Tags Posts tagged with "FIDH"

FIDH

par -

Presque deux ans après sa signature, l’Accord de paix du 20 juin 2015 est aujourd’hui fragilisé par la stratégie des groupes armés djihadistes, qui s’activent à étendre le conflit du Nord Mali vers les régions du centre et les pays limitrophes. La recrudescence de l’insécurité y entraîne désengagement de l’État, violences intercommunautaires, et exactions de l’armée malienne et des groupes armés, fournissant un terreau idéal à l’extension des groupes terroristes. Il est urgent que la communauté internationale renforce les moyens de la MINUSMA dans les régions centrales du Mali et que les autorités maliennes engagent par ailleurs une véritable lutte contre l’impunité.

Dans une note de position publiée ce jour, la FIDH et son organisation membre l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) analysent la dégradation de la situation sécuritaire et des droits humains au Mali. Elles recommandent une réorientation des priorités, afin de renforcer la mission de paix de l’ONU, notamment au centre du pays, et lutter contre l’impunité. Une délégation commune FIDH / AMDH est au siège des Nations Unies à New York du 7 au 13 mai pour y exposer ces recommandations.

« Plus de 150 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année 2017 dans des attaques terroristes, des assassinats ciblés et lors de conflits intercommunautaires. Face à cette violence qui perdure au Nord Mali et se développe au Centre, il est urgent de réagir pour protéger les populations civiles et poursuivre et condamner les auteurs de crimes graves. » a déclaré Me Moctar Mariko, président de l’AMDH.

Le Mali connaît actuellement un niveau d’insécurité sans précédent. La FIDH et l’AMDH sont inquiètes de la multiplication d’actes terroristes de plus en plus sophistiqués et dévastateurs au Nord et au centre du pays. Dans les régions de Ségou et Mopti, les groupes terroristes (tels que le Front de libération du Macina rattaché au mouvement terroriste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali) mènent depuis plus d’un an des attaques et des actions ciblées contre les représentants de l’État, les notables et les communautés locales. Cette stratégie d’insécurité accroît le désengagement de l’État, qui n’est plus en mesure de protéger les populations civiles ou de leur fournir les services publics de base, tels que l’accès à l’éducation et à la santé.

A son tour, le désengagement de l’Etat des zones gagnées par le conflit fournit un terreau favorable à l’implantation des groupes terroristes. En outre, il encourage les populations civiles à s’armer et organiser elles-mêmes leur protection, au risque d’amalgames et dérives. La recrudescence d’affrontements intercommunautaires violents a causé la mort de plus de 117 personnes en 2016 et 2017.

La FIDH et l’AMDH appellent la MINUSMA à renforcer son soutien aux autorités nationales dans la protection des civils, en particulier dans les régions du centre du pays. Nous appelons également le Conseil de Sécurité de l’ONU à prendre des sanctions individuelles ciblées contre les individus s’opposant à la mise en œuvre de l’Accord de paix et contre ceux qui commanditent ou ordonnent des violences.

Par ailleurs, la riposte de l’armée malienne face à l’insécurité grandissante s’accompagne de graves violations des droits humains. Notamment de nombreuses arrestations, des détentions arbitraires, et des  actes de torture perpétrés dans le cadre d’opérations anti-terroristes.

Pour rétablir le lien de confiance entre les populations civiles et l’État, crucial dans la lutte contre le terrorisme, il est urgent d’encadrer davantage la réponse militaire afin de mettre fin a ces exactions et de tout mettre en œuvre pour permettre le retour des services publics de base.

Enfin, la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves demeure ambivalente. Le rapport détaille l’état des procédures judiciaires en cours devant les tribunaux maliens pour les crimes commis depuis 2012. Certaines avancées sont prometteuses, comme l’ouverture du procès de l’ex-putschiste Amadou Haya Sanogo. Mais quasiment toutes les procédures concernant les crimes commis au Nord Mali durant l’occupation de 2012-2013 piétinent, y compris celles initiées par nos organisations au nom de plus d’une centaine de victimes de violences sexuelles. Nous appelons les autorités maliennes à intensifier leurs efforts en matière de lutte contre l’impunité.

Rapport sur : fidh.org/fr/regions/afrique/mali/terrorisme-et-impunite-font-chanceler-un-accord-de-paix-fragile

par -

L’enlèvement, suivi de l’assassinat, du célèbre avocat kenyan engagé dans la défense des droits humains Willie Kimani en juin 2016 a choqué le monde entier, suscitant une vague d’indignation tant dans le pays que sur la scène internationale. Dans un contexte de violence et de harcèlement généralisés visant à réduire au silence toute voix critique et perpétuer l’impunité, ce n’est toutefois que la pointe de l’iceberg, déclare l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (un partenariat OMCT-FIDH) dans son rapport de mission publié aujourd’hui.

Le Kenya, qui a adopté en 2010 une Constitution très progressiste renforçant le cadre de protection des droits de l’Homme dans le pays conformément aux normes internationales, a suivi ces dernières années une voie différente. A ce jour, les libertés consacrées par la loi constitutionnelle n’ont toujours pas été pleinement intégrées au niveau législatif et, surtout, elles ne sont en pratique ni respectées, ni appliquées.

« Aujourd’hui, la mise en œuvre de ce cadre progressiste demeure hélas un mirage et d’importantes améliorations doivent encore être apportées », a déclaré Gerald Staberock, secrétaire général de l’OMCT. « Malgré la mise en place d’instruments adéquats afin d’opérer un tel changement, les principales raisons de cette désillusion s’avèrent être l’absence de mise en œuvre et le manque de volonté politique ».

Un rapport publié aujourd’hui par l’Observatoire fait état de niveaux élevés de violence de la part des forces de police et de sécurité, en particulier à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme qui combattent l’impunité dont bénéficient les auteurs de violations des droits de l’Homme. Le rapport de mission présente plusieurs témoignages de violence, notamment des cas de harcèlement, de menaces, de torture, de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires.

Par ailleurs, les défenseurs des droits de l’Homme sont souvent l’objet de fausses accusations, dans le but de les intimider par l’intermédiaire d‘arrestations fréquentes, de détentions dans des commissariats, de longs procès, de conditions de libération sous caution et du versement des cautions punitives. Cette situation, inévitablement, met en péril la poursuite de leurs activités légitimes de défense des droits de l’Homme.

De plus, l’absence de cadre clair réglementant les activités de la société civile, due à la non mise en œuvre de la Loi de 2013 sur les organisations d’intérêt public (Public Benefit Organisations (PBO) Act), crée un vide juridique qui contraint les ONG à opérer dans un environnement hostile, marqué par la menace d’un retrait arbitraire de leur agrément et d’un gel de leurs avoirs, par des attaques continuelles et des campagnes de diffamation.

« Dans un tel contexte, et à la veille des élections générales à venir, il est urgent que les autorités kényanes reconnaissent publiquement le rôle crucial joué par les défenseurs des droits de l’Homme. Ce sont les piliers de la démocratie et les garants de l’Etat de droit. Le Kenya doit renforcer leur protection, mettre en œuvre véritablement les réformes de la police et du secteur de la sécurité, poursuivre les auteurs, reconnaître que la législation pénale est utilisée abusivement dans le but de harceler les défenseurs, et enfin mettre en œuvre la Loi PBO de 2013 », a conclu Dimitris Christopoulos, président de la FIDH.

Le rapport est disponible en anglais :

Sur le site web de l’OMCT : apo.af/SpEmc1.
Sur le site web de la FIDH : apo.af/Wq2t6O.

par -

L’universitaire, Hafidha Chekir, a été élue vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) à l’issue du 39e congrès de la Fédération, qui s’est déroulé du 23 au 27 août, à Johannesburg en Afrique du Sud.
Jointe par téléphone, Chekir a confié à la TAP, qu’elle œuvrera, dans le cadre de sa nouvelle mission, à “défendre les droits de la femme dans les Etats arabes, en tant que partie intégrante des droits de l’Homme et une condition sine qua non pour l’instauration de la démocratie”.
Chekir a indiqué avoir été élue à ce poste avec l’égyptien Mohamed Zaraa, pour la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord).
Hafidha Chekir est professeur de droit public à l’Université de Tunis. Elle a contribué à l’élaboration de plusieurs études sur la femme et la participation politique.
Dans un communiqué rendu public, lundi, par l’Institut arabe des droits de l’Homme (IADH), à l’occasion de l’élection de Hafidha Chekir à ce poste, l’IADH précise que Chekir a été membre du comité scientifique de l’Institut depuis sa création et formatrice spécialisée dans les affaires des droits humains, plus particulièrement des droits de la femme.
La Fédération internationale des droits de l’Homme est une organisation internationale non gouvernementale qui réunit 178 organisations de 120 Etats. Depuis 1922, la Fédération veille à défendre l’ensemble des droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels.

par -
La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) ouvrira

La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) ouvrira, mercredi 22 janvier, un bureau en Tunisie. C’est dans ce contexte qu’une délégation de la FIDH effectuera une visite de quatre jours en Tunisie, à partir de lundi.

Cette délégation sera composée notamment du président de la FIDH, Karim Lahidji, de la présidente d’honneur de la Fédération, Souhayr Belhassen et de sa secrétaire générale Amina Bouayach.

Au cours de cette visite, les membres de la délégation auront une série de rencontres avec des représentants de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) et de l’Institut arabe des droits de l’Homme (IADH).

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

SPORT

Reseaux Sociaux