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Le processus participatif de revue du secteur de la formation professionnelle a fait l’objet, lundi, d’une conférence de haut niveau sur l’évaluation des résultats acquis en Tunisie par l’adoption de ce processus. Organisé conjointement par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et la Fondation européenne pour la formation (ETP), cette rencontre est une autoévaluation qui s’appuie sur une approche méthodologique rigoureuse, définissant l’étendue et le contenu de l’analyse (cadre analytique), les sources d’information utilisables, le processus de mise en œuvre.

En fait, la Tunisie a adhéré en 2010 au processus de Turin qui est une analyse participative des progrès accomplis dans la politique d’enseignement et de formation professionnelle réalisée tous les deux ans dans l’ensemble des pays partenaires de la Fondation européenne pour la formation (ETP) et conduite en partenariat avec eux. Depuis cette date d’adhésion, plusieurs résultats ont été retenus, en concertation avec les différents partenaires. D’une part, le   système de formation est ancien comparativement à d’autres pays et il ne répond pas aux besoins du marché, ce qui donne lieu simultanément à un sur-approvisionnement de diplômés et à des pénuries de techniciens.

Il y a aussi l’absence d’une définition des fonctions pédagogiques des différentes composantes du système d’éducation et de formation permettant de clarifier le rôle spécifique de chacune et sa complémentarité à l’autre dans le parcours d’accès au savoir et au savoir- faire.  D’autre part, un souci de s’orienter davantage vers les besoins du marché de l’emploi.

Un long chemin reste à parcourir afin de relever le défi de l’employabilité des bénéficiaires de  la formation en raison son image qui reste encore en deçà des réalisations et en deçà de la place qu’elle doit avoir dans une société qui vise le développement d’une économie compétitive. Pour ce faire, il s’agit de lier le système de la formation par diagnostic à la politique de l’emploi. Et  à cet égard, le processus de Turin pourrait jouer un rôle d’accompagnement aux mesures de mise en place et faire en sorte que la feuille de route pour l’emploi résulte un peu de ce diagnostic.

Inaugurant ces assises, Said Aidi, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a passé en revue le programme d’urgence pour l’emploi, basé sur les axes suivants: la stimulation de la création de nouveaux emploi salariés dans tous les secteurs, le soutien des entreprises et la préservation des emplois existant, l’accompagnement actif des demandeurs d’emploi et le développement de leurs employabilité et le développement de l’entreprise et de la micro-entreprise.

Le ministre a souligné que ce programme constitue “une feuille de route pour le Gouvernement provisoire face à la monté du nombre des demandeurs d’emploi estimé, actuellement à 520 mille environ, dont 160 mille titulaires de diplômes supérieurs, sans compter quelque 80 mille nouveaux diplômés qui arriveront sur le marché de l’emploi, fin juillet prochain et plus de dix mille tunisiens de retour de Libye.

Dans un entretien accordé à African Manager, Mme Marie Dorléans, coordinatrice du processus de Turin et  responsable pays Tunisie, ETF, a insisté sur l’importance de renforcer le partenariat public privé et promouvoir la gestion axée sur les résultats qui restent deux défis à relever pour améliorer l’efficacité interne et externe de la formation professionnelle dans cette conjoncture délicate où le marché de l’emploi connaît une forte pression provenant de l’afflux d’un nombre de plus en plus important des diplômés de l’enseignement supérieur. L’enjeu est d’être à l’écoute des besoins de l’économie et d’impliquer les organisations professionnelles et les acteurs du système de formation dans toutes les phases du processus de formation. La réussite de cet ambitieux challenge économique et social repose en grande partie sur la capacité du système de développement des ressources humaines à devenir un système efficace, efficient et équitable.

Elle  a affirmé dans ce cadre qu’il s’agit d’accompagner par une politique de diagnostic le système actuel en entamant un nouveau palier de réforme pour qu’il assume pleinement son rôle de support pour la mise en œuvre de cette stratégie économique basée sur la qualité de ces ressources tout en transformant les opportunités économiques en opportunités d’emplois et ce, pour créer un lien entre la dimension économique du développement et la dimension social.

Wiem Thebti

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