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gouvernement d’union libyen

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Le gouvernement d’union libyen dirigé  par Fayez el-Sarraj semble résolument décidé à réussir son pari d’arracher le pays au chaos où il est empêtré depuis la chute du régime de Kadhafi. Il vient d’annoncer avoir pris le contrôle administratif de plusieurs ministères dans la capitale Tripoli. Désormais donc, ce nouvel exécutif investit la ville. Une évolution qui rassure la communauté internationale très pressée d’avoir un seul et unique gouvernement pour traiter les immenses défis qui se posent à la Libye.

Arrivé fin mars par la mer, le nouvel exécutif dirigé par Fayez el-Sarraj était cantonné dans la base navale de tripoli. Très vite, grâce à la forte pression des puissances occidentales, il obtient le soutien d’institutions clés telles que la Banque centrale et la compagnie nationale du pétrole.

Depuis lundi, cette équipe prend possession des locaux des ministères des Affaires étrangères, des Transports et du Plan en attendant d’investir les autres administrations. Sept au total pour le moment. Tout cela,  dans le calme, précise un membre du conseil présidentiel, l’instance qui dirige le gouvernement d’union libyen.

Fait essentiel,  les Tripolitains ont accueilli avec enthousiasme l’arrivée de ce nouvel exécutif. Cela n’aurait pas pu se faire sans le ralliement progressif des puissantes brigades de la capitale.

Même le Congrès général national, le Parlement non reconnu par la communauté internationale basé à Tripoli, a fait taire son opposition et s’est plié à la nouvelle donne. Il s’est dissout et s’est constitué en « Conseil d’Etat » comme l’exigent les accords inter-libyens de l’ONU.

Il n’en demeure pas moins que l’équipe de Fayez el-Sarraj, devra s’atteler à la  pierre d’achoppement constitué par  le sort réservé à Khalifa Haftar dans le futur exécutif. Ce général libyen à la retraite est en guerre contre les brigades islamistes. Il jouit d’une aura particulière dans l’est libyen, mais il suscite un rejet total chez la population de Tripoli.

Une stratégie pour « anéantir » Daech

Le gouvernement d’union en Libye développe une stratégie pour « anéantir » les jihadistes de Daech,  une bataille qui devra être menée par les Libyens et non par des forces étrangères, selon le Premier ministre.

« Nous avons commencé concrètement à mettre en place une stratégie et un projet national pour mettre fin au fléau » de l’EI, a déclaré  le Premier ministre désigné de ce gouvernement d’union, Fayez al-Sarraj dans un discours télévisé.

Il a souligné que l’EI devra être « anéanti par les Libyens et non par une (…) intervention étrangère ».

Selon des sources françaises et américaines, Daech compte 3.000 à 5.000 combattants en Libye, dont des centaines de Tunisiens, Soudanais, Yéménites ainsi que des Nigérians de Boko Haram, qui s’entraînent pour mener des attaques dans d’autres pays.

Les Européens se sont déclarés prêts à aider le gouvernement d’union à lutter militairement contre l’EI, éventuellement par une campagne de frappes aériennes comme en Syrie ou en Irak.

Jeudi, le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, s’est dit favorable à une levée de l’embargo sur les armes en faveur du gouvernement d’union, notamment pour lutter contre « le terrorisme ».

Il reste que le nouvel exécutif devra résoudre les difficultés que connaissent les Libyens au quotidien, notamment la cherté de la vie, la pénurie de liquidités et l’inefficacité des services publics. Il en a affirmé la volonté et la détermination, en reconnaissant que « les défis sont réels et doivent être relevés mais nous parions sur le soutien » du peuple, a déclaré son chef, le Premier ministre Fayez el-Sarraj.

Pour ce faire, essentiellement pour disposer du nerf de la guerre, il a établi un plan ambitieux pour restaurer la production de brut après des années de violence et de perturbation politiques. Le plan de relance a été élaboré en trois phases et sera mis en œuvre dans les trois prochains mois, ce qui permettra, dans un premier temps aux concessions El Sharara et Elephant, ayant une production combinée de 430 000 barils par jour, de redémarrer leurs exploitations. La deuxième phase, qui couvrira six à huit mois, permettra de remettre en service certains autres champs majeurs tandis que la phase finale s’étendra jusqu’en 2018 et aboutira à la réouverture de tous les champs fermés de façon à ce que la production atteigne les niveaux d’avant la crise.

Actuellement, le pays produit un peu plus de 400 000 barils par jour contre 1,8 millions de barils avant le début de la crise politique.

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