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Malgré un environnement économique difficile, malgré les dangers terroristes qui enflent, avec des attentats dans des capitales africaines (Bamako, au Mali, Ouagadougou, au Burkina Faso…) l’hôtellerie a encore la côte auprès de ceux qui investissent sur le continent. D’après une étude menée par l’institut STR Global, deux grandes villes sortent du lot : Le Caire, en Égypte et Le Cap, en Afrique du Sud. Ces deux mégalopoles frappent par le dynamisme du flux des investissements en direction du secteur hôtelier durant les cinq dernières années.

L’Égypte renoue avec la croissance

Au Caire les manifestants battent souvent le pavé, pour protester contre les orientations du président Abdel Fattah al-Sissi, mais il y a l’envers du décor : Un taux de croissance annuel composé (TCAC) pour les recettes par chambre disponible (RecPCD) qui reprend des couleurs ; il est même monté jusqu’à plus de 14,9 % pour la période 2011-2015. Au premier trimestre 2016, on a enregistré une hausse de 14,1 % des chambres disponibles (ou RecPCD), en comparaison avec la même période en 2015. Cette dynamique positive s’est maintenue jusqu’à cette année. « La demande au Caire a significativement varié depuis le Printemps arabe de 2011 et le changement de régime en 2013 », a dit le directeur du développement des affaires de STR, Thomas Emanuel. Il a ajouté que le taux de remplissage a amorcé son redressement et que les projets de développement hôtelier restent des valeurs sûres. Toutefois, il en faudra plus pour gommer les effets des mauvaises chiffres de l’année 2013.

L’Afrique du Sud s’est bien requinquée

La ville du Cap, en dépit de la chute de la croissance du pays, est dans un élan de hausse de la moyenne journalière des tarifs des nuitées. Le TCAC pour les RecPCD a affiché 13,6 % durant ces cinq dernières années, mais le secteur a longtemps souffert du surplus d’infrastructures hôtelières créées pour la Coupe du monde 2010 et qui n’ont pas rencontré une demande proportionnelle après l’événement. Les choses se sont un peu tassées depuis.

Johannesburg, qui a connu la même mésaventure, tire aussi son épingle du jeu, avec une évolution de son TCAC des RePCD de 7,9 %. Le secteur a été dopé par une monnaie faible – le rand sud-africain -, l’offre est devenue très intéressante pour les touristes internationaux. Durant le premier trimestre 2016, les RePCD du Cap ont affiché une hausse de 18,9 %, Johannesburg a suivi la même tendance, +18 % cette année. De l’avis des spécialistes, les fondamentaux des deux marchés sont plus costauds qu’au premier trimestre 2015.

Le Maroc subit les contrecoups des problèmes de la France

STR explique la mauvaise passe de Casablanca, au Maroc, par les problèmes économiques de la France. Le secteur  dépend en grande partie de la demande des entreprises françaises. Le taux d’occupation fait toujours grise mine, mais est en bien meilleure posture que ces dernières années. « Ce marché est significativement plus stable que bien d’autres marchés en Afrique. Mais le rétablissement dépendra de divers facteurs économiques et de la stabilité géopolitique », a déclaré M. Emanuel. Au premier trimestre 2016, le marché a été secoué par une montée des RePCD de 4,5 %, ce qui démontre qu’il y a eu un sérieux coup d’accélérateur cette année.

La Tanzanie se relève, doucement

Embellie également sur le marché hôtelier de Dar es-Salaam, en Tanzanie, où on a noté des indicateurs au vert ces dernières années. Dans le rapport du STR, il est écrit que la Tanzanie est un pays sur lequel on peut miser, notamment depuis les bons chiffres de 2015. Le document signale néanmoins une baisse des RePCD de 3,1 % amorcée cette année, en comparaison avec le premier trimestre 2015. En dépit d’une progression de 13% du taux journalier moyen (TJM) au premier trimestre, l’occupation a chuté de 14,3 % par rapport au premier trimestre 2015.

Le Kenya et le Nigeria font grise mine

Les villes de Nairobi, au Kenya et de Lagos, au Nigeria, paient le prix de la dégradation de leur climat sécuritaire, notamment avec les attaques terroristes des Shebab et de Boko Haram. Durant ces cinq dernières années, les RePCD ont chuté de 5,3 % à Nairobi et de 8,9 % à Lagos. Nairobi a enregistré en 2016 un recul des RePCD de 3,5 % au premier trimestre 2016 en comparaison avec celui de 2015, notamment à cause d’une baisse du taux d’occupation de 10,1 %. Lagos a moins souffert durant le premier trimestre 2016, avec une chute du taux d’occupation qui équilibre la hausse du TJM.

Globalement, l’offre du marché de l’hôtellerie en Afrique est dans une dynamique de croissance forte, avec en avril 2016 une augmentation de 26,7 % des chambres sous contrat, par rapport à avril 2015, et une progression de 39,6% des chambres en construction à la même période. Pas de soute, le secteur résiste plutôt bien à la crise !

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