Tags Posts tagged with "Ferid Ben Tanfous"

Ferid Ben Tanfous

par -

Lui, c’est le DG de l’ATB, l’homme dont l’image collerait presque à celle de l’Arab Tunisian Bank. C’est aussi le DG qui reste alors que changent les présidents de conseils d’administration de la banque et le responsable qui fait face aux escrocs et gagne en justice.

Issu, comme beaucoup de ses pairs, de la BCT, il a fait les beaux jours de la banque, tant par les résultats que par la conduite du changement. Avec Ferid Ben Tanfous, Africanmanager a parlé, bien sûr des résultats de la banque, mais aussi de son environnement et de ceux qui voudraient lui faire du mal, sans jamais y parvenir. Interview.

Pourquoi le résultat de la banque pour l’exercice 2016 s’est-il un peu affaissé ?

Ce qui est important à constater, c’est que les fondamentaux de la banque ne se sont pas dégradés. Au contraire, ils se sont même améliorés. Nous avons misé sur la consolidation des structures de la banque et de ses ratios prudentiels. Nous avons ainsi privilégié la couverture des risques et une application plus stricte des règles de classification des créances, ce qui nous a amené à faire plus de provision, pour la 2ème année consécutive.

Peut-on ainsi dire que la baisse du résultat net était un choix délibéré ?

On peut en effet le dire, dans la mesure où nous n’avons pas voulu privilégier l’expansion aux dépens du risque. Deux éléments ont en fait pesé sur le PNB. D’abord notre conservatisme au niveau du marché des Bons de Trésor et pour mieux maîtriser notre portefeuille crédit. Ensuite, un plus grand effort en matière de provisions et continuer à consolider nos actions en matière de couverture des risques.

Ce souci de renforcer la couverture des risques ne serait-il pas dû à une possible qualité détériorée de votre portefeuille ?

Au contraire, notre portefeuille reste parmi les meilleurs de la place, avec un taux de créances non-performantes stabilisé à 8% contre 7,8 % pour l’exercice précédent. Augmenter les provisions, cela peut aussi être par un simple déclassement de certaines créances. On a ainsi gardé le même taux de créances classées que l’année dernière et nous sommes largement au-delà des 70 % en matière de couverture. Le plus de provisions, on le retrouvera d’ailleurs dans les résultats de l’année prochaine

Vous évoquiez plus haut ce conservatisme sur les Bons de Trésor. Avez-vous baissé vos investissements dans ce genre de papier ?

Nous avons plutôt reconstitué notre portefeuille, sans pour autant l’augmenter.

Vous avez pourtant gagné assez d’argent sur cette niche d’investissement qui s’avère être une véritable manne financière pour plus d’une banque !

Nous sommes restés au même niveau de l’exercice 2015. Nos gains, contrairement à d’autres banques, se sont plutôt stabilisés.

Parlez-nous justement de 2017. Quelles sont vos prévisions à ce propos et est-ce que le résultat net va augmenter de nouveau ?

J’espère bien. Avec une meilleure politique de recouvrement et moyennant une meilleure production, nous devrions y arriver sans problèmes et même être à des chiffres largement supérieurs à ceux de 2015 (un PNB de 200,1 MDT et un RN de 57,6 MDT).

La dernière décision de la BCT, d’augmenter pour la seconde fois successive en une année son taux directeur, pourrait-elle avoir un impact sur l’activité bancaire, dont l’ATB ?

Peut-être aura-t-elle cette année un effet positif par l’augmentation des revenus des intérêts de la banque. La quasi-totalité de nos crédits sont indexés sur le TMM. Si ce taux augmente, nos revenus aussi. Bien entendu il devrait y avoir aussi une augmentation des charges mais avec un effet légèrement décalé. Mais à mon sens, cette décision n’impactera pas cette année l’activité bancaire. Peut-être l’année prochaine, tout en rappelant que le taux d’intérêt n’influe pas forcément sur la décision d’investissement. C’est l’une des composantes certes, mais pas l’essentielle.

Que prépare l’ATB à ses clients pour 2017 qu’ils ne savent déjà à travers ses indicateurs trimestriels ?

2017 devrait être l’année de la consolidation à l’ATB, surtout au niveau des produits basés sur la digitalisation. Nous avions déjà lancé le Mobile Banking dans un format plus sécurisé et qui a été le 1er à recevoir la certification Iso 27003. Consolidation aussi de certains produits au niveau Retail. Mais la nouveauté pourrait être la consolidation du segment PME qui sera redéfini sous la forme d’un métier à part, des produits à part, une organisation et des procédures à part.

Est-ce à dire que l’ATB évoluera de banque des particuliers à une banque des PME ?

Au contraire. On restera dans tous les segments, mais on donnera beaucoup plus d’importance à la PME avec plus d’innovation pour ce segment.

Et donc plus d’argent alloué aux PME ?

Oui certainement, car c’est un segment très porteur et qui mérite une nouvelle approche, plus de fonds, plus de ressources humaines et de nouveaux produits spécifiques. Ça sera ainsi notre prochain cheval de bataille pour 2017 et 2018.

L’ATB est-elle, comme le reste du secteur bancaire, en demande croissante de liquidité auprès de la BCT et pourquoi ?

Oui et cela va de soi. La pression sur la liquidité n’est plus un secret chez toutes les banques de la place. Cela est d’abord du au marché parallèle. Il y a beaucoup de liquidité qui circule en dehors des circuits réguliers du secteur bancaire, mais aussi un tas d’autres éléments, dont la baisse des exportations, qui ont contribué à l’assèchement de la liquidité et ramené ainsi, pour toutes les banques, le ratio de liquidité à 80 % alors qu’il devrait être à 100 %.

Sept ans après la révolution et plusieurs années après la restructuration du secteur bancaire, financière pour le public et juridique par la nouvelle loi bancaire, trouvez-vous que le secteur bancaire est enfin assaini ?

Assaini à 100 % non. On a toujours besoin de nouvelles mesures, ne serait-ce que pour le taux des créances classées qui est d’une moyenne de 15 % pour le secteur ou même de 8 % pour l’ATB, qui reste élevé par rapport aux standards internationaux où le taux varie entre 3 et 5 %.

Mais, faut-il le rappeler, la situation des banques est le reflet de l’économie et de la situation des entreprises. Il reste donc des actions à mener, tant au niveau du secteur bancaire que celui de l’entreprise et de toute l’économie réelle du pays et qui sont du ressort du gouvernement. Vouloir assainir les banques, c’est d’abord assainir toute l’économie.

Comment vous la trouvez, justement, cette entreprise. On parle, macro-économiquement, de prémices de reprise. Les voyez-vous pointer chez les entreprises tunisiennes ?

Les entreprises sont trois catégories. D’abord celles qui sont saines, dans des secteurs porteurs et dont les dirigeants sont des professionnels. Bon an mal an, elles s’en sortent, se sont développées après la révolution et s’en sortiront.

Il y a ensuite des entreprises, publiques et privées, qui doivent disparaître, car impossible à remettre en selle quels que soient les efforts pour y parvenir. Il faudra, au contraire, accélérer le processus de leur disparition. Or, la réglementation actuelle ne le permet malheureusement pas et n’aide pas à ce processus de mise en faillite, de cession ou de disparition. Contrairement à la croyance générale, le ratio de faillite est un indicateur de bonne santé économique. Plus vite elles disparaissent, plus vite il y aura recyclage, car la disparition juridique de l’entreprise ne veut pas dire disparation de l’outil de production, mais un simple transfert. Le processus, judiciaire notamment et qui dure dans le temps avec une moyenne de 10 ans, n’aide pas à résoudre ce genre de problème.

La 3ème catégorie d’entreprise est celle qui a un marché porteur, dispose d’un potentiel de développement mais manque de fonds propres, d’organisation fiable ou présente d’autre faiblesses et pour lesquels les moyens, la technique et l’expertise de sauvetage ne sont pas encore développés dans nos banques.

Il y a quelques mois, l’Arab Tunisian Bank a été l’objet d’une campagne sur FB à répétition, de dénigrement de la part d’un ancien client de la banque qui affirme même avoir fait saisie sur certains biens de la banque. Qu’en est-il au juste ?

Lorsque quelqu’un essaie d’obtenir des crédits auxquels il n’a pas droit, ou d’en obtenir d’autres sans honorer les anciens, ou pire encore renier ses engagements les plus clairs, la banque qui se respecte doit résister et défendre ses droits, surtout face à des personnes qui font du contentieux avec les banques une stratégie en amont et en aval. Cette stratégie n’aboutit à rien en fin de parcours et l’issue est une impasse. Les attaques par des moyens bas sont des formes d’intimidation punissables pénalement qui n’aboutissent à rien et le public sait bien distinguer entre le bon grain et l’ivraie.

L’ATB est convaincue qu’elle obtiendra gain de cause en raison de la solidité de ses arguments et de son honnêteté. Elle n’a jamais perdu à la fin une affaire en justice en raison de sa droiture et elle a une confiance absolue en la justice tunisienne avec ses différents degrés. On a commencé dans le contentieux auquel vous faites allusion à obtenir des jugements en notre faveur.

 

par -

L’année 2017 s’annonce porteuse de signes de reprise économique grâce notamment à une bonne saison agricole, à la reprise de la production minière et au retour des flux touristiques“, a déclaré Ferid Ben Tanfous, directeur général de l’ATB, lors de l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) de la banque qui se tient actuellement à Gammarth.

Un ensemble de signes encourageants nous rendent optimistes quant au développement de l’activité économique en 2017, mais notre optimisme sera à la hauteur de notre vigilance et notre anticipation des risques éventuels auxquels serait confrontée la banque en 2017. Ce sera une année de grands espoirs et de grands défis, mais la banque sera comme à son habitude à l’affût des opportunités qui hausseront sa rentabilité et sera prête à gérer tous les risques en consolidant sa solvabilité“, a-t-il ajouté.

L’exercice 2016 s’est soldée par la réalisation d’un résultat net de 46 Millions de dinars (MD) contre 58 MD au 31 décembre 2017, enregistrant ainsi une baisse de 19,9%. “C’est vrai que cette année on a reculé, mais il s’agit d’un recul pour avancer durant les prochaines années parce que l’année dernière, on a choisi d’investir en masse dans la sécurité financière“, a expliqué Ben Tanfous.

par -

Le directeur général du conseil d’administration de l’ATB (Arab Tunisian Bank), Mohamed Ferid Ben Tanfous, a indiqué, lors de l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de la banque qui se tient actuellement à Gammarth, que malgré le fléchissement du rythme de croissance économique et l’asséchement de la liquidité, l’ATB a maintenu ses efforts de développement de l’enveloppe de ses crédits à l’économie. Ces derniers ont enregistré une hausse de 9,7%, un chiffre qui épouse l’évolution de 9,6% enregistrée à l’échelle sectorielle, selon Ben Tanfous. Cette progression des crédits s’est accompagnée par ailleurs d’une maîtrise du taux des créances classées, qui est de 8,1% par rapport à une moyenne sectorielle supérieure à 15%.

Ainsi, le PNB de l’ATB a enregistré une hausse de 6,1% en 2016 pour atteindre 212,3 Millions de dinars (MD). “Face à un climat d’affaires agité et face aux pressions sociales, économiques, sécuritaires et politiques que subit notre pays, nous avons mis la solidité financière, la liquidité, la maîtrise des risques de crédit et le strict respect des normes de contrôle et de compliance au centre de notre politique de gestion en 2016“, a-t-il dit.

par -

Le directeur général de l’ATB, Mohamed Ferid Ben Tanfous par la voie du secrétaire du conseil d’administration de la banque Ahmed Kallel a déclaré que l’année 2016 présente à la fois des risques et des opportunités. « Notre institution l’abordera avec la ferme volonté de continuer son développement tout en maintenant une veille accrue quant à la gestion et la maîtrise des risques inhérents à notre métier », a assuré Ahmed Kallel, soulignant que l’ensemble des réformes législatives en cours, notamment celles relatives à la Banque centrale et aux établissements de crédit, poseront de nouvelles règles concurrentielles que ce soit en termes d’’intensification du contrôle du respect des ratios réglementaires et des normes de bonne gouvernance, qu’en  matière d’offre des produits.

« Notre banque, forte de sa stratégie commerciale proactive, saura pleinement tirer profit de ce nouvel environnement législatif », a ajouté Kallel.

par -
Les crédits nets de l’ATB ont atteint 3.152

Malgré de modestes performances macro-économiques dues principalement à l’aggravation des tensions sur la liquidité bancaire en 2015, l’ATB a augmenté le volume de ses ressources grâce notamment à une hausse de 9% des dépôts collectés auprès de sa clientèle et dont le total a atteint 3877 millions de dinars à fin 2015. C’est ce qu’a déclaré le directeur général de l’ATB, Mohamed Ferid Ben Tanfous par la voie du secrétaire du conseil d’administration de la banque Ahmed Kallel.

Cette performance a été accompagnée par une excellente maîtrise des coûts des ressources avec des charges d’exploitation bancaire en baisse de 4,1% par rapport à leur niveau de 2014.

Il a ajouté que l’ATB a également maintenu sa politique commerciale active en étoffant son réseau d’agences de 3 nouveaux points de vente portant ainsi son réseau à 128 agences au terme de l’année 2015.

par -

Au terme du premier trimestre 2016, les principaux indicateurs d’activité de l’Arab Tunisian Bank (ATB) laissent voir des crédits nets de provisions et d’agios réservés qui ont atteint 3.447 MDT à fin mars 2016 contre 3.191,4 MDT au 31/03/2015, soit une augmentation de 8,01%. Les dépôts de la clientèle ont atteint 3.719,9 MD au 31-03-2016 contre 3.317,5 MDT à fin mars 2015, soit une hausse de 12,13 %.

Le portefeuille-titres commercial s’est élevé à 989,9 MDT à fin mars 2016 contre 1.036 MDT au 31/03/2015, soit une régression de 4,45 %. Le portefeuille-titres d’investissement est passé de 439,6 MD au 31 mars 2015 à 476,9 MD au 31 mars 2016 soit une évolution de 8,48%.

Les produits d’exploitation bancaire ont augmenté de 4,35% pour atteindre 91,2MDT au 31/03/2016 contre 87,4MDT au 31/03/2015. Les charges d’exploitation bancaires ont atteint 40,8 MDT au 31 mars 2016 contre 40,1 MDT au 31 mars 2015 soit une hausse de 0,7 MDT. Les charges opératoires de la banque ont atteint 27,2 MDT à fin mars 2016 contre 24,7MDT à fin mars 2015 soit une augmentation de 10,12%. Le produit net bancaire au 31-03-2016 s’est inscrit à 50,4 MDT contre 47,4 MDT pour la même période 2015, soit une évolution de 6,33%.

INTERVIEW

Le Directeur général de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), Samir Bechoual, a appelé à l’institutionnalisation de la campagne d’interpellations et...

AFRIQUE

Merck, une société de premier plan dans le domaine des sciences et des technologies, a annoncé la création de la Fondation Merck. Grâce à...

SPORT

Reseaux Sociaux