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Houcine Abassi, Dialogue national, Tunisie

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Lors de son intervention

Lors de son intervention, samedi, à la clôture des Journées de l’Entreprise qui ont eu lieu, les 6 et 7 décembre 2013, au port El Kantaoui à Sousse, le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi a prévenu que si le Dialogue national n’aboutit pas, ce qui en découlera ne sera pas bon et le pays sera ouvert à tous les scénarios possibles. Et de préciser que tous les acquis et les réalisations accomplis jusqu’à présent seront lettre morte si la crise politique n’est pas résolue. Il a indiqué que la priorité, aujourd’hui, est de garantir la sécurité du citoyen et de l’entreprise et la lutte contre le terrorisme et non d’attirer les investissements étrangers : « On n’a pas besoin de réformes dans l’infrastructure, mais plutôt de sécurité, précisant qu’il n ya pas eu lieu de reprocher aux investisseurs étrangers de ne pas revenir en Tunisie alors que les Tunisiens même n’investissent plus.

Il a fait remarquer, cependant, qu’il n’est pas très difficile de résoudre la crise politique, expliquant qu’il faut seulement accélérer le processus politique, lutter contre le terrorisme, résoudre les problèmes pressants et urgents, et éviter les récupérations politiques. Il a exhorté les politiciens et les dirigeants des partis politiques à rompre avec l’égoïsme et les intérêts partisans, pour mettre en avant les intérêts du pays. Et d’ajouter qu’il existe, en Tunisie, beaucoup de gens non corrompus et qui n’ont été impliqués ni dans la corruption ni dans la mafia.

Houcine Abassi s’est désolidarisé des grèves qui sont observées sans cesse dans les régions touchant un bon nombre d’entreprises à l’instar de la CPG de Gafsa, précisant, cependant, que l’UGTT a contribué plusieurs fois à calmer la situation dans certaines entreprises notamment à la CPG et elle est intervenue pour résoudre plusieurs difficultés au sein de ces entreprises. Il a contesté les chiffres rendus publics par le ministère des Affaires étrangères sur le bilan des grèves en novembre 2013, appelant à ne pas accuser l’UGTT, à chaque fois qu’une grève se déclenche.

De son côté, Jalloul Ayed, ancien ministre des Finances, a évoqué la défaillance du système financier et sa faiblesse à financer l’économie tunisienne. Selon lui, 15% seulement des crédits bancaires sont accordés aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux très petites entreprises (TPE), alors que ces derniers représentent 90% de l’ensemble des entreprises actives en Tunisie, et contribuent à hauteur de 70% en matière d’employabilité. Il a appelé à ce que le programme économique soit orienté vers la création de la valeur et non à la création de l’emploi : « Il faut régler les problèmes les plus graves et les plus pressants en termes de capital et de travail », a-t-il dit.

Jalloul Ayed a appelé, dans ce cadre, à fusionner les banques notamment celles publiques, la STB, le BH et la BNA, précisant que les banques opèrent dans un climat de concurrence, mais ne sont pas assujetties aux mêmes lois. Selon lui, la Tunisie a besoin d’un système financier garantissant les besoins des entreprises en capital propre et en financement. Et d’ajouter qu’on a besoin aussi d’un programme économique qui aura pour objectif principal de créer de la valeur et non de l’emploi.

Et de préciser que la Tunisie n’a jamais pensé aux PME et TPE alors qu’elles représentent la majorité des entreprises actives en Tunisie.Autre reproche : ne pas mettre en place une stratégie ou des mécanismes qui se préoccupent des PME, les encadrent, l’accompagnement et les soutiennent dans tous les processus de création. La restructuration du systéme financier demeure aussi une nécessité voire une obligation, selon Jalloul Ayed.

Cette 28ème session des journées de l’entreprise a été organisée par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), en coopération avec la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI), le Fonds monétaire international (FMI), la Société financière internationale (SFI) et la délégation de l’UE en Tunisie.

Khadija Taboubi

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Lors de son intervention

Lors de son intervention, samedi, à la clôture des Journées de l’Entreprise qui ont eu lieu, les 6 et 7 décembre 2013, au port El Kantaoui à Sousse, le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi a prévenu que si le Dialogue national n’aboutit pas, ce qui en découlera ne sera pas bon et le pays sera ouvert à tous les scénarios possibles. Et de préciser que tous les acquis et les réalisations accomplis jusqu’à présent seront lettre morte si la crise politique n’est pas résolue. Il a indiqué que la priorité, aujourd’hui, est de garantir la sécurité du citoyen et de l’entreprise et la lutte contre le terrorisme et non d’attirer les investissements étrangers : « On n’a pas besoin de réformes dans l’infrastructure, mais plutôt de sécurité, précisant qu’il n ya pas eu lieu de reprocher aux investisseurs étrangers de ne pas revenir en Tunisie alors que les Tunisiens même n’investissent plus.

Il a fait remarquer, cependant, qu’il n’est pas très difficile de résoudre la crise politique, expliquant qu’il faut seulement accélérer le processus politique, lutter contre le terrorisme, résoudre les problèmes pressants et urgents, et éviter les récupérations politiques. Il a exhorté les politiciens et les dirigeants des partis politiques à rompre avec l’égoïsme et les intérêts partisans, pour mettre en avant les intérêts du pays. Et d’ajouter qu’il existe, en Tunisie, beaucoup de gens non corrompus et qui n’ont été impliqués ni dans la corruption ni dans la mafia.

Houcine Abassi s’est désolidarisé des grèves qui sont observées sans cesse dans les régions touchant un bon nombre d’entreprises à l’instar de la CPG de Gafsa, précisant, cependant, que l’UGTT a contribué plusieurs fois à calmer la situation dans certaines entreprises notamment à la CPG et elle est intervenue pour résoudre plusieurs difficultés au sein de ces entreprises. Il a contesté les chiffres rendus publics par le ministère des Affaires étrangères sur le bilan des grèves en novembre 2013, appelant à ne pas accuser l’UGTT, à chaque fois qu’une grève se déclenche.

De son côté, Jalloul Ayed, ancien ministre des Finances, a évoqué la défaillance du système financier et sa faiblesse à financer l’économie tunisienne. Selon lui, 15% seulement des crédits bancaires sont accordés aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux très petites entreprises (TPE), alors que ces derniers représentent 90% de l’ensemble des entreprises actives en Tunisie, et contribuent à hauteur de 70% en matière d’employabilité. Il a appelé à ce que le programme économique soit orienté vers la création de la valeur et non à la création de l’emploi : « Il faut régler les problèmes les plus graves et les plus pressants en termes de capital et de travail », a-t-il dit.

Jalloul Ayed a appelé, dans ce cadre, à fusionner les banques notamment celles publiques, la STB, le BH et la BNA, précisant que les banques opèrent dans un climat de concurrence, mais ne sont pas assujetties aux mêmes lois. Selon lui, la Tunisie a besoin d’un système financier garantissant les besoins des entreprises en capital propre et en financement. Et d’ajouter qu’on a besoin aussi d’un programme économique qui aura pour objectif principal de créer de la valeur et non de l’emploi.

Et de préciser que la Tunisie n’a jamais pensé aux PME et TPE alors qu’elles représentent la majorité des entreprises actives en Tunisie.Autre reproche : ne pas mettre en place une stratégie ou des mécanismes qui se préoccupent des PME, les encadrent, l’accompagnement et les soutiennent dans tous les processus de création. La restructuration du systéme financier demeure aussi une nécessité voire une obligation, selon Jalloul Ayed.

Cette 28ème session des journées de l’entreprise a été organisée par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), en coopération avec la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI), le Fonds monétaire international (FMI), la Société financière internationale (SFI) et la délégation de l’UE en Tunisie.

Khadija Taboubi

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