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Formation Professionnelle, Tunisie

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La formation professionnelle présente plusieurs lacunes .Elle est censée être un levier pour intégrer les jeunes au marché du travail de manière durable . Avec la progression de l’effectif des chômeurs

La formation professionnelle présente plusieurs lacunes .Elle est censée être un levier pour intégrer les jeunes au marché du travail de manière durable . Avec la progression de l’effectif des chômeurs, une stratégie nationale est en cours de préparation par le ministère de tutelle en concertation avec l’ensemble des intervenants.

S’agissant des grands axes, Hamza Elfil, directeur général de l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle (ATFP) a mis l’accent sur l’importance de consolider le partenariat avec les industriels, qui est encore aux contours flous , à cause d’une méfiance entre ces derniers et les formateurs du secteur . Hamza Elfil souligne qu’il est temps de trouver les mécanismes adéquats pour accomplir ce partenariat.

L’amélioration des conditions de travail figurent aussi parmi les réformes nécessaires qui devront être accomplies pour un secteur qui assure l’adéquation entre les besoins du tissu économique en ressources humaines et l’ambition de la jeunesse de trouver un emploi décent et durable . ” Si on n’arrive pas réaliser ce défi, ladite stratégie sera vouée à l’échec surtout que des lacunes sont apparues actuellement dans plusieurs centres ” a précisé le directeur dans une interview à Africanmanager ,avant de signaler que ” l’innovation du matériel existant , sa maintenance et l’optimisation de son usage demeurent des conditions sine qua non pour inciter les jeunes à recourir à la formation professionnelle comme passerelle vers le monde du travail ”

De même et dans le but de minimiser le taux élevé de la réticence des jeunes, Hamza Elfil a fait savoir que le ministère a procédé à l’augmentation à 60dt la prime destinée aux jeunes apprentis ,et ce ,dans les spécialités de priorité. L’objectif étant d’augmenter le nombre des apprentis .Cette catégorie ne représente que 11% seulement des jeunes qui passent par les circuits de la formation professionnelle. Ce taux reste le plus bas par rapport aux chiffres affichés dans d’autres pays comme l’Allemagne ( 75% )et les pays asiatiques (entre 40 et 50%).

Ces réformes revêtent un caractère stratégique et ne peuvent attendre les échéances politiques , compte tenu du rôle que joue la formation professionnelle dans le développement et la régulation du marché de l’emploi. ” Ces actions sont de plus en plus importants pour promouvoir l’image de la formation professionnelle, déjà détériorée , notamment depuis l’avènement de la révolution et combler le fossé entre la formation et les besoins du marché » a-t-il expliqué.

Quelles nouveautés pour la session de Septembre 2013 ?

Pour la session de formation qui démarre en Septembre prochain, les estimations tablent sur la formation de 30667 apprentis dont 12229 pour l’apprentissage professionnel et 4144 pour la formation en alternance. Les 30667 apprentis illustrent une diminution par rapport à la dernière session où le nombre des formés en cette catégorie était à 37733 apprentis.

Le gouvernorat de Tunis accapare le part du lion au niveau de la répartition de ces postes à travers les centres de formation au niveau régional avec 4347 postes, suivi par Nabeul (2999) et Sousse (2928). La région de Kebili vient en dernière position avec seulement 317 postes de formation.

Plusieurs nouveautés marqueront cette session, on cite notamment la création des nouveaux centres de formation à savoir le centre d’excellence de formation en bâtiment d’Iben Sina dont le cout est estimé à 23 millions de dinars et qui sera spécialisé dans le secteur du bâtiment et activités connexes. Un centre de construction métallique sera implanté à Médenine avec une enveloppe de 11 millions de dinars. A cela s’ajoute la mise en place d’un centre pilote pour l’industrie aéronautique à Mghira doté de 7 spécialités.

D’autres centres font l’objet d’un plan de restructuration dont le centre de formation en construction métallique de Menzel Bourguiba.

D’autres nouveautés toucheront également la capacité d’accueil, la répartition des filières, l’infrastructure, la formation, les ressources humaines ainsi que les conditions de formation dans les centres à travers les régions.

Hamza Elfil a indiqué que les efforts se poursuivent actuellement afin d’améliorer le système informatique dans les différents centres de formation repartis sur l’ensemble du territoire tunisien dont le nombre s’élève à 136.

Wiem Thebti

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Jusqu’au mois de décembre 2010, le nombre total des stagiaires a atteint les 110557 contre104047 durant l’année 2008-2009 répartis sur quelque 135 centres de formation opérant en collaboration avec un réseau d’entreprises aux besoins économiques multiples. Le nombre des stagiaires par alternance a, lui,  évolué pour s’établir à 61994 réalisant une progression notable par rapport à l’année 2008-2009 soit 57473 stagiaires. Le nombre des diplômés s’est amélioré, à son tour, en passant de 36735 durant l’année 2008-2009 à  37527 en 2009-2010

Les secteurs prioritaires les plus demandés sont l’électro-électronique (25944 stagiaires), le textile (20456 stagiaires), la soudure et construction métallique (14053 apprentis), maintenance d’équipements publics et agricoles (11936), tourisme et hôtellerie (7058) et le secteur des services ainsi que les industries diverses dont le nombre des stagiaires a atteint 5578.

Cependant, pour importante qu’elle soit, cette évolution ne peut passer sous silence l’immensité du chemin qui reste à parcourir en termes de restructuration du dispositif de formation professionnelle qui souffre de certains maux liés à l’intégration très partielle du système de la formation professionnelle dans le système général de formation. Plus précisément, il s’avère incapable d’anticiper les métiers porteurs ; pis encore, quand certains métiers ne sont plus demandés sur le marché du travail.

Des lacunes restent à combler surtout avec la progression de l’effectif des chômeurs. La Tunisie compte actuellement entre 700 et 750 mille chômeurs, soit un taux de chômage global de 20 %,  un taux qui atteint 30 % chez les diplômés du supérieur. Des chiffres qui ne cessent de doubler notamment avec les difficultés et problématiques ayant accompagné la période de transition, et qui ont sensiblement touché le secteur de la formation professionnelle.

Partant de cette réalité, la réforme du système de la formation professionnelle demeure stratégique et ne peut attendre les échéances politiques. Le gouvernement devrait réagir rapidement en faisant de ce système un mécanisme de pointe à même de répondre aux besoins de l’économie nationale. Il s’agit de favoriser davantage un environnement permettant de combler le fossé entre la formation et les besoins du marché.

Il s’agit d’une étape qui nécessite de revoir le repositionnement stratégique de l’Atfp, mais aussi une décentralisation d’offres et de demandes. Le travail consiste à connaître les besoins de plus en plus pressants de chaque région. Il sera plus facile de trouver une adéquation au niveau régional que pour l’ensemble du pays dans cette conjoncture assez critique qui vit la nouvelle Tunisie.

Il s’agit de donner plus de pouvoir aux régions sur leur offre de formation, comme étant une question centrale qui doit être intégrée  dans la nouvelle constitution avec une forte volonté de décentralisation qui a fait défaut jusqu’à présent et qui devrait véritablement être au cœur des réformes en Tunisie.
Dans ce cadre, l’Atfp devrait trouver des solutions en engageant d’abord un programme de réformes. Raison pour laquelle, l’Atfp se dispose, cette année, d’un «gros» budget de 150 MD de manière à mieux fructifier cet aspect.

Session septembre : 37 mille nouveaux postes de formation professionnelle
Sur un autre plan, 37 mille postes de formation professionnelle sont disponibles à partir de la prochaine rentrée, prévue en septembre 2011 : 14.500 pour le diplôme de compétence professionnelle, 10.000 pour le diplôme d’aptitude professionnelle et 8.200 pour le diplôme de compétence. Seront également disponibles 2.700 pour le diplôme de technicien supérieur, 900 pour le diplôme de fin d’apprentissage et 700 pour le diplôme de formation professionnelle.

Wiem Thebti

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