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Indorama

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Le secteur des phosphates peine à sortir de la crise. Après avoir enregistré des bénéfices de prés de 3000 millions de dinars

Le géant indonésien Indorama (créé en Indonésie mais domicilié à Singapour) va miser très gros sur le phosphate algérien. En effet il a conclu trois accords d’investissements avec les entreprises publiques algériennes Asmidal (engrais) et Manal (mines) pour l’exploitation et la transformation de cette matière première, d’après un communiqué du ministère algérien des Mines et de l’Industrie, repris par l’agence de presse officielle APS. Montant de l’opération : 4,5 milliards de dollars. Le conglomérat indonésien, qui opère déjà au Sénégal (il est l’actionnaire majoritaire des Industries chimiques du Sénégal, le principal producteur de phosphates du pays) et au Nigeria, va donc prendre de l’envergure sur le continent.

Les accords stipulent que trois co-entreprises entre Indorama (détiendra 49% des parts) et ses partenaires algériens (51%) verront le jour. « À travers ces investissements, il s’agira d’assurer la transformation de cinq millions de tonnes de phosphates marchands en engrais phosphatés et la production d’un million de tonnes d’ammoniac et de 800 000 tonnes de calcium ammonium nitrate », a indiqué l’APS, reprenant les propos d’Abdessalem Bouchouareb, ministre algérien de l’Industrie et des Mines.

Des projets avec un gros potentiel

Le contrat va déboucher sur la création d’une société minière entre Indorama et le groupe public Manal, pour l’exploitation du gisement de phosphates de Bled El Habda, dans la wilaya (région) de Skikda, au nord-est de l’Algérie. La construction de la mine va débuter cette année pour un lancement de la production en 2019. On en attend une production de 6 millions de tonnes de phosphate marchand par an.

L’accord scellé avec Indorama prévoit aussi la mise en place, avec le groupe industriel algérien Asmidal, d’une société qui opérera dans la transformation de phosphates en acide phosphorique et en phosphate de diammonium – utilisés comme engrais. La production, qui va être répartie sur deux sites industriels dans le nord du pays, va démarrer en 2017. Les autorités algériennes tablent sur un chiffre d’affaires provisionnel évalué à 1,7 milliard d’euros.

Troisième chantier : Indorama, Asmidal et l’Office national des explosifs (Onex) vont monter un projet de transformation de gaz naturel en engrais. La production sera lancée en 2017. Les partenaires escomptent un chiffre d’affaires de 600 millions de dollars par an.

Les hydrocarbures en panne, il faut d’autres filons

L’Algérie, qui jusque-là se reposait sur ses exportations, a dû faire mouvement vers la diversification de son économie. Cela passe aussi par l’exploitation des autres ressources de son sous-sol, auxquelles peu de monde s’intéressait auparavant. En 2013, le pays a engrangé un maigre 304 millions de dollars en exportant son ammoniac et à peine 97 millions de dollars pour la roche phosphatée, alors qu’il affichait 30,4 milliards de dollars pour le pétrole, 25,7 milliards de dollars pour le gaz et 8,8 milliards de dollars pour les produits de raffinage, d’après le rapport spécialisé U.S. Geological Survey Minerals Yearbook 2013.

Le gouvernement algérien ne va pas s’arrêter à si bon chemin, à part Indorama, un “contrat d’investissement d’un montant de 500 millions de dollars devrait également être signé prochainement dans le domaine minier avec un partenaire français », mais motus pour le moment sur l’identité de ce gros investisseur.

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