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Hamed Karoui, Tunisie

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On ne sait pas si c’est le fait d’être le fils d’un des militants des premiers jours d’Ennahdha ou son «amitié » avec Hammadi Jbali qu’il rencontrait clandestinement pour lui faciliter la reconnaissance du MTI ...

On ne sait pas si c’est le fait d’être le père d’un des militants de la première heure d’Ennahdha ou son «amitié » avec Hammadi Jbali qu’il rencontrait clandestinement pour lui faciliter la reconnaissance du MTI (Mouvement de la Tendance Islamique, ancêtre d’Ennahdha) qui lui ont donné le courage de parler enfin, l’homme n’avait, en tout cas, pas la langue dans sa poche, comme il le confirmera dans sa dernière interview à Radio Mosaïque FM.

Ancien premier ministre de Ben Ali avant d’être remplacé par Mohamed Ghannouchi, dont un amendement de la constitution fera par la suite un simple coordinateur du travail du gouvernement, Hamed Karoui, docteur en médecine de son état, évoquera librement tous les sujets, mercredi dernier, au Midi Show. Il ne paraîtra quelque peu désarçonné que lorsque le journaliste lui demandera pourquoi il n’a pas démissionné pour protester contre la dictature de Ben Ali et ce qu’il a fait endurer en prison à ses opposants et lorsqu’il évoquera avec lui le pillage de l’économie par la famille des Trabelsi.

«On commencera la nouvelle République par une loi non constitutionnelle» !

Hamed Karoui a surtout voulu parler, dans cette longue interview, du projet d’exclusion des Destouriens de la vie politique et de l’affaire de soupçons de corruption pour laquelle il avait été traîné devant la justice tunisienne.

A propos du premier sujet, l’ancien premier ministre tunisien s’était surtout offusqué de l’existence d’un tel projet et que la Tunisie commence une nouvelle République par une loi anticonstitutionnelle. «Ils veulent exclure les Destouriens de la vie politique par la loi, alors que cela ne peut se faire, qu’individuellement par la justice. On ne peut non plus punir une personne, deux fois pour la même accusation et les hommes de loi savent que cela est illégal ». Et le Dr Karoui de rappeler que «cela, ils veulent le faire par le vote, dans une assemblée constituante, autorité législative qui voudrait ainsi devenir autorité judiciaire et exclure par le vote des milliers de personnes, par une loi qui sera inconstitutionnelle ». Il ne semblait pourtant pas inquiet, même s’il appellera plus tard à «ne pas perdre le temps dans de pareilles querelles entre Destouriens et non Destouriens », appelant aux concessions et à l’unité des rangs, d’un tel projet. «Nul doute que la prochaine Constitution stipulera clairement que tous les Tunisiens sont égaux dans les droits et devoirs et les Destouriens ne tarderont pas à porter plainte devant le tribunal constitutionnel qui leur rendra leurs droits »

Destouriens, relevez vos têtes.

Questionné sur l’accusation qui lui a été lancée par le groupe des 25 avocats, comme à nombre d’anciens ministres dont Abdelwaheb Abdallah, Abdelaziz Ben Dhia, Abdallah Kallel, Mohamed Ghariani, Abderrahim Zouari et d’autres parties, tous accusés de corruption et de couvrir des actes de corruption, l’ancien premier ministre et ministre de Bourguiba aussi, s’est dit «d’abord choqué » par de telles accusations lues dans les journaux. Il ne manque pas, au passage, d’égratigner un des avocats du groupe, dit des 25, en rappelant que «j’ai par la suite appris que l’un des avocats [qui ont porté plainte contre lui], était Abdessattar Ben Moussa ». Il rappelle alors que «Abdessattar Ben Mousa était devenu batonnier sur instructions de Ben Ali et je ne dirais pas ce qu’il avait dit de lui» ! Et d’affirmer ensuite que «aucun de nous n’a mis un dinar dans sa poche, les experts l’ont démontré et les accusations ont été classées sans suite au titre du volet financier, comme me l’a signifié la seconde fois le juge d’instruction. Nous sommes tous, ceux qu’on appelle les symboles du Fassed et de la corruption, se sont avérés clean ». Hamed Karoui explique ainsi que «trois parmi eux avaient pris de l’argent, pour le RCD, mais qui avait été dépensé pour le RCD. Les 7 autres n’ont pris aucun millime, ni pour eux, ni pour le RCD ». Et le militant de la première heure pour la libération du pays de la colonie français, de terminer par cet appel ; «je dis aux Destouriens : ayez la tête haute, nous avons la conscience tranquille » et de pousser un peu plus loin, indiquant que c’est désormais «nous qui demandons maintenant qu’on publie cette liste des corrompus dans le RCD».

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