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«Le taux de croissance de l'économie tunisienne a dépassé 2% au cours du premier trimestre de l'année 2012»

«Le taux de croissance de l’économie tunisienne a dépassé 2% au cours du premier trimestre de l’année 2012», avait rapporté l’agence publique tunisienne d’information Tap, sur la foi de déclarations, mercredi dernier, du secrétaire d’Etat auprès du ministre des Finances, Slim Besbès devant l’une des commissions de la Constituante.

Une journée auparavant, le mardi 17 avril, les projections du Fonds monétaire international(FMI), indiquaient que le taux de croissance de l’économie tunisienne devrait s’élever à 2,2% pour toute l’année 2012. Pour 2013, selon le FMI, ce taux devrait progresser pour se situer à 3,5%, étant rappelé que durant l’année 2011, le taux de croissance du PIB a été négatif.

Pour le secrétaire d’Etat tunisien aux Finances, le taux de croissance prévu pour cette année 2012, sera de l’ordre de 3,5 %.S. Besbes qui fait aussi valoir que ce taux de 3,5 % est «possible» et même «raisonnable », eu égard aux prévisions et indicateurs enregistrés depuis le début de l’année.

Manifestement, le secrétaire d’Etat tunisien entendait ainsi répondre au FMI qui semblait avoir ainsi «mis en pièces» les calculs du Gouvernement tunisien et en tout cas, fourni un chiffre, certainement issu d’une multitude de paramètres, calculés par des spécialistes internationaux du chiffre et des conjonctures, tunisienne et internationale.

Le chiffre avancé par le second homme du ministère tunisien des Finances étonne plus d’un spécialiste. Ces derniers, restent sceptiques, même s’ils ne pouvaient se prononcer sur sa pertinence, d’autant que sa déclaration, rapportée par l’agence d’information officielle, est fortement enveloppée de flou et d’imprécision.

«En termes de variation annuelle, en comparant les réalisations des 3 premiers mois de l’année en cours, par rapport à toute l’année 2011 où la croissance était négative et toute l’économie tunisienne en récession, on pourrait, en effet, faire ce genre de croissance et même plus», estime une source à l’Institut National de la Statistique qui a requis l’anonymat [Une réaction compréhensible après le limogeage de l’ancien DG de l’INS]». Pour l’économiste Radhi Meddeb, «même en termes de variation annuelle, moi j’ai des doutes, surtout lorsque je lis le dernier communiqué du CA de la BCT».

L’institut d’émission Cette dernière mettait, en effet, en exergue, pour la période, justement du 1er trimestre 2012, le «ralentissement de certains indicateurs relatifs notamment à la production et à l’exportation des industries manufacturières et des services, en particulier le transport», ainsi que «l’aggravation du déficit des paiements courants. Ce dernier a, en effet, atteint 2,3% du PIB, durant le premier trimestre de l’année en cours». Dans une note de conjoncture accompagnant le compte rendu du CA de la BCT pour la même période, la BCT met aussi en avant le «ralentissement de l’activité économique, la baisse de la consommation de l’électricité haute et moyenne tension, élément important pour le calcul de l’IPI (Indice de la Production Industrielle), le ralentissement des exportations, au cours du 1er trimestre 2012, qui pourrait se prolonger au vu de la baisse de 11,9 % des exportations du secteur des IME et de 29,6 % pour le secteur du textile. On se demande alors où le secrétaire d’Etat Slim Besbès a bien pu dégoter ce taux de croissance de 2%.

Chez l’INS, on reste tout aussi sceptique, surtout que notre source estime qu’il est presqu’impossible de se prononcer maintenant sur le taux de croissance du 1er trimestre 2012. «Ceci ne peut pas être le cas, lorsqu’on compare les réalisations des 3 premiers mois de l’année 2012 à ceux de la même période de 2011», selon la même source qui nous explique que l’INS ne dispose pas encore de l’IPI pour cette période, pour connaître le vrai taux de croissance.

On notera, de notre part, que l’IPI de l’année 2011, était en baisse de 3,9 % et que, pour des secteurs comme les mines, l’IPI était même en chute vertigineuse de 58 % et celui de l’énergie en baisse de 4,8 %. Cela, sans oublier un secteur comme le tourisme qui était, lui aussi, en baisse, malgré le retour des touristes.

Notons aussi, en se demandant toujours, sur quel le mode de calcul le ministère des Finances s’est appuyé pour sortir un taux de croissance de plus de 2% pour le premier trimestre 2012, et que l’INS a tout récemment revu ses calculs de la récession de l’économie tunisienne en 2011. Ce n’est ainsi plus un taux de croissance négatif de 1,8 % pour 2011, mais 2,2 % !

Khaled Boumiza

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