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Il semble que les récentes attaques perpétrées contre des établissements sensibles à Ben Guerdane puissent compromettre  fortement l’espoir pour la Tunisie de renouer cet été avec le tourisme, considéré comme le  poumon de l’économie.

Cette éventualité se précise au regard du  recul de la fréquentation touristique pendant la récente période. Chiffre à l’appui, la Tunisie a enregistré une baisse de 35,1% par rapport à 2015 en termes de recettes touristiques et en termes des touristes soit 25,2% .

Africanmanager a recueilli les avis de certains hôteliers et leurs prévisions par rapport à la haute saison qui coïncide avec l’organisation de la 22ème édition de MIT 2016 qui se tient actuellement au Kram.

Vendredi 7 avril 2016, on était sur place  pour rencontrer quelques hôteliers participant à cet événement incontournable et  qui a pour slogan  «  le tourisme tunisien pour les Tunisiens ».

Situation peu claire…

Les hôteliers font grise mine. Ils sont beaucoup moins nombreux que d’habitude à dire que la saison estivale sera prometteuse . C’est le cas de Haithem Felfelli, directeur marketing  de la chaîne Cigale. Il  affirme que la situation n’est pas encore claire .

Mais pourquoi ? Ceci est dû au comportement des consommateurs tunisiens plus enclin à réserver à la  dernière minute.

Pour lui,  un grand intérêt se focalise actuellement sur la promotion du tourisme local pour des raisons multiples,  à savoir la baisse accrue du marché international, ce qui a obligé plusieurs unités hôtelières à réviser leurs politiques.

« On a choisi de s’orienter  vers le marché local de façon à attirer le maximum de Tunisiens, et ce, pour booster l’activité touristique confrontée déjà à plusieurs problèmes », précise  Heithem Felfelli tout en annonçant le recours à des tarifs concurrentiels.

Outre le marché local, les Algériens demeurent un cible principale non seulement pour cette unité hôtelière, mais aussi pour le tourisme qui représente environ 7% du PIB et quelque 400 mille emplois directes et indirects.

Une situation  difficile, mais rattrapable…

Un avis est partagé par un autre hôtelier.Il s’agit du responsable de la chaîne Radisson Blu . Il pense que la conjoncture nationale et internationale et les mutations enregistrées donnent à penser que la  haute saison touristique sera difficile.

« La situation n’est pas encore claire en Tunisie d’autant moins que  le  boycott annoncé par certains tour-opérateurs étrangers  dicte de promouvoir d’autres destinations et ceci  aura certainement des répercussions sur le pays », explique t-il.

Le responsable,  à cet égard, déplore l’absence d’une  vraie campagne de marketing menée par le gouvernement de manière à aider les hôtels à développer leurs business.. « On aurait aimé un effort de plus de la part du gouvernement à l’effet de viser la clientèle à l’international », se plaint-il.

Cependant, il s’est dit optimiste quant à la situation du secteur, qui reste rattrapable. C’est pourquoi l’hôtelier   de repositionner l’hôtellerie au niveau de secteur pour mieux repartir en 2017 et  mieux se préparer pour l’année prochaine.

Une étape « cruciale » non seulement pour cet hôtelier, mais aussi pour d’autres professionnels du secteur  puisque plusieurs tour- opérateurs de renom ont notamment le groupe TUI Belgium ont décidé d’annuler leurs voyages et leurs vols prévus sur la destination Tunisie

Encore de l’optimisme…

Contrairement aux avis de ces deux hôteliers, Ines ben Ameur Dali, responsable de la chaîne Magic Life  s’est montrée optimiste affirmant que divers indicateurs annoncent une haute saison estivale positive.

Selon elle, les perspectives semblent excellentes pour cette nouvelle saison soulignant ainsi  les efforts fournis par les acteurs intervenants et  l’amélioration du plan secrétaire en Tunisie ces derniers temps

La confiance revient dont notamment dans le marché russe. L ’arrivée jeudi du premier vol en provenance de Russie, organisé par le tour- opérateur «ANEX Tours, à Monastir, avec à son bord 238 touristes dont 42 représentants d’agences de voyage est le bon exemple.

«  Ceci nous a donné de l’espoir d’autant plus les tour-opérateurs étrangers  ont programmé la destination Tunisie », souligne- t-elle précisant que ce choix n’est pas arbitraire, mais lié à la conjoncture délicate qui traversent la Turquie et l’Egypte.

C’est pour cette raison que des offres promotionnelles seront lancées pour attirer davantage la clientèle tunisienne, mais aussi étrangère.

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« Face à un pays éreinté par cinq années de crises (flou institutionnel, multiplication des actions terroristes, amateurisme politique, fièvre revendicative, banditisme dans les circuits de distribution, …) qui ont lourdement dégradé les fondamentaux de l’économie, la BCT ne pourra pas faire mieux en matière de politique monétaire ». C’est ce que ressort du dernier Billet Economique élaboré par l’économiste Moez Labidi et publié par le Département Recherche de l’intermédiaire en bourse MAC SA.

Sous le titre « Le stimulus de la BCE est-il à la portée de la BCT », l’étude a dévoilé qu’aujourd’hui en Europe comme en Tunisie, l’incertitude géopolitique, la montée de l’insécurité et les dysfonctionnements structurels pèsent plus lourd que les interventions des banques centrales. Cependant, contrairement à la BCT dont les marges de manœuvre sont très minces, la BCE dispose encore, grâce à la profondeur de ses marchés de capitaux, de plusieurs outils non conventionnels.

« Si le recours à des taux d’intérêt négatifs ne se justifie pas pour le cas tunisien, compte tenu de la forte présence de pressions inflationnistes et de la faiblesse de l’épargne, le dynamisme du marché obligataire reste une piste prometteuse pour booster l’efficacité de la politique monétaire. La BCT ne pourrait pas espérer élargir la gamme de ses instruments non-conventionnels sans une réforme sérieuse du marché financier et notamment du compartiment obligataire », lit-on dans l’étude.

Les autorités monétaires tunisiennes peuvent-elles s’inspirer de la politique ultra-expansionniste de la BCE pour redonner des couleurs à des fondamentaux en berne ? La réponse de Moez Labidi est la suivante : Les dirigeants de la BCE priorisent les mesures qui permettent de faire repartir l’inflation et la croissance dans la zone euro. Ceux de la BCT partagent les mêmes soucis en matière de croissance, mais ils restent vigilants face au risque inflationniste. Car tous les ingrédients d’un dérapage demeurent présents : pressions baissières sur le dinar, revendications salariales excessives, contrôle partiel des circuits de distribution, … Et les gains enregistrés en matière d’inflation (de 6% en juin 2014 à 3.3% en février 2016) ne sont pas encore rassurants, comme en témoigne le maintien de l’inflation sous-jacente à un niveau relativement élevé (4,7% en février 2016). En ouvrant les vannes de la liquidité, les dirigeants de la BCE voudraient rapprocher l’inflation de l’objectif de 2%, alors que les prévisions tablent sur 0,1%. Cette différence de contexte, où les menacent inflationnistes continuent de peser sur l’économie tunisienne, justifie le maintien par la BCT de ses taux directeurs à un niveau positif, et explique le glissement des taux européens en territoire négatif.

Labidi a dans le même contexte indiqué que malgré l’avalanche de liquidités injectées par la BCT depuis la Révolution de janvier 2011 (près de 5 milliards de dinars aujourd’hui contre 962 millions de dinars en décembre 2010), aucun signe significatif de flambée des cours boursiers n’a été observé sur la place de Tunis.

Il a fait remarquer que le développement du marché obligataire pourrait améliorer l’efficacité de la politique monétaire. « En cas de dégradation de la conjoncture économique et de montée des pressions récessionnistes, les banques centrales seront amenées à baisser leurs taux directeurs. Or, dans certains cas, les taux d’intérêt atterrissent dans la zone de trappe à liquidité et l’économie ne démarre pas. Dans une telle situation, les autorités monétaires pourraient recourir au marché obligataire pour activer les instruments non conventionnels (Quantitative easing, Crédit easing, Operation twist, …). Seuls les économies disposant d’un marché obligataire dynamique pourront recourir à ce type d’instrument ».

Labidi    a souligné que dans le cadre de ces politiques, les banques centrales interviennent sur le compartiment secondaire du marché obligataire pour acheter des titres longs, poussant les cours des obligations vers la hausse et entraînant la baisse des taux d’intérêt à long terme. « Cette opportunité n’est pas offerte aux économies en développement, dont le marché obligataire secondaire est quasi inexistant, comme c’est le cas de la Tunisie. L’intervention on de la banque centrale sur le marché obligataire serait très utile pour contrecarrer l’essoufflement des instruments monétaires conventionnels. D’une part, les opérations d’achats de titres souverains pourront faire baisser les taux longs et du coup, alléger les conditions de financement des entreprises (investissements) et des ménages (investissements immobiliers et consommation) », a-t-il ajouté.

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