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‘université Montplaisir Tunis a organisé, le mercredi 8 mars 2017, en partenariat avec la bourse de Tunis, une conférence de presse sous le thème “La culture boursière et son impact sur le développement du marché financier”, et ce à l’occasion de l’inauguration de la salle de marché destinée à ses étudiants, notamment du master Ingénierie, actuariat et finance. L’objectif est de permettre aux étudiants de ladite université d’allier la pratique à la théorie et d’exécuter les métiers de la bourse sur place, où ils seront formés et peuvent eux-mêmes lancer les ordres de vente et d’achat sur le marché boursier en temps réel. La mise en place d’une salle de marché au sein de l’université est aussi une première en Tunisie et constitue également une source de revenus pour les étudiants qui peuvent dégager des bénéfices sur les transactions financières.

Le directeur général de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun, a indiqué, dans une déclaration à la presse, en marge de cette rencontre, que la contribution de la bourse dans l’économie nationale demeure très faible, voire insignifiante vu qu’elle n’a pas encore dépasse les 10%, comparée à l’Europe et ses 40% ou les États-Unis, 60%.
Il a expliqué cela par le faible niveau de l’épargne nationale qui ne dépasse pas actuellement 11% du PIB, contre 22% en 2010. Ajoutons à cela la difficulté de la bourse à attirer de nouvelles sociétés et de grandes entreprises représentant les différents secteurs d’activités et l’absence de plusieurs secteurs de la cote de la bourse, notamment l’énergie, le transport, les télécommunications, le tourisme, l’agriculture. L’absence de culture chez les entrepreneurs, les investisseurs et les particuliers explique aussi, selon lui, la baisse de la contribution de la bourse dans l’économie du pays, et ce malgré son rôle déterminant dans le développement du marché financier.

Bilel Sahnoun a toutefois indiqué que pour instaurer une culture boursière, il faut avant tout mettre en place les mécanismes et les législations adéquates, et ce dans l’objectif de garantir une meilleure contribution des grands secteurs dans l’indice boursier et par la suite dans le PIB du pays.

De son côté, Ahmed El Karam, directeur général d’Amen Bank, a souligné la nécessite de garantir une harmonie, voire une complémentarité entre les banques et la bourse dans le financement de l’économie. Du coup, la bourse permettra aux PME d’accéder à l’auto-financement et augmenter par conséquent leurs fonds propres.
Le DG d’Amen Bank a toutefois indiqué que cette complémentarité doit être basée sur 4 piliers fondamentaux, à savoir la bonne gouvernance, la transparence, la crédibilité et l’efficacité. “La crédibilité est une composante fondamentale qui se gagne progressivement, sinon on ne pourrait pas être accrédités auprès de nos partenaires étrangers”, a-t-il assuré.
En outre, il s’est réjoui du lancement de cette salle de marché à l’université de Tunis, une initiative qui permettra aux étudiants d’exercer les métiers de la bourse sur place.

Quant à lui, l’ancien ministre des Finances Jalloul Ayed a affirmé que le lancement d’une salle de marché est une bonne décision, soulignant qu’une telle initiative a été lancée au Maroc depuis longtemps et a contribué un an après à hauteur de 30% des revenus de la Banque marocaine du  commerce extérieur (BMCE). “Il ne faut jamais dire qu’on n’est pas prêt. il faut foncer”, a indiqué Ayed, soulignant toutefois que la bourse n’est qu’une petite partie du marché financier.

Un marché financier équilibré doit, selon lu, répondre aux besoins de toutes les entreprises (micro-entreprises, moyenne et grandes). “L’une des choses qu’on avait faites lorsqu’on était au pouvoir est la mise en place d’un cadre capital pour encourager les créateurs des fonds d’investissement et c’était par là que le fonds des dépôts et des consignations avait émergé”, a-t-il dit.

Jalloul Ayed a par ailleurs critiqué l’absence d’investisseurs institutionnels à la bourse de Tunis, “il n’ y a que les particuliers”, a-t-il assuré, avant d’ajouter : ” Notre bourse est mignonne mais petite, il y a encore du chemin à faire. il faut valoriser la bourse avec de gros investisseurs, des gestionnaires de fonds, des compagnies d’assurances et des investisseurs institutionnels”, a-t-il ajouté.

Concernant la culture boursière, Jalloul Ayed a appelé à instaurer en premier lieu cette culture chez les investisseurs institutionnels, les hauts cadres et le gouvernement avant même les particuliers, et c’est là où il faut vraiment faire un effort, a-t-il dit.

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