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Houcine Dimassi, Tunisie

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Le ministre des Finances

Le ministre des Finances, Houcine Dimassi , a annoncé, vendredi, qu’il démissionne du gouvernement de Hamadi Jebali auquel, a-t-il dit, « j’ai accepté de me joindre dans une période extrêmement délicate de l’histoire de la Tunisie, croyant que le gouvernement avait assez de légitimité pour conduire la seconde étape transitoire et répondre aux aspirations économiques et sociales induites par la Révolution, sans toucher aux équilibres financiers du pays ».

L’ex-ministre a affirmé que ses responsabilités au sein du gouvernement consistaient à éviter tout ce qui est susceptible d’affecter les équilibres des finances publiques et précipiter le pays dans la spirale du surendettement.

Toutefois, ajoute Houcine Dimassi, au fil des jours, les divergences ne cessaient de s’accentuer avec la majorité des membres du gouvernement au sujet des politiques financières, précisant qu’il était fermement attaché au caractère sain des finances publiques alors que la majorité des membres du gouvernement poussait vers une direction politique électoraliste qui s’est traduite par une envolée flagrante et surprenante des dépenses de l’Etat , comparées à ses recettes.

Et le ministre démissionnaire d’expliquer : « Alors qu’il eut été préférable de consacrer les revendications de la Révolution par la protection des catégories défavorisées et en renforcement leur pouvoir d’achat , en créant le maximum possible d’emplois dignes et productifs, en développant les régions intérieures marginalisées et en œuvrant en vue redynamiser l’économie en sauvegardant dans le même temps les équilibres financiers publics , on a assisté à une multiplication des dérapages qui visent essentiellement à trouver grâce aux yeux des différentes catégories sociales dans la perspective des prochaines élections , à l’instar de dépenses colossales en matière de compensation.

Houcine Dimassi estime que le projet de loi présenté dernièrement au Conseil des ministres relatif à « la réintégration et l’indemnisation des personnes ayant bénéficié de l’amnistie générale et leurs ayant-droits » est la dérive la plus dangereuse qui a fait déborder le vase dans la mesure où il induira des dépenses additionnelles asphyxiantes pour les finances publiques eu égard au nombre excessif des bénéficiaires et le volume colossal des indemnisations, ajoutant que cette loi ignore complètement la difficile situation économique, sociale et financière qui sera celle du pays au cours des années à venir.

D’autre part, Houcine Dimassi s’est déclaré indigné par la façon arbitraire et injuste dont a été démis le gouverneur de la Banque centrale, Mustapha Kamel Nabli et qui aura des répercussions extrêmement négatives sur le prestige de l’Etat et sur l’image du pays à l’intérieur et à l’étranger, dans cette étape difficile et délicate.

En conclusion, le ministre démissionnaire constate avec amertume que ces pratiques qui tordent le cou aux plus simples des règles de concertation et de coordination, se poursuivent comme en témoigne la proposition de nomination d’un nouveau gouverneur de la BCT sans prendre l’avis des principaux intéressés et particulièrement le ministre des Finances.

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Houcine Dimassi

Houcine Dimassi, ministre des finances, a déclaré, jeudi, à la Tap, que l’Accord pour une garantie de prêt des Etats-Unis à la Tunisie, sera signé dans les prochains jours. Le ministre a précisé que le montant des fonds que le gouvernement tunisien pourra ainsi, lever, serait de l’ordre de 300 millions de dollars.

Les Etats-Unis avaient annoncé mardi, que cet accord qu’ils négocient avec la Tunisie, était près d’être signé. Le trésor américain a fait savoir dans un communiqué que “Ces jours-ci, les Etats-Unis signeront une garantie de prêt pour la Tunisie destinée à faciliter l’accès au marché du nouvel Etat démocratique en place dans ce pays dans le but de soutenir la croissance de l’emploi et la transition politique”.

Une déclaration d’intention avait été signée, le 20 avril, à Washington, entre la Tunisie et les Etats-Unis, pour parvenir «le plus vite possible » à un accord, en vertu duquel “l’Etat américain fournirait cette garantie de prêt pour permettre à l’Etat tunisien d’accéder à des financements importants sur les marchés à des taux abordables et avec des maturités d’emprunt favorables”. Washington envisage d’apporter une garantie “sur le principal et les intérêts” pouvant aller “jusqu’à 100%”.

Cette signature avait eu lieu à l’issue d’une réunion du “partenariat de Deauville”, lancé en mai 2011, par les pays riches du G8 afin de soutenir la transition dans cinq pays arabes, dont la Tunisie.

Les Etats-Unis, qui bénéficient de la note de solvabilité maximale (“AAA”) auprès de deux des trois grandes agences de notation, permettraient à la Tunisie d’emprunter sur les marchés à des taux “légèrement supérieurs” à ceux qui sont consentis aux Etats-Unis, et qui ont parmi les plus bas au monde, avait indiqué le Trésor.

Il est important à ce stade de rappeler qu’au moins une agence de notation avait abaissé la note souveraine de la Tunisie et que cela devrait rendre assez difficile cette sortie tunisienne à la recherche de fonds. La question se jouera donc, pour la Tunisie et en dehors de cette garantie américaine qui facilitera certainement la démarche tunisienne d’endettement, au niveau du coût de ces 300 MDT. Elle se jouera aussi, sur sa capacité à rembourser et les abaissements de notation, de Standard & Poors comme prochainement de Fitch Rating, qui bâteront certainement cette capacité en brèche. Les perspectives, définies par SP n’étant pas négatives, mais stables, cela pourrait donner à l’équipe gouvernante, si elle sait s’y employer, l’occasion d’essayer d’améliorer cette note. Dans sa déclaration à la Tap, le ministre des Finances n’a pas précisé la date de sortie sur le marché pour la prochaine levée de fond. Cela laisse le temps, selon les spécialistes, à la Tunisie pour améliorer cette notation et améliorer ainsi les conditions de l’endettement. Jusqu’ici, la réaction du gouvernement tunisien, par la voix de Hammadi Jbali, a été plutôt épidermique. Il lui faudra, comme l’a préconisé le président de la Constituante Mustapha Ben Jaafar, tenir compte de cette notation et essayer de convaincre les agences de notation des bonnes perspectives de l’économie tunisienne. La rédaction, dans un temps record, de la nouvelle Constitution, la définition officielle par le biais d’une loi issue de la Constituante de la feuille de route politique pour la fin de la transition, aideront certainement la Tunisie.

K.B

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« Ce n’est pas un jeu

« Ce n’est pas un jeu, on est obligé d’augmenter les prix des carburants voire même d’autres produits afin de contribuer au développement du pays que tous les Tunisiens attendent», a insisté Houcine Dimassi, ministre des Finances, lors de la 52éme rencontre périodique de la cellule de communication, tenue mercredi 14 mars au siège du Premier ministère. Au niveau mondial, le prix du baril de pétrole a stagné depuis des mois à 125 dollars, ce qui a pour effet d’alourdir les dépenses de subvention de la Tunisie. En effet, une hausse de 1 dollar se traduit pour la Tunisie par des coûts de subvention de l’ordre de 28 millions de dinars, cependant que 2 milliards de dollars permettent à l’Etat de créer environ 100 mille postes d’emploi. Pire, jusqu’à ces jours, 70% des besoins de la Tunisie en hydrocarbures sont encore importés, ce qui explique les prévisions portant sur la hausse des prix.

Le ministre des Finances a mis l’accent sur les pressions économiques, à la fois internes et externes auxquelles la Tunisie est soumise actuellement. Selon lui, l’année 2012 est une année exceptionnelle dans les vrai sens du terme et elle demeure aussi très difficile. « Des pressions s’exercent de toutes parts », a-t-il averti. À l’échelle internationale, le ministre a indiqué que la baisse de 0,5% de la croissance au niveau de l’union Européenne, le partenaire stratégique de la Tunisie a aggravé aussi la conjoncture économique. S’y ajoute l’instabilité en Libye, un pays, vers lequel, une grande partie de nos échanges et nos transactions s’effectue et où de grandes opportunités d’emploi s’offrent aux Tunisiens.

A l’échelle nationale, le ministre a évoqué la lenteur de la croissance, ce qui a un impact néfaste sur la fiscalité et les équilibres financiers. La contrainte de payer les dettes extérieures semble être aussi un lourd fardeau sur le pays. Le principal de la dette à payer cette année est d’environ 1 milliard de dinars, soit l’équivalent de 650 millions de dollars.

En dépit de cette situation économique morose, le projet de loi de finances complémentaire qui est en cours de discussion entre les membres du gouvernement, devra être soumis par la suite à l’Assemblée constituante pour examen et approbation finale. Le souci majeur du gouvernement, à travers ce projet de loi de finances complémentaire, est d’arriver à mobiliser le maximum des ressources propres du pays afin de garantir la bonne tenue de l’économie nationale et d’éviter l’endettement. Cette loi de finances veille, en outre, à permettre aux zones et familles marginalisées de sentir le changement et la Révolution. « C’est la problématique générale de ce projet de loi », a-t-il confirmé.

Le ministre, qui a exposé les grandes lignes de ce projet de loi, a relevé un déficit budgétaire qui s’élève jusqu’aujourd’hui à 6,6%, soit l’équivalent de 4,5 milliards de dinars alors que le taux d’endettement est de 46%.

Les ressources de l’Etat seront augmentées à hauteur de 25401MD, soit une hausse de 2466MD par rapport au budget initial et de 4519MD par rapport au budget de 2011. Ces augmentations proviennent des recettes de confiscation (terrains, actions et bâtiments). Une partie provient de la privatisation de Tunisie Telecom dont 1/3 a été dépensé et le reste encore à la banque centrale. « Vu la pression, il a été décidé d’utiliser une partie du montant qui ne dépassera pas les 900 millions de dinars de la privatisation de TT.

Comme autre source, le ministre a évoqué l’amélioration de la rentabilité de la fiscalité, et ce à travers le contrôle et le recouvrement des taxes non payées. Le projet de loi de finances complémentaire prévoit également, dans le cadre de l’amélioration du rendement fiscal, le règlement à l’amiable avec les personnes interdites de voyage et dont l’implication dans des affaires de corruption devrait être confirmée par la justice. « On a choisi de confisquer les avoirs des 450 hommes d’affaires pour qu’ils participent dans le rendement fiscal. Il n’est pas question de compliquer encore les choses. Un projet de loi sera présenté au gouvernement, la semaine prochaine, et sera examiné par la suite par l’ANC. C’est la justice qui se chargera des procédures et des affaires.

Ces montants seront alloués aux dépenses de gestion, de développement et d’investissement (infrastructure, eau) et plus particulièrement à l’emploi.

Parmi les 25 milliards de dollars fixés par le projet de la loi complémentaire comme ressources de l’Etat, 60%, soit l’équivalent de 15,6 milliards de dinars seront consacrés aux les ressources fiscales. « L’Etat tunisien n’est pays un pays qui se fonde sur les ressources naturelles. La part la plus grande devrait provenir de la contribution des citoyens », a expliqué le ministre.

Khadija Taboubi

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La  Tunisie est en train d’examiner toutes les possibilités permettant de recourir au marché financier international

La Tunisie est en train d’examiner toutes les possibilités permettant de recourir au marché financier international au moindre coût, a déclaré Houcine Dimassi, ministre des Finances. Lors d’une rencontre avec une délégation du Fonds monétaire international (FMI), il a souligné que la Tunisie compte sur le soutien de ses partenaires économiques dans ses efforts de relance de l’économie et de renouement avec le rythme normal de croissance.

Le ministère des Finances se penche actuellement sur l’élaboration de la loi de finances complémentaire suivant les exigences de l’économie nationale et les attentes des régions intérieures, tout en veillant à maîtriser le déficit budgétaire de manière à préserver les équilibres financiers.

Le chef de la délégation du FMI a , pour sa part, mis l’accent sur l’intérêt qu’accorde le FMI au développement de la situation en Tunisie, au renforcement des relations de coopération et à la mobilisation des compétences dont le pays a besoin en cette période pour redynamiser son économie.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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