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Investissements directs étrangers, Tunisie

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«Durant l'année 2012

«Durant l’année 2012, les investissements directs étrangers (IDE) ont enregistré une augmentation de 79 % pour atteindre un montant de 3079,5 millions de dinars (MD), contre 1718,3 MD en 2011, selon les données de l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA)». Cette information a été rapportée, dans un communiqué du ministère de l’Investissement et de la Coopération internationale diffusé par l’agence Tap, sous le titre «flan-flan» des IDE qui augmentent de 79%.

Cette information trompeuse est d’autant plus fallacieuse que cette évolution est due, en grande partie, aux opérations de cession des actions de l’Etat dans certains biens confisqués, précise le rapport des IDE 2012 de la FIPA. Il s’agit de l’acquisition de 13% du capital de la Banque de Tunisie (BT), d’une valeur de 218 MD, par le Crédit Mutuel Français et de 15% du capital de l’opérateur Tunisiana, d’une valeur de 636,9 MD par Qatar Telecom. Deux investissements sans aucune création supplémentaire de postes d’emploi. Globalement, ces derniers ont même baissé de 5% par rapport à 2011 et de 29 % par rapport à 2010. Il est connu, dans tout schéma de développement, comme actuellement celui de la Tunisie, qui repose, entre autres choses, sur les IDE, que le but de ces IDE est de créer un surcroît de postes d’emploi. Les 218 MDT des 13 % de la Banque de Tunisie, ont été incorporés dans le budget de l’Etat dont les ressources vont à plus de 70 % pour le fonctionnement de l’Etat et non pour la création de l’emploi. Les 636,9 MDT de Tunisiana, quant à eux, ont servi, presqu’en totalité, à payer les dettes t de Sakher El Materi auprès de banques tunisiennes et de l’ABC Bank, étrangère. A l’évidence donc, cette autre somme de milliards n’a pas servi non plus à créer de l’emploi.

Autres investissements, très peu créateurs d’emploi, ceux qu’on appelle les investissements de portefeuille. Selon le communiqué du ministère, ils sont de 83,4 MD contre 102,4 MD en 2011. Les vrais IDE sont donc de 2996,1 MD d’IDE, contre 1615,9 MD. La croissance est ainsi loin des 79 % dont s’enorgueillit le ministère de l’Investissement et de la Coopération internationale.

– Les seuls chiffres des vrais IDE.

Les investissements réalisés hors énergie et opérations de privatisation et acquisition, sont répartis à hauteur de 181,55 MD en projets de création et de 486,4 MD en projets d’extension, soit 123 projets de création et 185 projets d’extension, précise le rapport. Ces projets qui sont concentrés essentiellement dans le secteur de l’industrie manufacturière (251 projets) et plus précisément le textile/habillement (66 projets), ont permis la création de 10263 nouveaux emplois.

Parmi ces 123 projets, 107 sont implantés dans les régions côtières, notamment, Tunis (23), Sousse (19) et Monastir (17), moyennant une enveloppe de 120,4 MD permettant la création de 5338 emplois et seulement 16 sont implantés dans les régions de l’intérieur, notamment, à Zaghouan (7) et Jendouba (3), d’un coût de 61,2 MD permettant la création de 875 emplois.

L’analyse sectorielle des IDE réalisés fait ressortir une reprise de l’ensemble des secteurs par rapport à 2011, à l’exception du secteur des services qui a régressé de 36% passant de 196,7 MD, en 2011, à 124,7 MD en 2012.

Selon le même document, certains secteurs ont même dépassé le niveau de 2010, à savoir le secteur de l’agriculture qui est passé de 2,8 MD, en 2010, à 4,6 MD, en 2012, soit une hausse de 64,3% et de 100% par rapport, à 2011 (2,3 MD). Le secteur de l’énergie est le premier secteur récepteur des IDE avec 1378,1 MD, au cours de 2012, contre 1317,1 MD, en 2010, soit une hausse de 4,6% par rapport à 2010 et de 29,6% par rapport à 2011 (1063,4 MD). Les IDE réalisés, en 2012, dans le secteur du tourisme et de l’immobilier, ont atteint 77 MD, contre 22,9 MD, en 2011, soit une hausse de 236,2%.

Les investissements dans le secteur industriel ont augmenté de 60,8% pour atteindre une valeur de 531,6 MD, en 2012, contre 330,6 MD, en 2011.

– Le Qatar «ami» est le moins créateur d’emplois et l’Italie en a créée le plus.

Les évolutions des IDE au niveau des secteurs par rapport à 2010 et 2011 ne sont pas proportionnelles à l’évolution globale de l’IDE. Ceci est dû aux opérations de privatisation (20,7% du total des IDE) qui ont fait augmenter le montant global des IDE, précise la FIPA.

Selon le classement par pays d’origine des IDE, le Qatar vient en tête avec un montant de 784,2 MD, dont 636,9 MD pour l’acquisition de 15% du capital de Tunisiana et 70 MD pour l’achat d’un hôtel à Tabarka, talonné par la France avec un montant de 388,31MD (dont 218 MD pour l’acquisition de 13% du capital de la BT), puis l’Italie avec 133,96 MD et l’Allemagne avec 102 MD. Les investissements qataris n’ont pas permis la création d’emplois, puisqu’il s’agit de projets d’extensions et d’acquisitions, souligne le rapport de la FIPA. Par contre, le classement des pays, selon le potentiel de création d’emplois, place l’Italie au 1er rang (3342 emplois), suivi de la France (3006 emplois), l’Allemagne (1191 emplois) et la Belgique avec 505 emplois.

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«Durant l'année 2012

«Durant l’année 2012, les investissements directs étrangers (IDE) ont enregistré une augmentation de 79 % pour atteindre un montant de 3079,5 millions de dinars (MD), contre 1718,3 MD en 2011, selon les données de l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA)». Cette information a été rapportée, dans un communiqué du ministère de l’Investissement et de la Coopération internationale diffusé par l’agence Tap, sous le titre «flan-flan» des IDE qui augmentent de 79%.

Cette information trompeuse est d’autant plus fallacieuse que cette évolution est due, en grande partie, aux opérations de cession des actions de l’Etat dans certains biens confisqués, précise le rapport des IDE 2012 de la FIPA. Il s’agit de l’acquisition de 13% du capital de la Banque de Tunisie (BT), d’une valeur de 218 MD, par le Crédit Mutuel Français et de 15% du capital de l’opérateur Tunisiana, d’une valeur de 636,9 MD par Qatar Telecom. Deux investissements sans aucune création supplémentaire de postes d’emploi. Globalement, ces derniers ont même baissé de 5% par rapport à 2011 et de 29 % par rapport à 2010. Il est connu, dans tout schéma de développement, comme actuellement celui de la Tunisie, qui repose, entre autres choses, sur les IDE, que le but de ces IDE est de créer un surcroît de postes d’emploi. Les 218 MDT des 13 % de la Banque de Tunisie, ont été incorporés dans le budget de l’Etat dont les ressources vont à plus de 70 % pour le fonctionnement de l’Etat et non pour la création de l’emploi. Les 636,9 MDT de Tunisiana, quant à eux, ont servi, presqu’en totalité, à payer les dettes t de Sakher El Materi auprès de banques tunisiennes et de l’ABC Bank, étrangère. A l’évidence donc, cette autre somme de milliards n’a pas servi non plus à créer de l’emploi.

Autres investissements, très peu créateurs d’emploi, ceux qu’on appelle les investissements de portefeuille. Selon le communiqué du ministère, ils sont de 83,4 MD contre 102,4 MD en 2011. Les vrais IDE sont donc de 2996,1 MD d’IDE, contre 1615,9 MD. La croissance est ainsi loin des 79 % dont s’enorgueillit le ministère de l’Investissement et de la Coopération internationale.

– Les seuls chiffres des vrais IDE.

Les investissements réalisés hors énergie et opérations de privatisation et acquisition, sont répartis à hauteur de 181,55 MD en projets de création et de 486,4 MD en projets d’extension, soit 123 projets de création et 185 projets d’extension, précise le rapport. Ces projets qui sont concentrés essentiellement dans le secteur de l’industrie manufacturière (251 projets) et plus précisément le textile/habillement (66 projets), ont permis la création de 10263 nouveaux emplois.

Parmi ces 123 projets, 107 sont implantés dans les régions côtières, notamment, Tunis (23), Sousse (19) et Monastir (17), moyennant une enveloppe de 120,4 MD permettant la création de 5338 emplois et seulement 16 sont implantés dans les régions de l’intérieur, notamment, à Zaghouan (7) et Jendouba (3), d’un coût de 61,2 MD permettant la création de 875 emplois.

L’analyse sectorielle des IDE réalisés fait ressortir une reprise de l’ensemble des secteurs par rapport à 2011, à l’exception du secteur des services qui a régressé de 36% passant de 196,7 MD, en 2011, à 124,7 MD en 2012.

Selon le même document, certains secteurs ont même dépassé le niveau de 2010, à savoir le secteur de l’agriculture qui est passé de 2,8 MD, en 2010, à 4,6 MD, en 2012, soit une hausse de 64,3% et de 100% par rapport, à 2011 (2,3 MD). Le secteur de l’énergie est le premier secteur récepteur des IDE avec 1378,1 MD, au cours de 2012, contre 1317,1 MD, en 2010, soit une hausse de 4,6% par rapport à 2010 et de 29,6% par rapport à 2011 (1063,4 MD). Les IDE réalisés, en 2012, dans le secteur du tourisme et de l’immobilier, ont atteint 77 MD, contre 22,9 MD, en 2011, soit une hausse de 236,2%.

Les investissements dans le secteur industriel ont augmenté de 60,8% pour atteindre une valeur de 531,6 MD, en 2012, contre 330,6 MD, en 2011.

– Le Qatar «ami» est le moins créateur d’emplois et l’Italie en a créée le plus.

Les évolutions des IDE au niveau des secteurs par rapport à 2010 et 2011 ne sont pas proportionnelles à l’évolution globale de l’IDE. Ceci est dû aux opérations de privatisation (20,7% du total des IDE) qui ont fait augmenter le montant global des IDE, précise la FIPA.

Selon le classement par pays d’origine des IDE, le Qatar vient en tête avec un montant de 784,2 MD, dont 636,9 MD pour l’acquisition de 15% du capital de Tunisiana et 70 MD pour l’achat d’un hôtel à Tabarka, talonné par la France avec un montant de 388,31MD (dont 218 MD pour l’acquisition de 13% du capital de la BT), puis l’Italie avec 133,96 MD et l’Allemagne avec 102 MD. Les investissements qataris n’ont pas permis la création d’emplois, puisqu’il s’agit de projets d’extensions et d’acquisitions, souligne le rapport de la FIPA. Par contre, le classement des pays, selon le potentiel de création d’emplois, place l’Italie au 1er rang (3342 emplois), suivi de la France (3006 emplois), l’Allemagne (1191 emplois) et la Belgique avec 505 emplois.

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Du temps de Ben Ali

Du temps de Ben Ali, il était interdit de dire que le verre est à moitié vide. Presse comme responsables de tous genres, se devaient de toujours dire que le verre était à moitié plein. Cela avait fini par devenir un style de gouvernance, amenant à ne dire à la population qu’une partie de la vérité et à lui cacher et aux autres ce qui n’allait pas dans le pays, autant sur le volet politique qu’économique. Cela s’était terminé par la fabrication des chiffres à présenter au Chef, ou plutôt au conditionnement des chiffres officiels aux projets et aux agendas politiques.

Cela semble se poursuivre. En politiquement corrects, les responsables économiques tunisiens préfèrent dire que les investissements étrangers ont augmenté de 27,2 %. Cela est certes valable pour les 10 premiers mois de 2012, comparés à la même période de 2011. Celle-ci ayant été une année économique difficile, on se rendra compte que les investissements directs étrangers (IDE) s’inscrivent à la baisse, au fil des 10 mois , de 1,4 %.

 

Et si l’on y ajoute les investissements portefeuille, certes volatiles comme le diront certains, mais aussi et surtout, signe de grande confiance dans la conjoncture et dans les perspectives du pays, ceux-ci ont baissé de 67,7 %, entre octobre 2010 et octobre 2012.Au total, on se rend compte que les investissements étrangers s’inscrivaient, en cette fin d’année 2012, en baisse de 9 %. La baisse est significative dans l’industrie où les IDE ont enregistré une baisse de 6,6 %. Encore plus significative, la baisse de 8,9 % des IDE dans l’immobilier, secteur de prédilection pour les investisseurs des pays du Golfe. La baisse aurait été plus grande, n’eût été le rachat d’un hôtel du groupe de Feu Aziz Miled par un groupe Khaliji, pour 70 MDT.

 

Le même raisonnement est, depuis l’avènement du gouvernement Jbali, aux chiffres du commerce extérieur. On préférera dire que les exportations ont augmenté de 3,9 % et ne pas se poser la question de savoir pourquoi ce sont les entreprises offshore (13471,8 MDT) qui exportent le double des exportateurs du régime général (8.293,4 MDT) et qui importent presque le un tiers de ces derniers (22.715,5 MDT pour le régime général, contre seulement 8.939,2 MDT pour le régime offshore) et pourquoi enfin le taux de couverture des offshore, malgré une baisse de 2,3 % de leurs exportations, enregistrent un taux de couverture de 150,7 % alors que les opérateurs du régime général n’ont qu’un taux de couverture de 36,5 % ?

Derrière tout cela, il y a certainement un mal d’exportation, un climat général dans le pays qui n’encourage plus l’investissement et l’exportation. Un climat aussi où les trafics de tous genres explosent, sans que des mesures sérieuses soient prises. Dans la Tunisie de la Révolution, on continue d’essayer de « voiler le soleil par un tamis » et on continue de s’occuper plus de politique que d’économie et on continue de s’occuper à régler de vieux comptes sans trop chercher à préserver les vrais acquis de la révolution qui sont essentiellement économiques, mais aussi de communication pour que les voix puissent s’élever et bien lire les chiffres.

Khaled Boumiza.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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