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La diabolisation orchestrée du secteur pétrolier a engendré une détérioration du pouvoir décisionnel, ce qui a entrainé un blocage à plusieurs niveaux. Tel est le constat du président de la Chambre de Commerce Tuniso-Britannique, Mehdi Ben Abdallah.
Lors de son discours à l’occasion d’un petit déjeuner-débat organisé ce jeudi 24 novembre sur « La stratégie énergétique de Tunisie 2020 », il a signalé que cela a causé une détérioration de l’image de la Tunisie auprès des opérateurs et partenaires, et poussé certaines compagnies pétrolières à s’interroger sur leur maintien dans le pays.
Une telle situation a eu un impact sur les sociétés de service.

Ben Abdallah a souligné la nécessite de mettre en place une nouvelle politique de manière à assurer le développement du secteur.
Parmi les actions à entreprendre, il y a la mise en conformité du code d’hydrocarbures avec l’article 13 de la Constitution et le développement des solutions innovantes et des mesures adéquates à prendre…

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Habib Essid, le chef du gouvernement qui a officiellement cessé de l’être, samedi soir, suite au vote de défiance de 118 députés de l’Assemblée des représentants du peuple, a regagné ses pénates, sans avoir  cependant à expédier, lui et les ministres de son cabinet, les affaires courantes, en attendant la nomination du nouveau locataire de la Kasbah.

Pour ce faire, il va falloir attendre au mieux 40 jours, une dizaine pour les consultations en vue de la désignation de la personnalité qui dirigera le gouvernement, suivis d’une trentaine d’autres que cette dernière mettra à profit pour constituer son équipe ministérielle. Au pire, et si à la date du 10 septembre, le chef du gouvernement ne parvient pas à composer son cabinet, le président de la République sera habilité à dissoudre le Parlement et convoquer des élections législatives anticipées alors que le gouvernement sortant, celui de Habib Essid, demeurera en place pour continuer à expédier les affaires courantes.

Un scénario dont ne pourra pas dire qu’il n’est pas  cauchemardesque, et le président de l’UPL, Slim Riahi, a été le premier à l’évoquer sitôt le vote de défiance intervenu, appelant la classe politique, notamment les groupes parlementaires à bien considérer la situation ainsi créée.

On n’ira pas sur les traces d’Eschyle pour qui « c’est déjà un malheur d’être le premier à annoncer un malheur », mais l’hypothèse ne devrait pas être écartée, n’étant pas, au regard des mœurs politiques du moment, un simple exercice de politique-fiction. Jouant les Cassandre, d’aucuns vont même jusqu’à ne pas exclure que Habib Essid soit de nouveau appelé à la rescousse pour servir, ce faisant, de fossoyeur de l’initiative de gouvernement d’union nationale, celle-là même qui lui coûté son poste de chef du gouvernement.

Qu’il s’agisse du scénario des élections anticipées ou d’autres moins lamentables, la Tunisie semble bien programmée pour entrer dans une ère d’incertitudes dont elle ferait bien l’économie alors que la situation où elle s’enfonce au fil des jours pour ne pas dire des semaines ou des mois s’accommode le moins du monde de périphéries politiques d’une telle gravité. Déjà, la pratique gouvernementale d’expédition des affaires courantes en est une en ce sens qu’elle est ankylosante  pour l’ordonnance des activités et des rouages de l’Etat, et encore plus si elle excède la durée qui lui est normalement impartie, comme c’est le cas dans la convocation d’élections anticipées. Projets frappés de paralysie, plus de nominations aux postes administratifs et autres, ministres sans perspectives, en un mot comme en mille, une inertie totale des centres de décision.

Même s’il est affirmé qu’il n’y aura pas de vide politique, on voit mal des ministres en instance de départ ou en quête de reconduction  et un chef du gouvernement en voie de garage prendre sur eux de faire comme si de rien n’était  et de s’investir dans des approches et projets dont ils savent qu’ils ne seront pas mis en œuvre ou même relayés pour ne pas dire mis au placard. Cet « échange de bons procédés » a un coût, et c’est naturellement le service public  et à travers lui le citoyen qui le paie.

BCE reprend du poil de la bête

Les incertitudes s’agglomèrent pour empoisonner très vraisemblablement encore plus la situation politique en Tunisie, sauf sans doute pour le président de la République, Béji Caïd Essebsi auquel revient d’abord la prérogative de charger la personnalité qui aura à former le gouvernement d’union nationale dont il est l’initiateur. Il devrait certes le faire en consultation avec les 9 partis politiques et 3 organisations signataires du « Document de Carthage », mais  tout le monde sait et BCE l’a confirmé, que le chef de l’Etat a un nom en tête, et il serait étonnant que son alter ego, l’autre « cheikh », Rached Ghannouchi, ne soit pas au parfum. D’ailleurs, ce dernier a assuré que les consultations sur le profil du chef du gouvernement d’union nationale seront lancées au début de la semaine prochaine. C’est encore le président de la République qui est habilité, au cas où le chef du gouvernement désigné n’arriverait pas former son gouvernement, de prendre encore plus les choses en main, en décrétant la dissolution du Parlement et en convoquant des élections anticipées. Autant de prérogatives dont l’exercice ne se fera pas dans l’angélisme le plus total. D’autant moins que, prend-on soin de rappeler, ’il existe entre les deux « cheikhs » un arrangement fondateur sous l’empire duquel s’ordonne la vie politique dans le pays, à commencer par le Dialogue national, la tenue des élections présidentielles et législatives, relayées par la promulgation de la Constitution et l’avènement de la 2ème République et, dans la foulée, la formation du gouvernement Essid et son renvoi.

Dans la logique des choses, cette trajectoire ne devrait pas s’arrêter en chemin. Maints observateurs ne s’y tromperaient pas en affirmant que la désignation du prochain gouvernement et de son chef doit ressortir à ce « gentleman’s agreement » comme l’avaient été tous ceux qui l’avaient précédé. A charge pour le reste et au premier chef les députés de ratifier.

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C’est sans doute la première fois qu’un chef du gouvernement ou ci-devant Premier ministre tunisien met en jeu son poste en posant la question de confiance au Parlement. Habib Essid se prépare à le faire , samedi 30 juillet, en demandant à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) de renouveler la confiance à son gouvernement  pour probablement laisser la place à un autre dit d’union nationale tel que préconisé par l’initiative lancée voici quelques semaines par le président de  la République, Béji Caïd Essebsi.

Alors que les consultations ont pratiquement commencé pour la formation du prochain cabinet sans attendre le sort qui sera réservé solennellement à l’actuel locataire de la Kasbah, bien que celui-ci ne semble pas taraudé par les doutes sur son départ, l’on  assiste à une sorte de jeu de massacre comme il s’en fait dans les fêtes foraines ou dans la pièce de théâtre du même nom d’Eugène Ionesco, dont la partie apparente est paradoxalement la question à mille dinars de savoir qui va « ramasser » le poste.

L’appétit venant en mangeant, voilà que l’on se bouscule au portillon, de la Kasbah, bien sûr, mais, et pas subsidiairement celui des autres ministères. Il y a ceux qui sont saisis de la fièvre de rempiler, et ceux qui brûlent de s’offrir un maroquin. Sans s’en cacher, du reste.  C’est à comprendre que le gouvernement d’union nationale est réduit à un jeu de chaises musicales où les postes sont attribués au détriment de l’essentiel ainsi logé ailleurs que dans les programmes et les mécanismes qu’il va falloir impérativement mettre en place pour mettre fin, et pour toujours, à la délétère situation dans laquelle s’enfonce le pays sur pratiquement tous les plans.

Un constat des plus unanimes, mais nul n’a de recette lucide et opérante pour s’en sortir. Même le « document de Carthage » n’a pas vocation à servir de plateforme pouvant mener le pays à bon port ou même dans le voisinage, étant un ramassis de professions de foi, de généralités, voire de banalités débitées pour contenter dans le monde dans un consensus dont on voit mal la suite pratique. « Je n’entends pas par mon initiative que soit formé ni un gouvernement de syndicat, ni un gouvernement de patronat, mais un gouvernement de Tunisiens », a affirmé Béji Caïd Essebsi mercredi, lors de sa rencontre avec la presse. On ne peut pas y voir autre chose qu’un vœu pieu alors que le gouvernement projeté doit nécessairement ressortir à la logique des quotas pour que son chef puisse obtenir la confiance du Parlement. Il n’en demeure pas moins que BCE a convenu que cette logique « a été imposée à Essid qui n’avait pas d’autre choix », tout en reconnaissant que nous « sommes dans une démocratie puérile ». Le mot est lâché !

Ennahdha dément sans convaincre !

Quel serait alors le profil de l’oiseau rare qui dirigera le prochain gouvernement ? Le président de la République en veut un qui soit « audacieux pour prendre les décisions qu’il faut », ajoutant que celui-ci « ne sera pas nécessairement issu des rangs de Nidaâ Tounès, mais aura probablement des affinités avec le parti ». En existerait-il sur le marché ? Autre lancinante interrogation qui renseigne sur l’inanité d’un processus d’autant plus enchevêtré que le mouvement d’Ennahdha, du moins certains de ses dirigeants les plus en vue revendiquent le poste, non en termes voilés, mais assez explicitement pour signifier que telle est l’idée ambiante au sein du parti. Peut-on y voir des ballons d’essai lancés pour tester les réactions de l’opinion publique et de l’establishment politique à l’idée d’un chef du gouvernement nahdhaoui ? En tout cas, le mouvement, certainement à l’instigation de son tout-puissant leader Rached Ghannouchi, a été très prompt à se fendre d’un communiqué « foudroyant » où il affirme que les déclarations et les positions de ses deux dirigeants, en l’occurrence Zied Laadhari, frais émoulu secrétaire général, et Karim Harouni, président du conseil de la Choura, « ne l’engagent en rien ». Il rappelle au demeurant que « les négociations sur le gouvernement d’union nationale n’ont pas encore commencé «  et que « aucun nom ne lui a été officiellement proposé pour la présidence du gouvernement », sans omettre d’affirmer que « Ennahdha est déterminé à s’inscrire sérieusement dans ces négociations à l’enseigne de  l’intérêt supérieur du pays, de la stabilité et de l’efficacité des institutions de l’Etat ».

C’est faire montre d’ingénuité que de penser que ces deux dirigeants majeurs se sont exprimés de leur propre chef et sans l’aval du patriarche Ghannouchi sur une question aussi sensible que celle du gouvernement d’union nationale. A quel jeu se livrerait alors le chef suprême du mouvement ? Irait-il de l’avant dans le marché tenu à ce jour secret qu’il a passé à Paris avec Béji Caïd Essebsi ? S’emploierait-il à tirer en coulisses les ficelles du jeu en attendant que les choses s’éclaircissent ? Mystère et boule de gomme !

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