rétractait pas sur le report des augmentations salariales. De surcroît, il l’a fait à la veille de la commémoration du leader syndicaliste Farhat Hached comme s’il mobilisait son héritage au service d’une revendication à laquelle il donnait les allures d’une cause syndicale majeure.

Le gouvernement droit dans ses bottes

En face, le gouvernement, sûr de son fait, ne semble point lâcher prise, et s’estime absolument fondé d’aller au bout de sa logique. Il ne s’en est pas moins signalé par des initiatives susceptibles de tempérer les rigueurs et d’arrondir en quelque sorte les angles en avançant proposition sur proposition pour ramener à quelques mois uniquement le moratoire sur les augmentations salariales. Ce n’est que peine perdue, le syndicat tenant toujours et plus fermement encore à obtenir gain de cause, invoquant la conclusion de l’accord y afférent et sa publication au journal officiel. Un argument qui, juridiquement, est valable et nullement inopérant, mais pratiquement difficile voire impossible à faire valoir dans les circonstances par lesquelles passent les finances de l’Etat, et faut-il l’avouer, sous l’effet des pressions exercées par le Fonds monétaire international au titre des recrutements et les rémunérations dans la fonction publique. Une posture d’autant plus contraignante que la croissance flirte avec la valeur nulle, que les déficits jumelés piquent du nez et que dinar bat de l’aile.

Sombre perspective !

Les positions étant à ce point diamétralement antinomiques, on ne pourrait pas envisager autre chose qu’une dangereuse escalade avec au départ la funeste grève générale du 8 décembre, et dans la foulée, une explosion de mouvements de la même eau dans bien des secteurs. L’UGTT ne s’est pas faite faute de le rappeler et de le répéter, surtout au sortir de la conférence internationale sur l’investissement « Tunisie 2020 » à laquelle, pourtant, elle a souhaité « plein succès ». Après avoir fait la grosse voix, la puissante organisation syndicale donne la nette impression de joindre l’acte à la parole en étant parfaitement consciente, et elle l’a dit, des très graves conséquences qui en découleraient.

A ne pas en douter, ce serait la pire des choses qui puisse arriver à un pays assailli déjà par de nombreux et très nocifs écueils qu’il ne réussit point à évacuer ni même à atténuer. A trois jours de la date fatidique du 8 décembre, les Tunisiens lèvent les yeux vers le ciel tout en se posant de sérieuses et angoissantes interrogations.

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