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Le journal américain “Capital Gazette“, à Annapolis, dans l’Etat du Maryland, a de la ressource. En effet après l’attaque meurtrière qu’il a subie jeudi 28 juin 2018, laquelle a fait 5 décès, les journalistes se sont remis au boulot, dans leurs bagnoles, sur un parking, pour sortir l’édition de ce vendredi. Elle a tout de même une particularité : La page réservée aux éditoriaux est vide, en hommage aux victimes, rapporte l’AFP. “Nous n’avons pas les mots“, lit-on en lieu et place de l’éditorial.

A noter que c’est un individu de 38 ans qui a commis ce carnage dans la salle de rédaction du journal avec lequel il avait, dit-on, un contentieux judiciaire
Demain, cette page reviendra à son but originel, qui est de proposer à nos lecteurs des opinions informées“, a écrit le journal, sous les noms des 5 victimes, quatre journalistes et une employée du marketing.
Gerald Fischman, 61 ans, en charge des éditoriaux, fait partie des morts.

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Dans un article intitulé «L’UE inscrit la Tunisie sur sa «liste noire» des pays exposés au financement du terrorisme», paru jeudi 8 février 2018 dans le journal français Le Monde, l’auteur est revenu sur les coulisses de cette affaire qui a conduit la Tunisie dans le groupe des pays exposés au financement du terrorisme. Il s’est aussi arrêté sur les raisons du rejet par le Parlement européen d’une motion demandant le retrait de la Tunisie de cette liste de l’opprobre…

Mais il n’a pas pu s’empêcher au passage de se payer, gentiment, la tête de la Tunisie en révélant que «les petits cadeaux (dattes et huile d’olive) envoyés à des élus n’ont pas suffi à renverser la vapeur». Aux états d’âme et tourments des dirigeants, et citoyens, tunisiens il faudra ajouter ce coup de patte depuis la France, premier partenaire et grand “ami” de la Tunisie…

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Le journal Le monde a publié dans son édition papier du Mardi 19 décembre 2017  l’interview qui lui a été accordée par le Président de la République, Béji Caid Essebsi, lors de sa visite à Paris du 11 au 13 décembre 2017.
Dans cette interview, le chef de l’Etat a surtout défendu les avancées de la révolution tunisienne, six ans après la chute de Ben Ali.

Sur la question portant sur le retour au gouvernement, récemment, d’anciens collaborateurs de Ben Ali, le président de la République a déclaré que chaque Tunisien a le droit de participer à la vie de son pays, s’il n’a pas été l’objet d’une condamnation.
Et ceux qui ont travaillé avec Bourguiba , on va les exclure ? Quand Ben Ali était au pouvoir, 2 millions de Tunisiens travaillaient avec lui . On ne va pas les exclure, chaque Tunisien a le droit de participer à la vie politique de son pays. ce n’est pas un crime d’avoir travaillé avec Ben Ali, sinon on leur enlève la nationalité. Et ça personne d’autre que la justice ne peut le faire“, a-t-il dit.

En réponse à une question sur le lancement au même moment de “la chasse à la corruption” menée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et la loi amnistiant la corruption administrative, le chef de l’Etat a souligné que cette loi est une initiative présidentielle et ne vise que les fonctionnaires compétents ayant exécuté des instructions directes et irréfragable de l’Etat de l’époque. “On n’a pas amnistié des gens qui ont détourné de l’argent de l’Etat “, a-t-il lancé.

Evoquant la constitution tunisienne et le régime politique actuel, il a rappelé que les systèmes hybrides (mi-présidentiel, mi-parlementaire) ne fonctionnent jamais très bien.
Et d’ajouter en substance : “je suis responsable du respect de la constitution. Nous devons continuer à l’appliquer et je n’ai pas l’intention d’entamer un processus de révision sauf si d’autres s’y attellent“.
Personnellement je suis pour un système présidentiel bien contrôlé pour éviter la dérive présidentielle que nous avons connue sous Ben Ali et Bourguiba“, a-t-il encore relevé.

Questionné sur son évaluation du travail de l’instance vérité et Dignité (IVD) , Caïd Essebsi a estimé que cette instance n’a pas de quoi être fière de son rendement, du moment qu’elle n’a pas rempli son rôle de justice transitionnelle.
Par ailleurs, interrogé sur la possibilité de se présenter à la présidentielle de 2019, Béji Caid Essebsi a répondu : “Quand je me suis présenté en 2014, j’avais 88 ans, et à la fin de mon mandat, j’en aurai 93. Je suis quelqu’un de sérieux. Mes obligations vont jusqu’en 2019, et l’avenir est à Dieu“.

Questionné sur le début d’une “dérive dynastique” au sein du parti Nidaa Tounes, en allusion à la direction du parti détenue par son fils, le président de la République a affirmé que son fils n’a pas hérité du parti mais a plutôt été désigné par un congrès à Sousse.
Si les responsables de Nidaa Tounes ne sont pas contents de lui, ils n’ont qu’à le renvoyer“, a-t-il martelé.

Revenant sur la question du report des élections municipales, le président de la République a souligné qu’il était favorable à la tenue de ces élections le plus rapidement possible. “Si elles n’ont pas pu se tenir le 17 décembre, c’est parce que l’instance électorale n’était pas au complet. Maintenant, certains partis réclament un report. Pour moi, il ne faut pas que cela dépasse le mois d’avril. Je vais m’y employer“, a-t-il clarifié.

A la question de savoir si les nahdhaouis allaient accepter les réformes en faveur de l’égalité femmes-hommes, Caid Essebsi a indiqué que le ministère de la Justice a retiré la circulaire de 1973 qui obligeait les hommes non musulmans à se convertir à l’islam avant le mariage.
Au sujet de l’égalité d’héritage, j’ai créé une commission qui va préparer les textes appropriés” a-t-il précisé.
Pour le moment, Ennahda n’a rien dit, mais je ne pense pas qu’ils y verront un inconvénient majeur. La Constitution de 2014 pose les bases d’un Etat civil, pas religieux”, a-t-il conclu.

A propos des manifestations qui ont eu lieu récemment au Kef et Tataouine et d’une éventuelle deuxième révolution sociale en Tunisie, Caid Essebsi n’a pas nié que le taux chômage demeure important (628 000 personnes dont 250 000 diplômés du supérieur) et que des régions de l’intérieur du pays restent marginalisées.
Tous les ingrédients d’un malaise social sont réunis. Ces mouvements sont naturels. La révolution à réalisé la liberté d’expression. Mais la dignité, c’est aussi le travail“, a-t-il affirmé.

S’agissant du problème récurent de l’émigration, il a indiqué qu’il y a eu un regain récent essentiellement du à ce qui se passe en Méditerranée et en Libye. “Chez nous, la situation est globalement maîtrisée“, précise-t-il.
Questionné sur la menace sécuritaire à la frontière commune avec la Libye, le président de la République a affirmé que la frontière est désormais sous contrôle. “Nous avons une frontière commune de 450 km, qui n’était pas très sécurisée. Aujourd’hui, il n’y a plus que des groupuscules armés “, a-t-il déclaré.

En réaction aux données de l’ONU stipulant que 5 500 Tunisiens auraient rejoint des groupes extrémistes comme l’organisation Etat islamique ou Al-Qaida, Caïd Essebsi a qualifié ces données d’exagérées.
Il y en a 2000 environ. C’est trop évidemment, mais maintenant, les choses sont maîtrisées. En cas de retours, ces personnes sont soumises à la loi. Beaucoup sont en état d’arrestation ou en résidence surveillée“, a-t-il tenu à préciser.

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Des organisations nationales ont fermement condamné, lundi, les ” délits professionnels graves ” commis par le journal “Thawra News” qui utilise la profession pour agresser des personnes, outrepasser la loi, s’ingérer dans le travail de certaines institutions de l’Etat et excercer des pressions sur ses appareils.
Dans un communiqué commun publié à l’issue d’une réunion, tenue pendant le week-end, ces organisations estiment que les ministères de la Justice, de l’Intérieur, des Finances et le pouvoir judiciaire sont ” responsables moralement et complices de tels agissements “.
Elles ont appelé le chef du gouvernement et l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à faire face à ce phénomène qui, ont-elles dit, est susceptible de compromettre le processus de transition démocratique.
” Le journal a été instrumentalisé pour former des groupes qui exercent des chantage sur des personnes physiques et des institutions “, condamnent les signataires du communiqué, précisant que ces groupes sont composés de responsables dans des institutions de l’Etat et des appareils sécuritaires et judiciaires pour s’enrichir illégalement.
Elles ont, en outre, estimé que ces agissements constituent une réelle menace pour la liberté d’expression et de la presse, précisant q’une liste est en train d’être élaborée recensant toutes les personnes impliquées.
Par ailleurs, ces organisations se disent étonnées de la non application des jugements prononcés à l’encontre du propriétaire du journal.
Les signataires du communiqué sont Néji Bghouri, président du SNJT, Taieb Zahar, président de l’Association tunisienne des directeurs de journaux, Abdessatar Ben Moussa, président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme et Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de la lutte contre la corruption.

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