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Ignacio Garcia Bercero

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Les négociations entre l’Union Européenne (UE) et la Tunisie sur l’Accord de Libre échange complet et approfondi (ALECA) prendront le temps nécessaire et pourraient durer 2 ans ou 2 ans et demi, avant la signature d’un accord définitif, selon le négociateur en chef de l’UE pour cet accord Ignacio Garcia Bercero.
Cet accord devra être adopté, ensuite, par les parlements européen et tunisien, a ajouté mardi, M.Bercero qui occupe également, la fonction de directeur pour le commerce avec le voisinage, les Etats Unis et le Canada.
Lors du premier round des négociations tenu à Tunis du 18 au 21 avril, l’UE et la Tunisie ont convenu d’intégrer dans le prochain accord, la création d’une zone approfondie d’échanges contenant des éléments de
réductions tarifaires, l’élimination d’obstacles dans le secteur des services et plus tard la discussion des mesures non tarifaires pour un rapprochement réglementaire.
Des aides “technique et financière” au profit de la Tunisie
La Tunisie pourrait bénéficier, pour la mise en application de cet accord, une fois signé, des aides de la coopération technique et aussi des aides de mise à niveau financières, a encore dit Bercero à des journalistes tunisiens, précisant que les négociations seront menées “domaine par domaine, secteur par secteur et dans la
transparence totale”. “Avec l’ALECA, on veut étendre l’échange entre les deux parties à des domaines autres que ceux du précédent accord (1995) et permettre à la Tunisie de se conformer à la réglementation européenne, parce qu’en réalisant ce rapprochement on facilite les échanges et on encourage l’investissement”, a-t-il noté. D’après ses propos, la décision d’entamer ces négociations et de passer à un stade avancé dans les échanges Tunisie- UE, a été longuement réfléchie par les deux parties. Interrogé sur les appréhensions des Tunisiens quant aux éventuels impacts négatifs de l’ALECA sur l’économie nationale et sur certains secteurs peu compétitifs comparés à l’Europe.
M. Bercero s’est voulu rassurant expliquant que rien ne sera imposé à la partie tunisienne et que la partie européenne sera à l’écoute de toutes les propositions, non seulement des négociateurs mais aussi de la société civile.
Il est revenu, sur les deux principes sur lesquels seront basées les négociations, soit l’asymétrie et la progressivité. L’objectif est de parvenir à un accord qui sera en faveur des deux parties, a-t-il encore indiqué. Le deuxième round des négociations entre les deux parties est prévu avant la fin de cette année et “tout sera dans la transparence totale et avec la participation de la société civile des deux parties, a affirmé le négociateur en chef.
En général, l’accord a pour objectif d’après l’UE d’élargir et approfondir la zone de libre échange actuelle et d’assurer une meilleure intégration de la Tunisie dans l’espace européen, premier partenaire économique du pays. Une priorité particulière sera accordée aux mesures qui permettront de favoriser les investissements, d’améliorer la gouvernance économique et de favoriser l’intégration régionale économique entre la Tunisie et ses voisins de la rive sud de la Méditerranée.
Dans le contexte actuel, certainement, très différent de celui de l’année 1995, date de la signature du premier accord d’association avec la Tunisie, l’ALECA a suscité des inquiétudes auprès des Tunisiens. Les résultats d’une étude, réalisée par un cabinet européen d’experts ECORYS, (consultable sur le site www.trade- sia.com/Tunisia), pour  mesurer l’impact de l’entrée en application de l’ALECA, sur le long terme, sur l’économie tunisienne, ne font que confirmer ces craintes.
Ainsi, d’après cette étude, l’économie tunisienne repose sur 37 secteurs regroupés en deux ensembles dont le premier comporte 10 secteurs les plus importants réalisant 75% du PIB. Un tableau prévisionnel des effets à long terme de cet accord fait ressortir un emballement des importations tunisiennes pour l’ensemble des secteurs à l’exception de celui des produits forestiers résiduels.
L’étude montre également, que 18 secteurs sur 37 verront leurs exportations baisser à l’exception de l’huile d’olive, dont les exportations vont exploser. Le même document montre que l’accord aura des retombées sur la balance commerciale, dont le déficit global se creusera. Le bilan de l’accord ne sera pas très favorable à la Tunisie, affirment de leur coté, certains économistes mais tout dépendra de la vigilance des négociateurs tunisiens.

TAP

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