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Chaque année, l’AFD identifie et valorise les entrepreneurs de la révolution numérique en Afrique. Cette édition « l’innovation pour les femmes en Afrique » est dédiée à la promotion de l’égalité femmes-hommes sur le continent africain. Le concours s’adresse aux start-ups du continent africain ainsi qu’aux porteurs de projet issus du monde entier, qui proposent des solutions innovantes agissant en faveur de l’inclusion des femmes en Afrique.

Les startups d’Afrique et du monde entier ont jusqu’au 12 novembre 2018 pour déposer leur candidature en ligne sur http://afddigitalchallenge.afd.fr .
Qui peut participer ?
Tout projet entrepreneurial innovant :

justifiant d’une structure juridique existante et d’une activité avérée sur le continent africain
porté par des femmes et/ou des hommes, et dont l’impact vise précisément l’inclusion des femmes et la réduction des inégalités de genre
utilisant les technologies numériques pour amplifier son impact

Quel est l’objectif de l’appel ?
Valoriser les projets entrepreneuriaux portés par des femmes et/ou des hommes, répondant à un enjeu d’inclusion des femmes et de réduction des inégalités de genre — au sens économique, social, culturel ou encore politique, et utilisant le numérique comme levier de développement.
Quelles sont les récompenses ?
DIGITAL AFRICA INITIATIVE – 15 000€
Récompense deux entreprises en phase d’amorçage, remarquables par leur capacité d’innovation.

DIGITAL AFRICA REUSSITE – 50 000€
Récompense deux entreprises en phase de croissance, remarquables par leur capacité à se développer et à essaimer.

​DIGITAL AFRICA PRIX SPÉCIAL – 20 000€
Récompense une entreprise se distinguant par l’originalité de son approche dans une perspective d’inclusion des femmes.

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La Banque mondiale a annoncé, ce mercredi 13 septembre 2017, un nouveau projet de 60 millions de dollars pour s’atteler au défi de l’emploi en Tunisie et soutenir les efforts du gouvernement visant à déployer des programmes pour l’emploi mieux ciblés et à offrir des débouchés de qualité. Conçu pour la jeunesse défavorisée, le Projet pour l’inclusion économique des jeunes en Tunisie, ou Moubadiroun (« initiateurs »), investira en parallèle dans les entreprises et l’activité des entrepreneurs pour promouvoir la croissance et la création d’emplois.

Le gouvernement tunisien s’est engagé dans une nouvelle approche intégrée et inclusive du renforcement des opportunités économiques, afin de s’affranchir des programmes pour l’emploi trop souvent mal ciblés et de proposer des services sur mesure, conçus pour lever les obstacles sociaux et économiques spécifiques empêchant les jeunes hommes et femmes d’accéder à des emplois de qualité. Dans le même temps, cette initiative cherche à multiplier les débouchés en soutenant les moteurs de la création d’emplois, à savoir les entreprises et les entrepreneurs. Le projet annoncé aujourd’hui financera cette double approche, en ciblant les jeunes hommes et femmes défavorisés âgés de 18 à 35 ans vivant dans le Centre-Ouest, le Nord-Ouest, le Sud, le gouvernorat de Sfax et le gouvernorat marginalisé de la Manouba, dans le Grand-Tunis.

« Ce projet fournit une possibilité sans précédent de faire le lien entre les volets offre et demande des stratégies pour l’emploi, indique Tony Verheijen,responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie. En plus de proposer des services ciblés aux jeunes les plus découragés et défavorisés, nous devons veiller à ce qu’ils aient accès à des débouchés, en mettant en place un environnement et des incitations permettant aux entreprises et aux entrepreneurs de prospérer et, partant, de créer des emplois. »

Le projet organisera des services de soutien sur mesure face aux obstacles qui empêchent les jeunes d’accéder à des emplois ou d’aller vers des postes de meilleure qualité. Il proposera également aux micro-entrepreneurs en puissance toute une palette de services pour développer et financer leur activité. Soucieux de favoriser la participation des jeunes femmes, le projet adoptera plusieurs stratégies conçues pour lever les entraves spécifiques à leur activité économique : parallèlement à la mise à disposition de ressources pour les soulager de leurs responsabilités domestiques, comme une aide à la prise en charge des enfants et des proches âgées, le projet financera des campagnes en direction des familles, des communautés et des employeurs potentiels pour faire évoluer les mentalités et les comportements bloquant l’accès des femmes au monde du travail.

« Côté demande, le projet s’emploiera à identifier et développer des filières créatrices d’emplois, souligne Mohamed Hisham El-Shiaty, spécialiste senior du secteur privé au Groupe de la Banque mondiale et coresponsable du projet. En permettant aux entreprises locales de toucher les marchés nationaux et internationaux, le projet soutiendra le développement du secteur privé et la croissance et contribuera à la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité sur l’ensemble de la chaîne de valeur. »

Le projet s’attachera à développer ces chaînes de valeur dans les régions couvertes en apportant aux entreprises en activité et aux nouvelles entreprises des investissements et une expertise destinés à les aider à se réorienter pour s’adapter à la demande des marchés intérieurs et internationaux. Dans le même temps, il participera au démantèlement des obstacles pour accéder à ces marchés et investira dans des services collectifs afin de renforcer la compétitivité des entreprises. Des mesures d’incitation spécifiques seront mises en place pour que ces entreprises en croissance embauchent les jeunes défavorisés ciblés par le projet et concrétisent ainsi l’approche duale défendue.

« La Tunisie s’emploie à mettre en place un nouveau système, que nous nous engageons à soutenir, pour redonner de l’espoir aux jeunes, notamment les femmes et les plus défavorisés, et leur ouvrir des perspectives, explique Carine Clert, spécialiste principale de la protection sociale et du travail à la Banque mondiale et coresponsable du projet. Tout aussi important, le projet permettra aux décideurs et aux opérateurs sur le terrain de renforcer leurs capacités, afin de promouvoir l’innovation et la concertation entre les différents organismes publics pour une mise en œuvre des politiques plus efficace. »

Enfin, dans un souci de transparence et de bonne gouvernance, les bénéficiaires du projet pourront faire remonter des informations sur la performance des prestataires de service, à travers des fiches d’évaluation. Le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi supervisera le projet, avec le soutien du comité stratégique national de pilotage, où siégeront de hauts responsables des principaux ministères sociaux et productifs (industrie, affaires sociales, jeunes, femme et famille). Des comités régionaux, conçus comme des plate-formes public-privé rassemblant des responsables locaux, le secteur privé et des organisations de la société civile, seront constitués à l’échelle des gouvernorats pour veiller à la mise en œuvre du projet.

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